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Le moringa biologique est une plante qui provient d’Inde, du Proche-Orient et d’Afrique et qui est un superaliment encore mĂ©connu.

Tout se mange dans le moringa, un superaliment biologique.

Les feuilles biologiques se consomment comme des Ă©pinards, les gousses comme des haricots, les fleurs se boivent en tisane, et les racines s’utilisent en sauce qui lui donne un petit goĂ»t de raifort.

Savez-vous quel est l'aliment le plus nutritif au monde ?

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Le moringa biologique : 7 atouts nutritionnels

Le moringa bio est une superplante pour les végétariens, mais pas seulement pour eux.

25 % de son poids est représenté par des protéines qui apportent tous les acides aminés essentiels.
Il renferme dix-sept fois plus de calcium que le yaourt.
Il apporte six fois plus de fer que les Ă©pinards.
Il contient six fois plus de fibres que les figues.
Il offre quatre fois plus de potassium que la banane.
Il procure quatre fois plus de magnésium que le chocolat.
Il comprend deux fois plus de vitamine A que la carotte.


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Très peu de personnes connaissent cette plante mieux que Mme Goro Aminata Goro, assistante de recherche à l’Unité des Ressources Génétiques (URG) de l’Institut d’Economie Rurale (IER).

Les nombreuses et inestimables vertus du moringa bio oleifera n’ont aucun secret pour elle. C’est depuis 1976, alors qu’elle n’était encore qu’une petite écolière à Koro, qu’elle contracta la passion pour cet arbre à travers son père, aide-soignant de son état.

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Elle profitera de ses études, entre 1999 et 2001, sur la protection des végétaux pour approfondir ses connaissances sur cette plante. Ce qui est particulièrement unique chez le moringa bio, confie Mme Goro, c’est que toutes les parties de la plante- feuilles, écorces, racines fleurs- servent un but unique dans la promotion de la santé humaine. Les feuilles de l’arbre contiennent 18 acides aminés dont 8 acides essentiels. La protéine du moringa bio rivalise avec celle de la viande ; ce qui en fait une excellente source de protéine pour les végétariens, assure Mme Goro. La protéine, pour rappel, est nécessaire à la construction du muscle, des os, de la peau et du sang. Elle est également nécessaire à la production des enzymes et des hormones.

Le moringa bio un alicament reconnu

Le moringa bio un alicament reconnu

Les propriétés et les vertus du moringa bio sont aussi innombrables qu’inestimables : la plante régule la glycémie et la pression sanguine, augmente l’énergie et l’endurance, lutte contre la constipation et les infections urinaires, renforce l’immunité, améliore la vision et la qualité de la peau, stimule la croissance des cheveux et régule l’appétit, rétablit la libido et accroît la clarté mentale, réduit les rides et améliore la digestion. Ce n’est pas tout : c’est un anti-ulcéreux, un anti-dépresseur, un anti-constipation, un détoxifiant et un cicatrisant, un antioxydant, un anti-cholestérol, un antitumoral et un antifongique. Par ailleurs, elle lutte contre l’anémie et la malnutrition. Elle est ainsi idéale dans la nutrition des enfants de plus de six mois et des femmes enceintes.
Elle lutte ainsi contre le rhume chronique, la colique, les ulcères d’estomac, la faiblesse sexuelle, aide à prévenir et à soigner les problèmes de la prostate et les troubles y afférents telles que l’incontinence et la rétention urinaires. C’est un vitalisant pour les personnes âgées, elle lutte contre les trous de mémoire, l’anémie, les troubles de sommeil, l’anxiété et la dépression.

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Chez l’enfant, elle favorise la croissance à cause de sa haute teneur en vitamines et en sels minéraux, tout en stimulant l’éveil des sens et de l’intelligence. Chez la femme allaitante, elle est un soutien de taille ans la mesure où ses fleurs favorisent, de façon sensible, la lactation. Elle peut être une botte sécrète pour les sportifs de haut niveau à cause de l’énergie qu’elle leur apporte et du fait qu’elle règle les problèmes de minceur et qu’elle constitue une source inépuisable de vitalité, de force intellectuelle, physique et morale. Peut-être que si les Aigles l’avaient intégré dans leur alimentation, ils allaient ramener, dans leurs bagages, à Bamako la 30ème Coupe d’Afrique des Nations.
Finis aussi les soucis des femmes qui ne veulent plus vieillir. Grâce à l’éclat et la nouvelle jeunesse que la plante apporte à leur peau. Même les cheveux sont censés rajeunir.
Plus sérieusement, confie Fousseyni Traoré, un des assistants de Mme Goro dans la production et le conditionnement du moringa bio oleifera, l’OMS même a reconnu les valeurs nutritives de cette plante. Cependant, l’effet bénéfique escompté dépend à la fois de la dose, des parties appropriées de la plante et de la régularité de la prise, estime Fousseyni Traoré.
Depuis 2001, Mme Goro a commencé à faire connaitre le moringa bio oleifera des Maliens et, depuis 2010, à le leur faire consommer. Depuis lors jusqu’à ce jour, elle dit n’avoir connu aucune incidence négative liée à l’utilisation de la plante. Aujourd’hui, son souhait le plus ardent, c’est de mettre sur pied une unité de production de l’huile du moringa bio oleifera, qui est actuellement l’huile la plus recherchée dans le monde, devant même l’huile d’olive. A cause de ses qualités cosmétiques et médicinales incomparables, tant en emploi interne qu’externe. Pour ce faire, elle n’a besoin que d’une trentaine de millions de nos francs. Toute aide serait la bienvenue si l’on sait qu’en amont cela pourrait donner un coup de fouet à la culture industrielle du moringa bio oleifera et participer ainsi à la lutte contre la pauvreté et le chômage dans notre pays.


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L’arbre de vie Moringa dans la savane

Le genre Moringa est le seul représentant de la famille des Moringacées, famille assez proche des Brassicacées, la famille des choux. Ce genre rassemble une douzaine d’espèces. Moringa oleifera est l’espèce la plus connue, c’est à elle que l’on fait allusion quand on nomme le Moringa, sans citer l’espèce. On peut supposer que le nom d’espèce « oleifera » est en lien avec la qualité de l’huile que l’on peut extraire de la graine (voir ci-dessous).

L’arbre peut atteindre jusqu’à 10 mètres de haut, mais en culture on limite sa taille à 1 ou 2 mètres, ce qui permet de cueillir facilement les fruits et les feuilles.

Fruits secs de Moringa bio

Moringa oleifera bio est un arbre de l’Inde. Il a été introduit dans la plupart des zones tropicales de la planète; il est planté depuis plusieurs siècles en Afrique de l’Ouest. Plusieurs ONG mettent en avant ses atouts pour que sa culture se développe.

Moringa oleifera bio résiste bien à la sécheresse et peut se contenter de très peu d’eau. Son nom Wolof « Nébédaye » pourrait venir du l’anglais « Never die » à cause de sa grande capacité de reproduction végétative: dès qu’on le coupe il repousse; comme d’autres espèces de la savane tel l’Acacia seyal sa croissance est très rapide: en général entre un et deux mètres par an quand il est jeune, plus en conditions très favorables.

