Boutique Biologiquement.comTout savoir sur le Moringa Oleifera

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Tout savoir sur le Moringa Oleifera bio

I. Contexte

II. Les multiples avantages du Moringa Oleifera

III. L’information, condition sine qua non de l’assimilation

IV. Produits de transformation et problématiques liées

1. L’alimentation humaine

2. Une huile alimentaire très riche et une huile cosmétique très rentable

3. Le Moringa, une pharmacopée naturelle

4. Un engrais naturel performant : l’extrait de feuilles de Moringa

5. Un purificateur d’eau naturel

6. Le fourrage animal

I. Contexte

La plaine du Cayor, située au cœur de la zone sénégalaise extrêmement menacée de désertification, a subi récemment 6 années consécutives avec moins de 100mm de précipitations et a vu ses pluies diminuer de moitié en 50 ans.

Les causes en sont principalement le changement climatique, l’appauvrissement des sols par la monoculture intensive de l’arachide et l’érosion éolienne. (cartes 1, 2 et 3)

Les conséquences, dramatiques, sont l’exode rural et l’appauvrissement du niveau de vie des agriculteurs qui entraîne souvent une précarité des conditions sanitaires et sociales.

Ainsi, même en développant des activités parallèles en basse saison pour combler le manque à gagner de la baisse des cours céréaliers, du manque d’eau et de l’appauvrissement des sols, les cultivateurs ne parviennent pas à améliorer leur niveau de vie et a fortiori les salaires de la main d’œuvre agricole.

D’où la nécessité pour eux de perpétuer la collecte sauvage du bois combustible afin d’économiser le gaz ou le charbon de bois. Ceci a pour conséquence évidente à long terme d’accélérer la déforestation donc la désertification.

II. Les multiples avantages du Moringa Oleifera

Le Moringa Oleifera répond mieux que toute autre espèce à ces problèmes, grâce à ses multiples qualités :

– C’est un arbre à croissance très rapide qui demande très peu d’eau. Semé en début d’hivernage il ne nécessite aucun arrosage. Il peut être récolté dès la première année de culture. Son rendement est exceptionnel. Sa technique de culture est simple et traditionnelle ;

– Cette culture est directement bénéfique pour les populations qui peuvent profiter de ses vertus nutritives et médicinales :
Lors d’études de terrain en Casamance (1997, ONG Church World Services et association AGADA) le Moringa administré sous forme de poudre a permis de soigner de nombreux enfants malnutris ainsi que les mères allaitantes. (« L‘arbre de vie », pp.119-138)Au Sénégal, on le connaît traditionnellement pour soigner les problèmes de diabète et les troubles digestifs et respiratoires. On lui connaît par ailleurs des dizaines de vertus curatives à travers les médecines traditionnelles d’Afrique et d’Asie.(« L‘arbre de vie », pp.141-146)

– Ses usages sont multiples, donc un fort potentiel de commercialisation pour différentes applications. On peut consommer ses feuilles, ses fleurs, ses fruits son écorce et ses racines. Ses multiples propriétés ont été confirmées par des années de recherches et d’expérimentation dans différents pays africains, asiatiques et panaméricains. L’huile de Moringa surtout offre une plue-value remarquable grâce à son prix élevé sur les marchés européen et américain . L’organisation des cultivateurs sous forme de coopérative peut être un catalyseur du développement économique, responsabiliser et solidariser les agriculteurs.

– Les propriétés floculentes et antibactériennes de la poudre de graines de Moringa peuvent en outre résoudre le problème de la salubrité de l’eau de consommation, ainsi que des problèmes d’assainissement des eaux usées.

– Les graines sont facilement collectés dans les jardins particuliers où l’on trouve souvent le Moringa, vulgairement appelé Sap-sap ou Nébédaye, dont on utilise les feuilles pour la sauce traditionnelle appelée Mboum. Il a donc le double avantage d’être connu et de produire des semences à moindre coût ;

– Très nutritifs, les feuilles, tiges et tourteaux de Moringa sont un complément protéinique très avantageux pour l’alimentation animale.

