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Ces crêpes à base de moringa biologique sont une source de protéines végétales et d’antioxydants. Elles sont également riches en fibres, vitamines A et E, fer, calcium et magnésium.

Ingrédients
– 1 verre de farine de blé complet
– 1 verre de lait sans lactose
– 1/4 de verre de pépites de chocolat amer
– 1 œuf
– 4 cuillères à soupe de moringa biologique
– 1 cuillère à soupe de cassonade
– 2 cuillères à thé de Baking Powder
– 1/4 de cuillère à thé de sel
– du sirop d’érable
– de l’huile en vaporisateur.

Crêpes au moringa biologique

Crêpes au moringa biologique

Préparation des crêpes
– Mélanger la farine, le sucre, le moringa biologique, le Baking Powder et le sel. Ajouter le lait, l’œuf et les pépites de chocolat. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
– Chauffer une poêle à revêtement antiadhésif. La pulvériser avec de l’huile en vaporisateur. Verser une petite louche de pâte et cuire une minute de chaque côté.
– Servir les crêpes avec une cuillère à soupe de sirop d’érable.

Temps de préparation et de cuisson : 20 minutes. Portions : 8.

Petit lexique

– Les protéines servent à réparer et maintenir en bon état les tissus.
– Les antioxydants aident à neutraliser tout composé nocif pour les cellules.
– Les fibres alimentaires sont indispensables au bon fonctionnement digestif.
– La vitamine A est essentielle pour la vision, pour renforcer la solidité des os, comme pour le maintien de la peau.
– La vitamine E joue un rôle dans la protection des membranes cellulaires. Elle a également des propriétés anti-inflammatoires.
– Le fer est essentiel pour lutter contre l’anémie.
– Le calcium est essentiel pour la minéralisation des os.
– Le magnésium aide à prévenir les maladies cardio-vasculaires et à réguler le taux de sucre dans le sang. Il aide également à la relaxation musculaire.


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Comment bien utiliser le Moringa ?

1- Faites bouillir des écorces de Moringa, et pendant 60 jours prenez un grand verre de l’effusion matin et soir, tout en mâchant une bouchée de l’écorce (crue) matin et soir.
2- Prenez la même écorce, les feuilles de moringa, les graines écrasez, faites une pâte que vous appliquez matin et soir sur la fistule extérieure pendant 60 jours.
3- N’oubliez pas, pour ceux qui ont des ostéites aux membres (jambes, tibia, bras etc) de recueillir de la poudre à base de coquille d’escargot sèche et d’appliquer aussi matin et soir. (Ne pas en avaler)

NB: Utilisez du Moringa Africain

Le Moringa Oleifera est originaire de l’Inde, dans les vallées au Sud de l’Himalaya. Aujourd’hui, on le retrouve tout le long de la zone tropicale et subtropicale.

Le Moringa, aussi appelé « Ne meurt jamais », peut croître aussi bien sur sol riche que sur sol pauvre et n’est que peu affecté par des conditions climatiques difficiles telles que la sècheresse.

Fleur de Moringa bio

Fleur de Moringa bio

Il croît rapidement lorsqu’il est semé ou coupé. Il peut également se régénérer par lui-même, après une coupe très sévère.
Les feuilles, les fruits, les graines, les racines, l’écorce mais aussi les fleurs possèdent chacun des vertus médicinales particulières.
Toutes ces utilisations n’ont pas encore été vérifiées par la Science, mais le Moringa est considéré comme un traitement contre l’anémie, la perte d’appétit et il augmente la lactation des femmes – les douleurs gastriques, l’ulcère à l’estomac, la diarrhée, la dysenterie, la colite et il peut être utilisé comme laxatif, purgatif et diurétique – les rhumes, bronchites, fièvre et maux de tête – les rhumatismes, les crampes musculaires, les bleus et ecchymoses – les infections cutanées, la gale, les mycoses, les piqûres
d’insectes.
Le Moringa peut être également utilisé dans certains cas de diabète pour stabiliser le taux de sucre et peut stabiliser la tension artérielle. En revanche, il ne faut jamais utiliser les racines ou l’écorce des racines pour les femmes enceintes.


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Qu’est-ce que le Moringa Oleifera bio ?