Les fruits bio

Fruits verts de Moringa bio

Les anglais qualifient parfois le Moringa de “Drumstick tree” , l’arbre aux baguettes de tambour, Ă  cause de la forme de ses fruits. Ce sont de longues gousses (les botanistes prĂ©fèreront sans doute le terme de siliques) dont la taille est très variable selon les variĂ©tĂ©s : les fruits des arbres sauvages sont assez petits tandis que ceux de variĂ©tĂ©s cultivĂ©es en Inde du Sud peuvent atteindre un mètre de longueur. L’arbre commence Ă  produire ses fruits dès la deuxième annĂ©e ; un seul arbre peut produire plus de mille fruits.

Ces gousses dont le gout est proche de l’asperge sont très appréciées en Inde où l’arbre maintenu à taille d’arbuste est une culture vivrière; ce légume se cuisine frais ou en conserve. Cette pratique ne se retrouve pas en Afrique de l’Ouest ou dans les Caraïbes où le feuillage est privilégié.

 

Les feuilles et les fleurs bio

La feuille composée du Moringa bio riche en antioxydants naturels puissants

La feuille composée du Moringa bio riche en antioxydants naturels puissants

Les jeunes feuilles, au gout de cresson, ainsi que les fleurs, sont consommées crues ou cuites. Leurs excellentes qualités nutritives (richesses en vitamines, protéines, calcium, potassium, oligo-éléments…) en font un aliment de choix dans des régions où la malnutrition est courante.

Les feuilles et les brindilles donnent un excellent fourrage pour tous les herbivores et le nectar des fleurs est apprécié des abeilles.

Les graines bio

Les graines non matures sont également consommables, crues ou grillées.

Elles produisent une huile de qualité, assez proche de l’huile d’olive (peut-être d’où le nom de l’espèce oleifera), qui peut être consommée dans l’alimentation, servir à la préparation de cosmétiques ou de parfums – elle retient très bien les odeurs-, ou être utilisée comme lubrifiant en horlogerie.

L’un des usages les plus intéressant et original du Moringa oleifera bio est fourni par ses graines : elles permettent la fabrication d’un floculant efficace et bon marché qui traite l’eau en supprimant la turbidité (l’aspect trouble) et en éradiquant la plupart des bactéries et virus, fournissant ainsi une autonomie une eau potable.

Les racines bio

Racines de Raifort

Les anglais nomment également le Moringa oleifera « horseradish tree », « l’arbre raifort », à cause de la forme de sa racine, et également du gout de celle-ci; elle est consommée comme condiment après un conditionnement dans le vinaigre. Il importe que cette racine ait été correctement épluchée car son écorce est toxique.

Cette grosse racine pivot, blanchâtre et peu ramifiée ne se forme que sur les arbres qui sont reproduits par semis; ce mode de reproduction est donc préférable au bouturage dans les zones semi arides, car cette racine profonde lui permet de trouver un accès moins difficile à l’eau.

Toutes les parties de la plante sont utilisées depuis des millénaires par la médecine ayurvédique pour soigner de nombreuses affections et des études sont en cours pour valider ses propriétés médicinales et en découvrir de nouvelles.

Des ONG travaillent à faire connaître cet arbre dans les zones tropicales africaines ou d’Amérique latine. Il est déjà bien répandu puis qu’on lui connait plus de 400 noms à travers le monde.


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L’idĂ©e d’une ressource locale capable de prĂ©venir la malnutrition et de rĂ©duire la pauvretĂ© est-elle une utopie ? L’exemple du moringa bio, qui suscite l’intĂ©rĂŞt de plus en plus d’ONG, laisse Ă  penser que non.

C’est ce qu’explique, pour We Demain, Marie-Caroline Thorn, membre du rĂ©seau Moringanews et auteure de recherches sur le moringa au Mozambique et au Togo.

Petit arbre originaire d’Inde, le moringa suscite l’intĂ©rĂŞt croissant d’ONG et d’organismes publics du monde entier. Et pour cause. Le caractère exceptionnellement nutritif de ses feuilles et les propriĂ©tĂ©s assainissantes de ses graines sont les principales vertus de cette plante surnommĂ©e « the miracle tree ».

Projets nationaux

L’industrie a dĂ©jĂ  dĂ©celĂ© et exploitĂ© le potentiel du moringa : Il est aujourd’hui facile de trouver des produits cosmĂ©tiques grand public contenant l’huile qui en est extraite. Mais le rĂ©el potentiel de cette ressource est ailleurs, Ă  l’Ă©chelle locale. Le moringa pousse en effet dans la majoritĂ© des pays tropicaux (Afrique, Asie, AmĂ©rique Latine), oĂą il permet d’amĂ©liorer les conditions de vie et de faire reculer la pauvretĂ©.

L’engouement pour cette ressource a conduit plusieurs gouvernements à mettre en place des projets d’envergure nationale, comme aux Philippines, au Burkina Faso ou en Haïti. Des projets qui visent à promouvoir la culture du moringa afin d’enrayer la pauvreté et de répondre aux défis de la malnutrition et de l’accès à une eau potable par le biais d’un cercle vertueux.

Forte valeur nutritionnelle

Les feuilles de moringa bio ont été identifiées par le Centre Mondial des Légumes de Taïwan comme la plante « à plus forte valeur nutritionnelle parmi 120 légumes étudiés ». Une consommation quotidienne de poudre de feuilles permet de diminuer le risque de malnutrition, notamment chez la femme enceinte et l’enfant en bas âge. Avec 30 grammes par jour, un enfant peut satisfaire tous ses besoins journaliers en vitamine A, 80% de ses besoins en calcium, 60% en fer et presque 40% en protéines.

De plus, ses graines, réduites en farine, participent au processus de purification d’une eau turpide. Une cuillère à soupe de farine suffit à clarifier 10 litres d’eau, par agglomération des impuretés en suspension. Cette technique, peu couteuse, permet de limiter la propagation de maladies hydriques très répandues telles que la diarrhée.

Enfin, la culture du moringa représente une source de revenus additionnels pour les agriculteurs. Elle nécessite très peu d’apports en engrais et en eau, et une main d’œuvre familiale suffit pour la récolte. Les produits frais, ou transformés, sont ensuite distribués sur les marchés locaux et commercialisés à l’export.


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Plante précieuse en phytothérapie, le moringa est un arbre miracle aux vertus exceptionnelles pour notre beauté et notre santé.

DĂ©couvrez tous ses bienfaits

Avec ses graines et son huile de moringa bio originaires des vallées du Sud de l’Himalaya en Inde, le moringa est un arbre tropical à bois tendre résistant à la sécheresse  également présent dans plusieurs pays africains, en Asie et en Amérique Latine.
La variété la plus connue est le moringa olifeira bio mais il existe d’autres variétés telles que le moringa stenopetala bio d’Ethiopie et le moringa Pérégrina bio originaire de la région de la mer rouge. L’arbre de moringa Olifeira bio cultivé en Afrique a le pouvoir de réduire bien des maux auxquels les pays du Sud sont confrontés aujourd’hui : malnutrition, maladies infectieuses dues aux eaux polluées, pauvreté. Les preuves scientifiques des bénéfices du Moringa bio viennent d’être révélées et l’offre en Europe commence à peine à se développer. L’arbre de Moringa est aussi appelé l’arbre à miracles, l’arbre éternel ou encore l’arbre du paradis.

La feuille de moringa bio est très riche en antioxydants naturels puissants

La feuille de moringa bio est très riche en antioxydants naturels puissants

Moringa bio : fruit, racine, feuille, graine, il a tout bon !