– Les cultures associées profitent du terrain cloturé, de l’ombrage et du brise-vent du Moringa ainsi que de ses apports au sol et participent à recréer l’humus et la bio-diversité.

III. L’information, condition sine qua non de l’assimilation.

La vidéo comme média de sensibilisation populaire.

Le projet PALETTE se propose réaliser et de diffuser à grande échelle un document vidéo « Moringa ! L’Arbre de vie», rassemblant de nombreux témoignages de personnes ayant utilisé le Moringa Oleifera en tant qu’aliment ou médecine traditionnelle : personnel hospitalier, particuliers sensibilisés ainsi que des acteurs d’ONG et des cultivateurs expliquant les méthodes de culture du Moringa ou l’utilisant comme fertilisant ou fongicide naturel.

Les témoignages sénégalais seront en langue wolof, pour une meilleure compréhension par les populations, les intervenants d’ONG s’exprimant toutefois en langue française. Cette diffusion pourra se faire par les radios locales et nationales lors d’émissions consacrées au Moringa, (émission sur Envi FM) et à la télévision avec la participation souhaitée de la RTS.

Toutefois, la priorité est donnée à des projections dans les écoles PALETTE» afin de sensibiliser les élèves, qui sont les acteurs de l’avenir, aux problèmes écologiques et aux solutions apportées par le Moringa Oleifera et les techniques appropriées. Après cette instruction, ils pourront ainsi planter des arbres de Moringa autour de leur école, les entretenir et les voir pousser semaine après semaine, ce qui est très rare avec des arbres.

Nous ferons des projections publique dans les localités qui les abritent afin de toucher directement les populations concernées. Nous pourrons réaliser même des projections dans des villages non électrifiés avec un convertisseur DC/AC 12V/220 V branché sur la batterie du véhicule.

Ces projections permettront d’amorcer un dialogue riche avec les élèves, les familles et les cultivateurs intéressés par le projet. Nous envisageons d’organiser des ateliers afin d’expliquer les méthodes de pépinières, de boutures et même de préparations culinaires à base de Moringa : feuilles, fleurs, gousses, graines…

Ce travail sera possible avec l’acquisition d’un matériel audiovisuel léger : 10 ordinateurs pour le centre de documentation, un ordinateur portable P4 pour les projections du documentaire, un vidéoprojecteur et écran pliable. Le travail de filmage et de montage sera réalisé bénévolement.

Cette mission de sensibilisation se déroulera en janvier-juin 2007 pourvu que nous ayons à cette date les moyens logistiques requis. En effet, nous souhaitons informer les populations avant la période d’hivernage afin que les intéressés puissent démarrer la culture du Moringa avec les premières pluies.

IV – Produits de transformation et problématiques liées

Les produits de transformation du Moringa sont multiples :

1. L’alimentation humaine :

Le Moringa Oleifera est une plante qui a un potentiel nutritionnel exceptionnel :

Equivalents poids pour poids des feuilles de Moringa fraîches :

– 7 fois plus de vitamine C que les oranges!

– 4 fois plus de vitamine A que les carottes !

– Autant de protéines que les oeufs !

– 4 fois plus de calcium que le lait!

– 3 fois plus de potassium que les bananes!

– Et 3 fois plus de fer que les épinards, des vitamines B, du Magnésium, du cuivre, des fibres, du phosphore tous les acides aminés ! …

La poudre de feuilles de Moringa a permis de soigner de nombreux enfants malnutris. (« L’arbre de vie »,p.119 Combattre la malnutrition avec le Moringa ). Consommé régulièrement, elle est un gage de bonne santé.

La feuille de Moringa est connue traditionnellement au Sénégal pour l’élaboration de la sauce « Mboum ». Toutefois, cet usage reste anecdotique et sa préparation inadaptée a la conservation des éléments nutritifs (sur-cuisson, rejet de l’eau de cuisson). Il faut donc informer les ménagères des techniques de séchage et de préparation des feuilles.