Le Moringa Oleifera est une plante d’origine Asiatique connue à travers le monde pour ses valeurs nutritives. Actuellement il se trouve partout dans le monde.
En Afrique et en RD Congo, le Moringa est cultivé partout, et il est vulgarisé par un projet « Congo Moringa » dont le siège est à Kinshasa.
Toutes les parties du Moringa (gousses, graines, feuilles) sont très indispensables à la santé.
Les feuilles et les gousses sont consommées comme légume. La poudre des feuilles peut être mélangée à tout les repas même dans la bouillie, les sauces et les légumes quotidiennement. Les feuilles et la poudre de Moringa aident particulièrement les enfants de 6 à 59 mois, les femmes enceintes et les femmes allaitantes.
Les enfants mangent les feuilles avec le bidia !

Comment cultiver le Moringa Oleifera ?

Le Moringa peut facilement pousser à partir des graines ou par bouture. Il est de culture facile adapté à toutes les saisons.
La culture par graines peut se faire directement dans le champ ou dans le sachet en plastique pour être transplantées après.
Dans une pépinière, les graines doivent être plantées par intervalle de 2 cm sur des lignes espacées de 20 cm l’une de l’autre.

Dans les gaines en plastique, la terre à utiliser doit être légère. On peut ajouter du fumier ou du compost si le sol est très pauvre. Mettre 2 ou 3 graines dans chaque gaine à un demi centimètre de profondeur.
Pour la production des gousses et des graines, les plantes peuvent être espacées de 3 mètres les unes des autres. Les gousses : Le Moringa fleurit et produit des gousses à l’age de 9 à 12 mois. S’il pleut toute l’année, le Moringa produira de manière continue.

La plantation par bouture donne une croissance rapide. Il est conseillé d’utiliser des tiges solides pour la culture par bouture. Les boutures ne doivent pas être des tiges à écorce verte. Elles peuvent avoir 45 cm à 1 m 50 de long et 4cm à 16cm de diamètre.
Enterrer le tiers de la plante (pour une bouture de 1m50, enterrer les 50 cm) et ne pas trop arroser.

Poudre de feuilles de Moringa bio

Poudre de feuilles de Moringa bio

Valeurs nutritives du Moringa Oleifera :

Les feuilles de Moringa contiennent des protéines de haute valeur biologique composée de tous les 9 acides aminés essentiels qu’on ne retrouve pas dans d’autres légumes et constituent le meilleur légume au niveau nutritionnel en RDC.
Les feuilles de Moringa sont mieux indiquées dans la prévention et le traitement de la malnutrition et certaines carences nutritionnelles.
Elles sont également riches vitamines A, C, B1, B2, B3, B6, B12, E, en fer et contiennent les autres minéraux tels que le zinc, phosphore, calcium, magnésium qui aident à la croissance de l’enfant, aux femmes enceintes et allaitantes et la santé des personnes vivant avec VIH/Sida.
Une cuillerée à soupe de la poudre de Moringa consommée 3 fois par jour couvre 42% de besoin de l’enfant en protéines, 310% en vitamine A, 125% en calcium, 41% en potassium et 71% en fer.
Les feuilles de Moringa renferment également 3 fois plus de fer que les épinards.
100g (1.5 tasse) de feuilles fraîches couvre 10 % des besoins journaliers en protéines chez la femme enceinte et allaitante et couvre 47% des besoins en fer et aident à combattre l’anémie chez la femme enceinte et la femme allaitante.

Préparation de la poudre de Moringa bio

On peut facilement préparer une poudre à partir des feuilles de Moringa que l’on peut mélanger aux différents repas :
– prendre les feuilles fraîches de Moringa et les lavez en l’eau propre
– sécher à l’abri du soleil (à l’intérieur de la maison de préférence), car la vitamine A est détruite par les rayons solaires ; garder les feuilles propres
– piler les feuilles en les tamisant et obtenir une poudre fine
– la poudre ainsi obtenue doit être conservée à l’abri du soleil ; de préférence dans un récipient en plastique bien fermé

Les graines du Moringa bio Oleifera offrent une réponse appropriée et très appréciable à la purification de l’eau.
La poudre et les tourteaux de graines de Moringa sont de puissants floculants ayant la faculté de clarifier et de purifier l’eau la plus trouble. La poudre d’une graine peut clarifier 1 litre d’eau quand l’eau est peu trouble ; 2 graines sont nécessaires quand l’eau est très trouble.