Le fruit vert au gout sucré et épicé est cuisiné comme légume.

La racine est utilisée pour lutter contre le paludisme.

Les feuilles se consomment bouillies ou sautées, la poudre de feuilles séchées (de qualité) peut s’utiliser dans tout type de mets comme complément alimentaire.

La graine peut se manger grillée comme une arachide. La poudre de la graine de moringa bio est aussi un floculant biodégradable utilisé pour clarifier l’eau insalubre à la place du sulfate d’Alumine et une source d’huile très stable aussi appelée huile de Ben.

L’huile est claire, douce, sans odeur et très résistante à l’oxydation. Elle est comestible et utilisée en cosmétique principalement dans l’industrie de la parfumerie comme fixateur de parfum. Appliquée en pulvérisation foliaire, la feuille accroît les rendements de nombreuses plantes.

La feuille de moringa bio est riche en acides aminés et acides gras essentiels. Après séchage et réduction en poudre elle devient un complément alimentaire intéressant qui se distingue de la spiruline, autre super aliment permettant de lutter contre la malnutrition, par sa plus forte teneur en calcium et en vitamine C.

Presque toutes les parties de l’arbre ont un intérêt nutritionnel, thérapeutique ou cosmétique.

Moringa bio : des valeurs nutritives intéressantes pour la femme enceinte et l’enfant

Les recherches scientifiques ont prouvé la richesse de la poudre de feuille de moringa bio en protéines, énergie, sels minéraux, vitamines et fibres.

Le moringa bio couvre en particulier les besoins nutritionnels journaliers chez la femme enceinte ou allaitante et l’aident à lutter contre l’anémie par administration d’une petite quantité (25 g).

25 g de poudre de moringa Oleifera répondent au besoin journalier de la future mère à hauteur de 21% en protéine, 84 % en calcium, 94 % en fer, 143% en vitamine C, 69 % en vitamine A, 26 % en magnésium.

Riches en minéraux tels que le zinc le phosphore, le calcium et le magnésium, le moringa bio permet de lutter contre la malnutrition et favorisent la croissance de l’enfant. Ainsi une cuillerée à soupe de la poudre de Moringa consommée 3 fois par jour couvre les besoins d’un enfant (de 6 mois à 3 ans) à hauteur de 42% en protéines, 310% en vitamine A, 125% en calcium, 41% en potassium et 71% en fer.

Les propriétés thérapeutiques et cosmétiques du Moringa bio

Les propriétés thérapeutiques des feuilles, racines écorces et tiges du moringa bio sont reconnues dans la médecine ayurvédique.

Peu connu en Europe les atouts du moringa bio suscitent depuis peu l’intérêt des professionnels du bien-être et de la beauté au naturel.

Intérêt thérapeutique

• La racine en infusion ou cataplasme lutte contre le paludisme, l’asthme, les douleurs articulaires et les inflammations.

• L’Ă©corce bouillie lutte contre les calculs urinaires.

• Les feuilles, bouillies ou sautées, améliorent la digestion.

• Le fruit cru stimule l’appĂ©tit.

• La gomme blanche pure (sève) est un antiseptique en usage externe.

• La tige macérée lutte contre la cécité.

Intérêt cosmétologique

La poudre de feuilles et huile de graines de moringa bio :

• Sur la peau : nourrit, assouplit et revitalise les peaux matures (vitamine E, antioxydant naturel puissant et anti-radicaux libres), les peaux fragiles ou très sèches sujettes à une desquamation ou des démangeaisons (vitamine A, acides gras insaturés).

• Sur le cheveu : lutte contre la sécheresse, la dévitalisation du cheveu et des fourches (vitamine A), la calvitie (vitamine B) et améliore la circulation sanguine (vitamine E).

Acheter du moringa bio ? Attention à sa qualité !

Déjà commercialisé aux États-Unis, en Inde et sur le continent Africain, le développement de l’offre du Moringa en Europe se trouve entravé par la législation de l’union européenne sur les novel food (Nouveaux aliments et ingrédients en provenance de pays tiers). La demande d’autorisation de mise sur le marché a été effectuée mais l’absence de standards de qualité communs semble freiner la validation de cette plante par la commission européenne.

La poudre de feuilles, les graines, l’huile, les gélules, les tisanes et boissons de Moringa bio sont disponibles mais uniquement sur le web et en quantités limitées en attendant une autorisation de mise en marché effective.

Si vous avez cependant l’opportunité de vous approvisionner en dehors de l’Union Européenne, voici quelques précautions à prendre pour éviter les mauvaises surprises:

– MĂ©fiez-vous des contrefaçons (ajout de brindilles dans la poudre de feuille) ou dilution de l’huile de graines de moringa.

– Veillez Ă  la qualitĂ© de la poudre de moringa qui se dĂ©termine durant la phase de sĂ©chage en rĂ©clamant des analyses microbiologiques qui garantissent l’absence de pathogènes.

– Veillez Ă  la qualitĂ© de l’emballage qui doit ĂŞtre opaque ou protĂ©gĂ© de la lumière pour prĂ©server au mieux les propriĂ©tĂ©s de l’huile, de la feuille et la poudre de moringa Oleifera.

– Approvisionnez-vous de prĂ©fĂ©rence auprès d’un distributeur agrĂ©Ă©.


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Le moringa ou « l’arbre à vie »

Le Moringa oleifera est une plante à croissance rapide et résiste à la sècheresse. On le trouve dans le sud-est de l’Asie, aux Philippines, en Afrique et en Amérique du Sud. Il est cultivé pour ses fruits en gousse en forme de baguette de tambour, et ses feuilles qui sont comestibles après cuisson. Le moringa est une plante nourrissante et ses feuilles sont considérées comme des légumes. Les feuilles sont riches en vitamines, minéraux et protéines et peuvent remplacer les petits pois ou les arachides comme aliment complet. Elles contiennent aussi deux fois plus de lipides que le lait, trois fois plus de potassium que la banane, quatre fois plus de vitamine A que la carotte et sept fois plus de vitamines que l’orange.

LE MORINGA, « L’ARBRE À MIRACLE »

LE MORINGA, « L’ARBRE À MIRACLE »

D’après des études faites en Thaïlande en 2007, le moringa est riche en antioxydants qui permettent de réduire le taux de lipides sanguins. Une huile essentielle peut être extraites de ces feuilles, et ses graines peuvent donner un extrait hydro-alcoolique. Cette huile de moringa est idéale pour les peaux sèches ou abîmées. Grâce à la vitamine A, les peaux matures sont régénérées et retrouvent leur élasticité. L’huile essentielle de moringa a donc des propriétés hydratantes, régénérantes, anti-inflammatoires et antiseptiques. Elle peut aussi être utilisée comme soin pour les cheveux et le cuir chevelu. L’huile extraite du moringa est également consommée comme huile alimentaire, surtout dans les pays d’Afrique, et constitue une matière première pour l’industrie cosmétique.

L’utilisation du moringa

Grâce à leur qualité nutritionnelle, les feuilles de moringa sont utilisées pour lutter contre la malnutrition au Sénégal, en Inde et au Bénin. Les feuilles sont séchées et transformées en poudre pour faciliter la conservation, la consommation et surtout la cuisson. Elles gardent ainsi un maximum de vitamines. Les études faites au Sénégal et en Inde indiquent que les feuilles de moringa permettent de traiter efficacement les carences alimentaires en vitamines A et en protéines. Ces feuilles sont principalement prescrites aux enfants touchés par la malnutrition. Les feuilles sont ainsi ajoutées aux céréales locales, huiles ou sel iodé.