Cette poudre de feuilles est aujourd’hui bien connue des milieux hospitaliers casamançais suite à la mission de CWS-AGADA.

Les feuilles seront donc destinées au marché local où une demande existe, mais également à l’exportation sous forme de poudre ou d’infusions, d’autant que la demande de produits naturels énergétiques est en forte croissance en Europe.

Les gousses de Moringa, inconnues au Sénégal comme aliment, sont très prisées en Inde où l’on en fait même des conserves. Cette information pourra intéresser les Sénégalais désirant améliorer la variété des légumes dans leur plats.

Nous nous engageons pour la sensibilisation des populations aux avantages de la consommation « raisonnée » de Moringa. C’est l’objectif du projet « Moringa !» qui consiste en la projection itinérante d’un document vidéo de sensibilisation en milieu rural. Il sera diffusé en janvier-avril 2007 sur un axe Sud-Nord au Sénégal.

2. Une huile alimentaire très riche et une huile cosmétique très rentable

Le Moringa oleifera produit une huile de qualité supérieure comparable sur le plan alimentaire à l’huile d’olive. Elle convient très bien pour les salades et la friture.

En outre elle possède des propriétés reconnues dans l’industrie cosmétique et la parfumerie. Son cours sur le marché se situe entre 3000 et 6000 FCFA le kg.

Ce serait ainsi la principale source de revenus pour l’association. On peut donc produire de la même façon de l’huile alimentaire et de l’huile de soins cosmétiques.

De plus, avec cette huile on peut fabriquer localement des savons de qualité supérieure de manière artisanale d’où création d’activité supplémentaire. Ces savons peuvent être destinés au marché local ou à l’exportation

Nous travaillons à mettre au point une presse à huile de Moringa assez performante, ainsi que l’étude de marché pour trouver les clients et distributeurs et répondre à leur cahier des charges.

Le label « commerce équitable » peut être mis en avant pour l’exportation, car telle est l’éthique du projet : du producteur au consommateur. Le label « agriculture biologique » pourra être également accordé, car les cultivateurs n’utiliseront aucun pesticide ni intrants chimiques.

3. Le Moringa, une pharmacopée naturelle

Le Moringa est connu à travers la médecine traditionnelle de nombreux pays africains, sud-américains et asiatiques. Les feuilles, fleurs, racines et écorce peuvent soigner des dizaines de pathologies. Nombre de ces propriétés ont été corroborées par des études de laboratoire (« L’Arbre de la vie »: L.Fuglie , Le Moringa dans la médecine traditionnelle).

Les villageois, sensibilisés à ces savoirs traditionnels, pourront bénéficier directement de ces vertus par une cueillette raisonnée. En outre ils pourront commercialiser ces médicaments naturels sous forme d’infusions comme cela se pratique déjà en Asie. (LeFon, producteur-exportateur à Taiwan)

Ici encore, il est essentiel de procéder à une sensibilisation des populations aux différentes vertus de la plante et surtout de faire reconnaître les nombreuses propriétés thérapeutiques du Moringa Oleifera par la médecine scientifique afin de vulgariser son utilisation.

4. Un engrais naturel performant : l’extrait de feuilles de Moringa

Les études menées au Nicaragua démontrent que l’extrait de feuilles de Moringa contient une phytohormone de croissance très efficace lorsqu’elle est pulvérisée sur les feuilles des légumineuses. Les différents tests ont montré une augmentation moyenne du rendement des plants de 20 à 35%, et jusqu’à 50% dans le cas du poivron ! (« L’arbre de vie »,tableau pp 55-56)

L’utilisation et la commercialisation de cet extrait biologique pourraient également être très rentables pour la communauté.

La problématique sera l’acquisition du matériel nécessaire à l’opération d’extraction à l’éthanol et de vulgariser l’utilisation du produit par les agriculteurs et maraîchers. Une alternative simple et peu coûteuse consiste à produire un purin de feuilles décomposées dans l’eau, que l’on pulvérise dilué à 50%.

5. Un purificateur d’eau naturel

Certaines communautés du Soudan utilisent les graines du Moringa depuis des générations pour purifier l’eau du Nil.

Les études de laboratoire ont démontré que les graines possèdent un pouvoir floculent et antibactérien grâce à une protéine electrolyte et d’autres agents actifs. La poudre de graine de Moringa peut purifier des eaux insalubres à hauteur de 99% des matières en suspension, bactéries et parasites à raison de 1 à 2 graines par litre d’eau. Elle est un floculent aussi efficace que le sulfate d’aluminium (alum) largement utilisé dans toute l’Afrique pour la potabilisation et l’assainissement, or ce produit est cher, importé et non biodégradable (pollution des boues résiduelles).

Un floculent naturel à base de graines de Moringa (Phytofloc ®) est déjà commercialisé par une société suisse basée en Tanzanie, qui produit également de l’huile et des savons. Ce floculent est extrait du tourteau (résidu de presse) mais le tourteau brut est tout aussi performant.

Ce tourteau pourrait être utilisé artisanalement pour purifier l’eau de consommation mais également dans des stations de purification comme celles du Lac de Guiers qui alimentent Dakar en eau potable et qui utilisent le sulfate d’alumine, ou dans de futures stations écologiques d’assainissement des eaux usées qui pourraient résoudre le grave problème de la pollution des fleuves et de l`océan : 90% des eaux usées de Dakar sont rejetées sans traitement dans l’océan.

6. Le fourrage animal :

Des études menées au Nicaragua (N.Foidl) montrent que les feuilles de Moringa sont un apport nutritionnel très important pour les bovins. La teneur nette en protéine est de 95% , la teneur en protéine potentiellement digestible est de 47%, contre 45% pour la paille de riz et seulement 0 à 35% pour les autres céréales (11% pour la paille de blé). Les feuilles de Moringa sont donc une bonne source de supplément protéinique pour les ruminants ainsi que pour les animaux monogastres. En outre, elles ont l’avantage de ne contenir qu’une très faible teneur en tannins et en phénols qui peuvent être nuisibles pour le bétail mais que l’on trouve néanmoins dans de nombreux sous produits agro-industriels.

L’expérience d’engraissement des bovins menée au Nicaragua démontre un gain de poids de 30% supérieur chez les animaux se nourrissant de Moringa par rapport à l’herbe de pâturage. ( Source : Tableau 15 p 65, Foidl, Harrinder, Makkar & Becker , Potentiels du Moringa Oleifera, in L.J.Fuglie « L’arbre de vie » pp56-69)

Cette utilisation du Moringa Oleifera a l’avantage d’être immédiatement réalisable et rentable pour le cultivateur-éleveur mais présente l’inconvénient d’être incompatible avec la culture pour les graines, l’effeuillage étant nuisible à la production de gousses.

La culture pour feuilles implique un système de production de type intensif avec une irrigation, sur le modèle développé à la ferme de Ndimb dans la région de Keur-Momar-Sarr (Nord Sénégal) par l’ONG Church World Service. Cette technique implique une disponibilité de l’eau, un investissement de départ important pour le système d’irrigation (goutte à goutte) ainsi que l’utilisation régulière d’intrants.

Toutefois cette technique de culture est envisageable dans le cadre du projet en utilisant la fumure organique (compost) et un arrosage raisonné.

Néanmoins, les analyses montrent que les tourteaux résiduels de l’extraction d’huile de Moringa, même après leur utilisation pour purifier l’eau, sont également très nutritifs : 70% de protéines brutes et nettes ainsi qu’une forte concentration d’acides aminés essentiels et l’absence d’anti-nutriments comme les tannins, saponine et alcaloïdes. On peut donc envisager une double valorisation des tourteaux après pressage de l’huile : purification de l’eau puis aliment pour bétail.