Les personnes souffrant du diabète de type 2 peuvent consommer des feuilles de moringa, tout comme les personnes atteintes d’hypercholestérolémie ou d’athérome. Chauffées légèrement, les feuilles de moringa sont également utilisées pour traiter les fièvres. Si elles sont cuites plus longtemps, elles permettront de soigner les douleurs musculaires et les rhumatismes. Les feuilles produisent un extrait aqueux anti fertilisant. Les feuilles de moringa sont également utilisées comme jus. Froissées ou écrasées, elles deviennent des cataplasmes efficaces. On traitera alors les infections broncho-pulmonaires, soulagera les migraines ou les névralgies faciales. Les feuilles sont également des purificateurs d’eau.


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Valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, étude de la biodisponibilité du fer

Résumé

Dans le but d’Ă©valuer la valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, nous avons effectuĂ© l’analyse chimique de ses produits (les gousses fraĂ®ches, les feuilles fraĂ®ches, les fleurs fraĂ®ches, la poudre des feuilles). La biodisponibilitĂ© du fer de la poudre des feuilles de Moringa Oleifera ou NĂ©bĂ©day et de plats traditionnels sĂ©nĂ©galais (bouillie de mil, de fonio, Ceere Mbuum) enrichis ou non avec la poudre a Ă©tĂ© aussi dĂ©terminĂ©e.

L’analyse chimique montre que les produits de Moringa Oleifera sont riches en protĂ©ines (feuilles, fleurs, poudre) et que les gousses sont plus riches en matières grasses et apportent plus d’Ă©nergie que les autres produits du Moringa. L’analyse des minĂ©raux a montrĂ© que les produits de Moringa Oleifera sont riches en calcium pour les macronutriments et en fer pour les oligoĂ©lĂ©ments. La dĂ©termination de la biodisponibilitĂ© du fer de la poudre des feuilles et des plats enrichis avec la poudre montre une faible biodisponibilitĂ©. Ceci montre que le fer contenu dans la poudre des feuilles sĂ©chĂ©es pourrait provenir d’une contamination et/ ou de l’existence d’inhibiteurs de l’absorption du fer. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles augmente les teneurs en protĂ©ines et en fer (sauf pour la bouillie de mil).

En conclusion la poudre de Moringa Oleifera est riche en protĂ©ines et en fer qui nĂ©anmoins reste peu biodisponible. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles amĂ©liore les teneurs en protĂ©ines mais influe peu sur le contenu en fer biodisponible.

Mots-clés : Moringa Oleifera, Biodisponibilité, fer, enrichissement, in vitro

Introduction

Originaire du Nord de l’Inde, le Moringa Oleifera est d’usage assez courant en médecine populaire et en alimentation dans les sociétés africaines et asiatiques (2). En effet ses feuilles sont communément consommées dans toute l’Afrique de l’Ouest. De nombreuses vertus sont conférées à cette plante (1,2) : médicinales (antidiarrhéique, hypotensive, bactéricide, laxative), purificatrice d’eau.
Au Sénégal, les feuilles sont généralement consommées cuites sous forme d’une sauce appelée Mbuum accompagnant le couscous à base de céréales composés de mil, maïs ou riz (cf. recettes du Sénégal du projet IPGRI Légumes feuilles). Les feuilles sont utilisées fraîches ou séchées et réduites en poudre. Des travaux antérieurs ont décrit la composition nutritionnelle de la plante (1).

En effet Toury et al qui ont analysé des feuilles fraîches de Moringa Oleifera de la région de Dakar donnent la composition suivante pour 100g : eau 74,7%, protéines 8.1%, lipides 0.6 %, glucides totaux 14.1%, cellulose 2,13%, cendres 2,5%, calcium 531mg, fer 11,7mg, vitamine C 220 mg, thiamine 0.23mg, riboflavine 0,77mg, niacine 2,66 mg et un équivalent vitamine A de 5000 µg/100g. La richesse des feuilles en certains éléments nutritifs, notamment en protéines, en calcium et en fer a conduit à introduire les produits du Moringa Oleifera dans leur programme de lutte contre la malnutrition.

C’est ainsi qu’en 1997 une ONG américaine en collaboration avec une ONG sénégalaise ont démarré un projet pilote dénommé « Projet de récupération nutritionnelle des enfants, des femmes enceintes et des femmes allaitantes. Une évaluation du projet en 1998, par des témoignages de la population et d’agents de santé montre une certaine efficacité de la poudre des feuilles de Moringa dans la prévention de la malnutrition et dans la récupération des enfants malnutris. Mais aucune étude scientifique n’avait étayer ces faits, d’où l’objet de cette étude.

La malnutrition et les carences associées en particulier l’anémie constitue l’un des plus grands problèmes de santé publique dans les zones les plus pauvres des pays en développement (3). Les causes de cette affection sont multiples mais surtout nutritionnelles caractérisée par un faible apport de facteurs hématopoïétiques (fer, vitamine B12, folates).

L’apport en fer des aliments des pays en développement ne permet pas de couvrir les besoins en fer des populations (7). Le type de régimes de ces pays et la faible biodisponibilité du fer dans l’alimentation liée à la présence de facteurs inhibiteurs de l’absorption du fer tels que les polyphénols, les phytates et les fibres constitue la principale entrave à la couverture des besoins en fer des populations (7-10). La valorisation de variétés végétales riches en micronutriments est une stratégie pour lutter contre les carences en micronutriments.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer la biodisponibilité du fer dans la poudre des feuilles de Moringa Oleifera et de plats enrichis avec cette poudre.

Les objectifs spécifiques sont :

1 – DĂ©terminer la composition chimique des feuilles fraĂ®ches, des gousses fraĂ®ches, des fleurs fraĂ®ches et de la poudre des feuilles sĂ©chĂ©es,
2 – Evaluer l’apport en fer et en protĂ©ines de plats enrichis et non enrichis avec la poudre de Moringa Oleifera couramment consommĂ©s dans le sud du SĂ©nĂ©gal,
3 – Mesurer la biodisponibilitĂ© en fer de la poudre et des plats.

Matériel et méthode

1. Les produits

Les différentes parties fraîches (gousses, fleurs, feuilles) de la plante étudiées ont été récoltées dans la région de Dakar sur différents arbres pour avoir des produits frais. Les produits frais ont été conservés à +4°C. Les dosages sont effectués sur la matière encore fraîche. La poudre est celle préparée par les populations de Casamance dans le cadre du projet de l’ONG sénégalaise. Elle est obtenue par pillage des feuilles séchées à l’abri d soleil, la poudre est conservée dans des sachets en plastique.

2. Les plats

a. les bouillies

Elles sont préparées avec deux céréales : le mil (Pennisetum thyphoides) et le fonio (Digitaria exilis).

Bouillie de fonio : 200g de fonio et 100g de poudre d’arachide sont cuites dans 1L d’eau de robinet, 60 g de sucre sont ajoutés en fin de la cuisson qui dure 20 mn.
Elle est enrichie avec 15g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera après cuisson.