Boutique Biologiquement.comLe Moringa Oleifera : utilisations, culture et production

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Le Moringa Oleifera, souvent appelée simplement moringa, est une espèce de petit arbre pouvant mesurer jusqu’à 10 m de la famille des Moringaceae.

Elle est originaire du nord de l’Inde et est maintenant acclimatée dans presque toutes les régions tropicales, elle résiste bien à la sécheresse et a une croissance rapide.
Le « Moringa » vient du malayalam muringa (മുരിങ്ങ). La plupart des langues utilisent un dérivé phonétique de ce mot pour désigner la plante.
Ci-dessous, il est entendu que le mot Moringa se rapporte à l’espèce Moringa oleifera, sauf précision contraire.

Fleurs et feuilles de Moringa oleifera
Fleurs et feuilles de Moringa oleifera

Un arbre à usages multiples

La tradition indienne de l’ayurveda indiquait que les feuilles du Moringa guérissaient plus de 300 maladies.
En Inde, le Moringa est une plante vivrière cultivée pour ses fruits, qui sont mangés cuits et exportés frais ou en conserve. Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommées comme légumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Éthiopie. Des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Elles contiennent deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C qu’une orange. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées (cécité, etc.).
Les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement des eaux (élimination de la turbidité), en remplacement du sulfate d’alumine ou d’autres floculants. L’avantage de l’utilisation de ces graines est double :
la substitution de floculants importés par un produit local facilement accessible permet une économie importante de devises pour les pays du Sud, ce floculant, contrairement au sulfate d’alumine, est totalement biodégradable.
On peut également extraire de ses graines une huile alimentaire intéressante, notamment en Afrique où beaucoup de pays manquent d’huiles alimentaires, et une matière première intéressante pour l’industrie cosmétique (savon, parfum). Une utilisation mixte du moringa, pour la production d’huile et d’agent floculant, est possible car le tourteau issu de l’extraction d’huile conserve ses capacités floculantes.
Ses racines servent à produire un condiment alimentaire.
D’autres applications potentielles du moringa, comme son utilisation dans l’alimentation animale, comme hormone de croissance végétale, comme engrais vert, en phytopharmacie ou comme pâte à papier font l’objet de nombreuses recherches.

Culture

Le Moringa peut se trouver dans des zones très arides comme le Sahara, mais il aime également les climats semi-tropicaux humides. Sa racine tubéreuse lui permet de se passer d’eau pendant plusieurs mois. Son nom sénégalais “Nébédaye” et son nom français de “Néverdier” viendraient de l’anglais “Never die” : lorsqu’on le coupe ou que des jeunes pousses sont brûlées par le soleil, il repousse aussitôt avec les premières pluies. Il peut se planter par semis, en repiquage ou en plein champ, ou par boutures. On peut le cultiver de façon extensive pour une production de graines (semences ou production d’huile) ou de façon intensive irriguée pour une production optimale de feuilles (très nutritives) avec une récolte toutes les 6 semaines ! C’est un arbre à croissance très rapide : jusqu’à 1 mètre par mois !
Facile à planter, l'”Ananambo”, très répandu dans cinq des six provinces de Madagascar (Fianarantsoa, Tuléar, Majunga, Diego-Suarez et Tamatave), se plante par bouture. Son reboisement en masse contribue à la préservation de l’environnement et cet arbre se révèle un pare-feu efficace.

Production

Plusieurs organismes ont isolé la protéine active du floculant de Moringa pour faciliter son utilisation dans les usines de traitement des eaux mais aussi pour l’aquaculture d’algues, les usines de pâte à papier, les caves viticoles ou le secteur minier. La production et l’utilisation du Moringa dans des conditions économiques réelles est en train d’être mises au point.

Classification

Règne : Plantae
Sous-règne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Dilleniidae
Ordre : Capparales
Famille : Moringaceae
Genre : Moringa
Nom : binominal
Moringa oleifera
Lam., 1785

Classification phylogénétique

Ordre : Brassicales
Famille : Moringaceae