Bouillie de mil : c’est une bouillie à base de farine de mil (50 g), de pâte d’arachide « Dégué » (50g). Elle est cuite pendant 25 mn avec 600 ml d’eau et est sucrée (30 g).
Elle est enrichie après cuisson avec 10 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera

b. Le Mbeulekhé
C’est un plat à base de riz et de sauce. La sauce est constituée de pâte d’arachide cuite « Dégué »(340 g) ,de poisson frais( 300 g),de poisson braisé,fumé et séché « kéthiakh » et de poisson fermenté séché »guedj » (5 g). L’ensemble est cuit avec 1,5 l d’eau additionnée d’oignon (5 g), d’huile de palme (10cuilléres à soupe, de piment et une pincée de sel. Elle est enrichie avec 30 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera.

Le riz cuit (1kg de cuit dans 1,5 l d’eau) est mélangé à la sauce dans un rapport ¼(sauce /riz). La cuisson dure 55 minutes.

c. Couscous de mil ou Ceere Mbuum en ouolof

Le couscous (Thiéré Mboum en woloff) est à base de mil (Pennisetum typhoides) souvent vendu dans les marchés sénégalais. La sauce Mbuum est constituée de feuilles fraîches de Moringa Oleifera (300 g) cuites pendant 65mn avec de la poudre de poisson fumé kéthiakh (200g) et de poudre d’arachide (300 g) dans 2,5 l d’eau. Un cube bouillon et une pincée de sel sont ajoutés à la sauce.

3. Composition chimique des produits de Moringa Oleifera

Les dosages ont été effectués selon les méthodes AOAC (12). Les échantillons analysés en triple pour les minéraux (calcium, fer, sodium, magnésium, zinc, potassium) et en double pour l’humidité, les protéines, les matières grasses ; les cendres et la cellulose.

– L’humiditĂ© : l’échantillon subit une dessiccation Ă  l’étuve Ă  105°C pendant 4 heure et la diffĂ©rence de poids donne le taux d’humiditĂ© ;
Les protéines : elle sont dosées par la méthode de Kjeldahl ;
Les lipides : ils sont extraits par un solvant non miscible (n-hexane) dans un extracteur de type Soxhlet (Unid Tecator, System HT2 1045, Suède). Après évaporation du solvant et pesage de la capsule à l’étuve à 105°C pendant 30mn ; la différence de poids donne la teneur en lipide de l’échantillon
Les cendres : l’échantillon est carbonisé sur un bec bunsen puis incinéré dans un four à 600°C pendant 6 heures ;
La cellulose : l’échantillon bien broyé est mis dans un ballon et on y ajoute 50 ml d’acide sulfurique (H2SO4 0.3N).Chauffer pendant 30mn puis ajouter 25ml de soude (NaOH 1.5N) et chauffer pendant 25mn et ajouter 0.5g d’EDTA (Ethylène Diamine Tétra acétique) maintenir l’ébullition pendant 5mn.A la fin du chauffage, filtrer le mélange à travers un creuset filtrant de porosité 2, laver avec 3 portions de 50ml d’eau distillée ,25ml d’éthanol et 25ml d’acétone. Le creuset est ensuite séché à l’étuve à 130°C pendant 2 heures et refroidi au dessiccateur puis pes é. Il est enfin porté au four à 400°C pendant 2 heures pour incinération, puis pesé après refroidissement ;
– Les minĂ©raux : minĂ©ralisation par voie sèche, les cendres obtenues contiennent les Ă©lĂ©ments majeurs (Na, Ca, Mg, K, etc.) et les oligo Ă©lĂ©ments (Fe, Zn, etc.). Ces minĂ©raux ont Ă©tĂ© dosĂ©s par SpectrophotomĂ©trie d’Absorption Atomique avec un appareil de type Pelkin Elmer (PE 3110, Norwalk USA),

Les glucides sont calculés par différence. La valeur énergétique correspondant à l’énergie disponible est calculée à l’aide des coefficients spécifiques d’Atwater pour les protéines, les lipides et les glucides.

4. Biodisponibilité du fer

Elle a été déterminée par la méthode in vitro de Miller et al. (13) modifiée selon Kane et Miller (14). Elle consiste à simuler les conditions gastro- intestinales pour avoir des indications de l’absorption du fer au niveau intestinal. La mastication est remplacée par une homogénéisation. Il y a une double digestion pepsique et pancréatique. Les pH stomacal et intestinal sont respectés par ajustement progressif du pH pour avoir un pH 2 pour la digestion pepsique et un pH 6,7-7,2 pour la digestion pancréatique. L’utilisation du bain-marie agitant à 37°C permet à la fois de simuler les mouvements intestinaux et de respecter la température corporelle. La surface d’absorption intestinale est remplacée par des sacs à dialyse de diamètre 6000-8000 Ǻ (Spectra /Por membrane MWCO, California, USA).

a. Préparation des réactifs
Les réactifs utilisés sont :

– une solution d’hydrogĂ©nocarbonate de Sodium (Na HCO3) 0.1N ;
– une solution de hydroxyde de potassium (KOH) 0.5M ;
– une solution de chromagĂ©ne obtenue par dissolution de bathophĂ©nanthroline dans une solution d’acĂ©tate de sodium 2M ;
– un prĂ©cipitant protĂ©ique prĂ©parĂ© avec du TCA (acide trichloroacĂ©tique) et de l’hydrochlorure d’hydroxylamine ; hog stomach mucosa, Sigma, St Louis, Mo USA) et de l’acide chlorhydrique (HCL) 0.1N. ;
– une suspension pancrĂ©atine-bile (rapport 0,16) Les solutions d’étalonnage sont prĂ©parĂ©es Ă  partir de la solution mère de fer (1g/L)

b.Prise d’essai et digestion pepsique
Après homogénéisation, une quantité suffisante est pesée pour obtenir 4 aliquotes de 20g à la fin de la digestion pepsique. Pour le blanc réactif, l’échantillon est remplacé par de l’eau déminéralisée. Une solution d’HCl 6N est ajoutée à l’aliment jusqu’à l’obtention du pH 2. Pour la digestion pepsique un volume de la solution de pepsine respectant le rapport 0,5g de pepsine pour 100 g d’aliment est ajouté dans l’Erlenmeyer contenant l’aliment à pH 2 puis incubé au Bain-marie agitant à 37°C pendant 2 heures . Après la digestion pepsine, 4 aliquotes de 20g sont prélevés. Les 3 vont être congelés pour la détermination du fer dialysable et le 4ème utilisé pour celle de l’acidité titrable obtenue par la mesure du volume de KOH nécessaire pour mener le pH du produit de digestion pepsique à 7,5.

Moringa Oleifera

Moringa Oleifera

c. digestion pancréatique

Dans chaque sac à dialyse est introduit un volume d’hydrogénocarbonate de sodium 0,1N égal au volume de KOH utilisé pour l’acidité titrable de l’échantillon correspondant puis on ajuste à 20ml avec de l’eau déminéralisée. Les sacs ont une longueur de 22 cm avec un nœud à chaque extrémité. Pendant la préparation de ces sacs, les 3 aliquotes sont décongelés dans un bain-marie à agitation à 37°C. Les sacs à dialyse sont placés sont placés chacun dans les Erlenmeyer et mis au bain-marie. A la 30ème minute ,5ml de la suspension pancréatine-bile sont ajoutés à chaque Erlenmeyer. Après 2H, les sacs à dialyse sont retirés à l’aide d’une baguette de verre, rincés et essuyés. Le volume de dialysat de chaque sac est mesuré à l’aide d’une éprouvette de 25ml.

Le traitement pour le développement de la couleur et la lecture : 2ml de chaque dialysat,2ml d’eau déminéralisée (blanc étalon) et 2ml de chaque étalon sont mis dans des tubes corex de 30ml dans lequel on ajoute 1ml de précipitant protéique. L’ensemble est mélangé au vortex et chauffé pendant 10mn dans un bain d’eau bouillante, puis refroidi. Le mélange est ensuite centrifugé (4000xg pendant 5mn à température ambiante), 2ml de surnageant sont ensuite mélangés à 1ml de solution de chromagéne .Après 10mn, faire la lecture de la densité optique au Spectrophotomètre à 535 nm.

De chaque absorbance de dialysat et à celle des étalons, il faut soustraire l’absorbance du blanc réactif. Le fer héminique contenu dans la sauce et le Mbuum provenant du poisson est calculé à partir des tables de composition alimentaire et soustrait du fer total. La formule suivante donne la biodisponibilité du fer dans l’aliment considéré.

Biodisponibilité (%) = quantité de fer dialysable / quantité totale de fer héminique x100

Fer susceptible d’être absorbé = quantité de fer non héminique x biodisponibilité

RĂ©sultats

1. Composition des produits de Moringa Oleifera

Les teneurs en macronutriments et en minéraux des produits de Moringa oleifera sont indiqués dans les tableaux 1, 2, 3 et 4.

Commentaires :

Les produits frais de Moringa Oleifera (feuilles, fleurs, gousses) sont très riches en eau avec des taux d’humidité supérieurs à 73%. La concentration de nutriments est faible dans les feuilles, les fleurs et les gousses fraîches. La transformation des feuilles fraîches en poudre diminue l’humidité et augmente la teneur en protéines. Ainsi la comparaison des teneurs en macronutriments de 100g de poudre et de 100g de feuilles fraîches montre 2 fois plus de protéines ,5 fois plus de lipides, 2 fois plus de cellulose et 5 fois plus de glucides( Tableau 1)

L’analyse des teneurs en nutriments de ces produits par rapport à la matière sèche montre que les macronutriments dominants sont les protéines pour les feuilles, les fleurs et la poudre des feuilles et les lipides pour les gousses. Les teneurs en protéines pour les gousses sont multipliées par 3 par rapport aux feuilles et par 2 par rapport aux fleurs. Les gousses sont très riches en matières grasses et en cellulose. La poudre est très riche en cendres, les taux de cendres des feuilles et celui des fleurs et gousses sont respectivement multipliés par 5 et 10 dans la poudre (Tableau 2)

Les teneurs en minéraux sont plus importantes dans la poudre des feuilles. Les produits frais n’ont pas des concentrations élevées en minéraux. La transformation des feuilles en poudre permet une concentration en minéraux. En effet, les teneurs en Ca, Na, K, Mg, Fe et Zn dans 100g de feuilles sont ainsi multipliées respectivement par 13, 3, 12, 13, 3, 6 (Tableau 3).

La poudre est riche en minéraux notamment en calcium, en potassium et en magnésium. La teneur en fer des gousses est très faible par rapport à celle des autres produits. Les teneurs en zinc des différentes parties de Moringa Oleifera sont faibles (Tableau 4).

La poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines avec une digestibilité de 56% et malgré sa teneur en fer assez importante, la biodisponibilité en fer est faible (2.2%) (Tableau 5)

2. Composition des plats

Les résultats des analyses sont indiqués dans les tableaux suivants (6,7) :

La teneur en fer et la quantité de fer biodisponible de la bouillie de fonio enrichie sont 2 fois plus élevées que celles de la bouillie non enrichie. La biodisponibilité du fer ne diffère pas entre les bouillies enrichies et non enrichies. Les teneurs en protéines des bouillies enrichies sont 2 fois plus élevées que celles de bouillies non enrichies. Les bouillies de fonio sont 5 fois plus riches en protéines que celles de mil (Tableau 6) Les teneurs en fer de la sauce sont 4 fois et 2 fois plus élevées que celles du riz et du Mbeulekhé. La biodisponibilité du Mbeulekhé est plus élevée même si la plus grande quantité de fer biodisponible est trouvée dans la sauce (Tableau 7)

Les teneurs en fer ne varient pas dans le mélange du couscous avec la sauce Mbuum. Cependant on note une amélioration de la teneur en fer, de le biodigestibilité du fer et des quantités de fer biodisponible avec ce mélange (Tableau 8)

Ces feuilles sont caractérisées par des teneurs élevées en calcium et faibles en fer. Les feuilles de Moringa Oleifera sont plus riches en protéines que les autres feuilles (Tableau 9).

Discussion

Le taux d’humidité des feuilles est comparable à celui trouvé par d’autres auteurs (1), il est de 74.70%. Les teneurs en protéines des produits de Moringa Oleifera trouvées dans l’étude sont le plus souvent supérieures à celles de plusieurs légumes et feuilles consommées en Afrique (14) et fait de Moringa Oleifera une véritable source de protéines végétales. Le fer oligoélément important est présent cependant la teneur en fer est faible mais n’est pas différente de celle d’autres légumes consommés en Afrique. Les quantités de fer trouvées dans les feuilles fraîches sont inférieures à celles trouvées par Toury et al.(1) ce qui est peut être dû à une différence de méthodologie de dosage. Les quantités de calcium trouvées dans notre étude sont inférieures à celles d écrites par Toury et al., ceci peut être dû à une différence de sol de culture de la plante. La poudre est plus concentrée en nutriments que les autres produits de Moringa Oleifera. Cependant le séchage entraîne souvent une perte importante d’éléments nutritifs comme les vitamines (A, C) et de plus de mauvaises conditions de séchage peuvent provoquer une contamination du produit.

Les bouillies (qui sont très diluées) ont de faibles teneurs en protéines qui augmentent avec l’addition de la poudre. Le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum ont des teneurs protéiques plus élevées que celles des bouillies du fait de l’existence de sources de protéines animales (poisson) dans ces plats.

La biodisponibilité du fer a été déterminée in vitro et la méthode utilisée peut permettre la comparaison la biodisponibilité de divers repas composés. C’est une amélioration des premières méthodes in vitro basées sur l’extraction du fer ionisable et cette amélioration se traduit par un ajustement graduel, progressif et reproductible du pH et une double digestion pepsique et pancréatique dans des conditions de pH correspondantes à celles de l’organisme où seul le fer soluble est pris en compte. La biodisponibilité du fer des plats étudiés est faible (souvent inférieur à 1%) malgré certaines teneurs relativement importantes de fer (bouillies de mil, couscous, poudre).

Ceci peut s’expliquer par l’existence du fer dit de contamination qui n’est pas biodisponible et qui est fréquent dans les repas des pays en développement(15),la contamination est liée aux conditions de préparation des aliments et peut aussi provenir de la poussière et du sol. Elle peut aussi résulter de longue préparation du couscous traditionnel mais aussi des ustensiles de cuisine (16).La faible biodisponibilité du fer peut aussi être due à l’action d’inhibiteurs de l’absorption du fer (polyphénols). La meilleure digestibilité du fer trouvée avec le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum peut être expliquée par la présence de protéines animales activatrices de l’absorption du fer .

Cook et al ont monté que le poisson est un activateur de l’absorption du fer (17). Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées sont faibles mais augmentent avec l’apport de produits de Moringa. L’addition d’une grande quantité de Moringa pourrait augmenter cette valeur mais changerait aussi les caractères organoleptiques des plats (couleur, goût) ce qui peut influer sur l’acceptabilité.

Conclusion

L’analyse de la composition chimique des différentes parties consommables de Moringa Oleifera fait apparaître des particularités d’un grand intérêt sur le plan nutritionnel. Cette plante est une importante ressource alimentaire pour les populations, notamment rurales. Les gousses quant à elles sont riches en lipides. Les teneurs en minéraux de Moringa Oleifera sont importantes, surtout en calcium et en fer et sa richesse en potassium, en sodium et en magnésium augmente ses qualités nutritionnelles.

La transformation des feuilles en poudre reste une bonne pratique pour une meilleure conservation du produit mais aussi pour une bonne concentration des nutriments. La biodisponibilité du fer dans la poudre et dans les plats enrichis ou non avec la poudre es très faible. Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées des repas sont la aussi faibles et ne peuvent pas couvrir les besoins des populations même si elles augmente avec l’apport de Moringa Oleifera. Nous avons noté un bon apport protéique et une bonne digestibilité des protéines avec l’adjonction de Moringa Oleifera. L’enrichissement des bouillies par de faibles quantités de poudre de Moringa Oleifera n’a pas d’influence notable sur la biodisponibilité du fer

En somme, L’apport de Moringa Oleifera dans les repas se manifeste par une augmentation des teneurs en fer et en protéique. Pour faire de Moringa Oleifera un moyen d’enrichissement d’aliment dans la lutte contre la malnutrition et l’anémie par carence en fer, il faut nécessairement améliorer la biodisponibilité de son fer (par un apport d’activateurs de l’absorption du fer tels que l’acide ascorbique, les produits animaux par exemple). Il faut aussi améliorer la qualité nutritionnelle des céréales utilisées (par torréfaction, cuisson, extrusion, fermentation notamment). Une revalorisation des produits de Moringa Oleifera passera nécessairement par une bonne sensibilisation des populations sur l’intérêt de la plante et l’exploitation des potentiels nutritionnels des gousses et des fleurs qui sont là peu consommés. Il faut aussi former les populations en vue d’une bonne transformation et une meilleure conservation des produits de Moringa Oleifera.

La comparaison de l’état nutritionnel entre deux cohortes d’enfants ne différant que par la consommation de Moringa Oleifera est nécessaire pour confirmer les qualités nutritionnelles de cette plante. Il est aussi important de déterminer la composition en acides aminés des protéines du nebeday et les teneurs en caroténoïdes.


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Description du Moringa Oleifera

RAIFORT ARBORESCENT
MORINGACEAE

Le Moringa est un petit arbre originaire d’Asie tropicale, naturalisĂ© et cultivĂ© dans de nombreux pays tropicaux.

C’est un arbre assez rĂ©sistant Ă  la sĂ©cheresse, facile Ă  cultiver, très commun aux Indes, dans tout le sud-est de l’Asie, aux Philippines, en Afrique. Il est Ă©galement prĂ©sent en AmĂ©rique du sud.

Son feuillage peu fourni mais élégant, est décoratif ; nombreuses fleurs blanches ; le fruit est une gousse persistant assez longtemps en forme de baguette de tambour (drumstick tree).

Les fleurs, les jeunes gousses, les rameaux et les feuilles sont comestibles après cuisson. La saveur de la racine est piquante et rappelle le raifort ou le gros radis, les graines donnent l’huile de Ben, mais c’est aussi une plante d’usage courant en mĂ©decine traditionnelle aux Indes.

MORINGA OLEIFERA

MORINGA OLEIFERA

Composition chimique et propriétés

Toutes les parties vĂ©gĂ©tatives contiennent un hĂ©tĂ©roside Ă  saveur piquante qui s’hydrolyse Ă  100 °C en prĂ©sence d’eau.

Le feuillage a une teneur très intéressante en protéines (assimilables à 90%) : 8 à 9% du poids humide, environ 25% du poids sec, en vitamine A (presque 2000 microgrammes pour 100g), en vitamine C (180 mg pour 100 g) et en vitamine B1 (220 microgrammes pour 100g).
Les feuilles contiennent aussi beaucoup de calcium, de fer et de potassium.

Rappelons que d’autres feuillages sont Ă©galement fort intĂ©ressants pour leur contenu en protĂ©ines, vitamines et minĂ©raux et leur facilitĂ© de culture, par exemple : les amarantes Amaranthus spsp, le chou canaque Hibiscus manihot, le manioc Manihot esculenta.

Une Ă©tude faite en ThaĂŻlande en 2007 montre que le moringa contient des substances antioxydantes qui font de plus baisser le taux de lipides sanguins, au total on observe une action anti-athĂ©romateuse. En effet, l’administration pendant 12 semaines d’un extrait de moringa chez des lapins artificiellement nourris pour ĂŞtre hypercholestĂ©rolĂ©miques provoque une baisse du taux de cholestĂ©rol sanguin qui s’accompagne d’une diminution d’environ 50 Ă  86% de la formation des plaques d’athĂ©rome. Un effet semblable Ă  celui des statines synthĂ©tiques.

Une étude japonaise de 2007 montre que la consommation de feuilles de Moringa améliore le diabète de rats naturellement diabétiques.
Les composés actifs semblent être des polyphénols très ubiquitaires et communs chez les végétaux : dérivés du quercétol, du kaemférol, la rutine et certains acides phénols (acide chlorogénique).

L’huile essentielle de feuilles et l’extrait hydro-alcoolique (Ă©thanol 70%) de graines sont actifs sur des dermatophytes communs.
Une Ă©tude chinoise de 2005 confirme le pouvoir antifongique de certains extraits de Moringa sur certains champignons parasites de la peau : Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Epidermophyton xoccosum et Microsporum canis. Par contre, l’extrait hydro-alcoolique de feuille n’est quasiment pas antifongique.

L’extrait mĂ©thanolique des feuilles produit chez la souris une lĂ©gère hypothermie qui potentialise les effets des barbituriques. C’est un dĂ©presseur du système nerveux central (SNC) qui, chez l’animal, provoque une certaine incoordination motrice, avec perte du tonus musculaire (myorelaxant), rĂ©duction de l’activitĂ© et de la curiositĂ© (recherche de nourriture, test du labyrinthe). Pour certains auteurs cet effet dĂ©pressif du SNC associĂ© Ă  l’hypothermie rappelle celui de la rĂ©serpine ou de la chlorpromazine.

Les graines renferment 15 Ă  35 % d’une huile comestible jaune claire, inodore et de saveur douce qui a la particularitĂ© de ne pas trop rancir et d’ĂŞtre très fluide.

Il semblerait que certaines populations Africaines utilisent traditionnellement la graine de moringa Ă©crasĂ©e pour purifier l’eau de boisson. Les tourteaux rĂ©sultant de l’extraction de l’huile sont Ă©galement utilisables pour clarifier et purifier l’eau. On sait maintenant que ce sont les protĂ©ines de la graine de moringa qui servent Ă  clarifier par coagulation les eaux turbides et qu’une fraction très particulière, le polypeptide “FLO” possède en plus une action antibactĂ©rienne très puissante.
Cet extrait de moringa est aussi efficace et moins cher que les sels d’aluminium utilisĂ©s pour clarifier et purifier l’eau.
Le peptide antimicrobien “FLO” est l’objet d’Ă©tudes : amĂ©lioration du pouvoir antimicrobien, production par gĂ©nie gĂ©nĂ©tique.

Utilisations

Les feuilles fraĂ®ches ou sèches sont un excellent complĂ©ment alimentaire particulièrement recommandĂ© chez l’enfant pour sa haute teneur en protĂ©ines assimilables. Des formules de bouillies infantiles ( cĂ©rĂ©ales locales, huile de palme, graines d’arachide, sel iodĂ© et fluorĂ©) ont Ă©tĂ© mises au point en Afrique contenant 10 Ă  20 % de poudre de feuilles de Moringa.
En Asie les feuilles et les jeunes gousses sont un aliment traditionnel très apprécié (cuisson courte comme des épinards ou des haricots verts).
La consommation rĂ©gulière de feuilles de Moringa oleifera est Ă  recommandĂ©e en cas de diabète lĂ©ger de type 2, d’hypercholestĂ©rolĂ©mie et d’athĂ©rome.

En mĂ©decine traditionnelle presque toutes les parties de l’arbre sont utilisĂ©es. Les feuilles lĂ©gèrement chauffĂ©es sont un traitement des fièvres “grippales”. Plus longuement cuites, elles sont nutritives, comme nous l’avons vu, et “rafraĂ®chissantes”, lĂ©gèrement antalgiques (douleurs musculaires, rhumatismales).
L’extrait aqueux est considĂ©rĂ© comme antifertilisant.

Le jus des feuilles fraîches, les feuilles froissées ou la racine écrasée sont révulsifs et servent : comme sinapismes dans les affections broncho-pulmonaires, comme antinévralgiques, écorce et feuilles broyées appliquées sur la tête (migraine, névralgie faciale) ou sur la région douloureuse, pour supprimer ou réduire la sécrétion lactée (montée de lait) en friction sur les seins.
On pourrait envisager d’inclure l’extrait mĂ©thanolique de feuilles dans des phytomĂ©dicaments visant Ă  traiter les cas d’anxiĂ©tĂ© avec agitation, et peut-ĂŞtre aussi pour calmer certaines douleurs migraineuses.

L’huile de ben (huile de graine), consommĂ©e aux Indes, a longtemps servi en horlogerie pour lubrifier ressorts et rouages et en parfumerie pour fixer les parfums par macĂ©ration ou enfleurage.

Clarification et purification de l’eau
Exemple 1 : PulvĂ©riser 50 grammes de graines de Moringa oleifera pour un litre d’eau douce Ă  traiter. Laisser en contact 30 minutes en agitant de temps en temps et filtrer.
Exemple 2 : prĂ©parer d’abord une suspension de 2 cuillerĂ©es Ă  cafĂ© de poudre de graines sèches de moringa dans 1/4 de litre d’eau claire ou bouillie, bien homogĂ©nĂ©iser, filtrer. Ajouter le filtrat Ă  20 litres d’eau Ă  traiter en remuant l’eau pendant une dizaine de minutes, puis laisser reposer.

Signalons qu’un autre moringa, Moringa stenopetala, originaire d’Ethiopie, possède des propriĂ©tĂ©s voisines : nutritionnelles, diĂ©tĂ©tiques, pharmacologiques et qu’on peut aussi l’utiliser pour purifier l’eau de boisson.


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La nutrition animale bénéficie beaucoup de l’adjonction de produits de Moringa bio. Les animaux sont des entités organiques, comme les humains.

Les mêmes principes s’appliquent à eux, surtout celui de la qualité de ce qui entre par devant, et de ce qui ressort par derrière. Lorsque des animaux sont élevés pour la boucherie, il y a un effet de multiplication : les animaux deviennent ce qu’ils mangent, et nous, en les mangeant,devenons ce que nous mangeons puisque nous sommes au bout de la chaîne alimentaire. Est-ce que les animaux domestiques et les animaux d’élevage pourraient manger tous deux des aliments sains ? Bien sûr que oui, et l’arbre Moringa devrait jouer un rôle important dans un changement majeur de mentalité, devenu nécessaire.

Le Moringa, autres utilisations

Toutes les parties de la plante peuvent être utilisées de diverses manières.

* Le jus des feuilles peut être utilisé comme fertilisant. Avec Moringa comme engrais, les plantes se développent mieux !* Le tourteau qui reste après extraction de l’huile des graines peut également être épan du comme engrais, et mélangé à la terre.

* Au Soudan, les graines en poudre sont supposées être meilleures et plus efficaces que des lamelles d’ocra pour traiter le miel d’abeilles ; on peut les utiliser sans les faire cuire et pour clarifier également le jus extrait de la canne à sucre. Les feuilles écrasées nettoieront les casseroles et les poêles dans la cuisine. Les Hausa et les Yoruba, au Nigeria, les utilisent même pour nettoyer les parois de leurs habitations.

* Le Moringa est utilisé dans l’apiculture.

* L’huile s’utilise pour la cuisson, pour fabriquer du savon, des cosmétiques, et pour les lampes.

* Traditionnellement, on l’utilise pour l’entretien de la maison, au Soudan et en Indonésie.

* On peut Ă©galement le faire pousser en haies, ou comme coupe-vent

* Il produit du bois comme combustible

* En Jamaïque, la sève s’utilise pour une coloration bleue.

* La pulpe de Moringa peut être transformée pour en faire du papier et de la corde.

* Le Moringa peut être ajouté à des produits de beauté pour la peau.

* On peut en faire du Biodiesel* C’est un nettoyant pour la maison. Les feuilles écrasées s’utilisent pour nettoyer les ustensiles de cuisson et même les parois.

* Un pesticide naturel : en enterrant les feuilles de Moringa dans la terre avant de planter, de smaladies des semences, dues à l’humidité, peuvent être évitées.


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Purification de l’eau grâce au Moringa

Les graines de Moringa écrasées (poudre) peuvent clarifier et en partie désinfecter l’eau pour l’usage domestique et faire baisser le nombre de bactéries pathogènes suffisamment pour la rendre potable et sûre.

La poudre de graines est très performante pour clarifier l’eau polluée et sale des rivières, par exemple. De plus, elle est antibactérienne, antifongique et antivirale. Des études ont montré que cette méthode simple de filtration diminue non seulement la pollution de l’eau mais aussi les bactéries pathogènes. La poudre agit sur les substances en suspension dans l’eau, qui précipitent au fond de l’eau. Ce traitement réduit également de 90-99% la contamination parles bactéries dans l’eau.L’usage des graines de Moringa pour purifier l’eau permet aux personnes qui l’utilisent de ne pas dépendre de méthodes occidentales chères. L’utilisation du Moringa remplace les produits chimiques, tels que le sulfate d’aluminium, dangereux pour les êtres humains et l’environnement, et qui coûtent cher.

L’eau de différentes provenances nécessitera différentes quantités de graines de Moringa parce que les impuretés ne sont pas les mêmes. Des expériences dans un bocal aideront à trouver la quantité nécessaire pour le traitement de l’eau.