Moringa Oleifera : traitement naturel

Le Moringa Oleifera est aussi utilisé dans le monde entier dans le traitement naturel de diverses maladies. Au cours des dernières années, des recherches en laboratoire scientifique ont confirmé l’efficacité de certains usages :

Les feuilles, les gousses, les fleurs, les racines ont des propriétés thérapeutiques indispensables à la santé.

Les feuilles ainsi que la poudre des feuilles est un bon traitement et prévention contre la malnutrition, les carences en vitamines et minéraux, l’anémie ainsi que dans les cas de maux de tête, fièvre, les oedèmes et le rhumatisme.

Le suc des feuilles est utilisé pour stabiliser la tension artérielle, le taux de sucre dans le cas de diabète et dans certains cas de crise d’anxiété. Il est également utilisé pour traiter la diarrhée, la dysenterie et la colite
(inflammation du colon).

Les feuilles sont également utilisées contre les maux de tête, la bronchite, les infections urinaires, les infections des oreilles, des yeux et de la peau, le scorbut et la cataracte.
La consommation régulière augmente la lactation et prévienne l’anémie chez les femmes.


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Valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, étude de la biodisponibilité du fer

Résumé

Dans le but d’évaluer la valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, nous avons effectué l’analyse chimique de ses produits (les gousses fraîches, les feuilles fraîches, les fleurs fraîches, la poudre des feuilles). La biodisponibilité du fer de la poudre des feuilles de Moringa Oleifera ou Nébéday et de plats traditionnels sénégalais (bouillie de mil, de fonio, Ceere Mbuum) enrichis ou non avec la poudre a été aussi déterminée.

L’analyse chimique montre que les produits de Moringa Oleifera sont riches en protéines (feuilles, fleurs, poudre) et que les gousses sont plus riches en matières grasses et apportent plus d’énergie que les autres produits du Moringa. L’analyse des minéraux a montré que les produits de Moringa Oleifera sont riches en calcium pour les macronutriments et en fer pour les oligoéléments. La détermination de la biodisponibilité du fer de la poudre des feuilles et des plats enrichis avec la poudre montre une faible biodisponibilité. Ceci montre que le fer contenu dans la poudre des feuilles séchées pourrait provenir d’une contamination et/ ou de l’existence d’inhibiteurs de l’absorption du fer. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles augmente les teneurs en protéines et en fer (sauf pour la bouillie de mil).

En conclusion la poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines et en fer qui néanmoins reste peu biodisponible. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles améliore les teneurs en protéines mais influe peu sur le contenu en fer biodisponible.

Mots-clés : Moringa Oleifera, Biodisponibilité, fer, enrichissement, in vitro

Introduction

Originaire du Nord de l’Inde, le Moringa Oleifera est d’usage assez courant en médecine populaire et en alimentation dans les sociétés africaines et asiatiques (2). En effet ses feuilles sont communément consommées dans toute l’Afrique de l’Ouest. De nombreuses vertus sont conférées à cette plante (1,2) : médicinales (antidiarrhéique, hypotensive, bactéricide, laxative), purificatrice d’eau.
Au Sénégal, les feuilles sont généralement consommées cuites sous forme d’une sauce appelée Mbuum accompagnant le couscous à base de céréales composés de mil, maïs ou riz (cf. recettes du Sénégal du projet IPGRI Légumes feuilles). Les feuilles sont utilisées fraîches ou séchées et réduites en poudre. Des travaux antérieurs ont décrit la composition nutritionnelle de la plante (1).

En effet Toury et al qui ont analysé des feuilles fraîches de Moringa Oleifera de la région de Dakar donnent la composition suivante pour 100g : eau 74,7%, protéines 8.1%, lipides 0.6 %, glucides totaux 14.1%, cellulose 2,13%, cendres 2,5%, calcium 531mg, fer 11,7mg, vitamine C 220 mg, thiamine 0.23mg, riboflavine 0,77mg, niacine 2,66 mg et un équivalent vitamine A de 5000 µg/100g. La richesse des feuilles en certains éléments nutritifs, notamment en protéines, en calcium et en fer a conduit à introduire les produits du Moringa Oleifera dans leur programme de lutte contre la malnutrition.

C’est ainsi qu’en 1997 une ONG américaine en collaboration avec une ONG sénégalaise ont démarré un projet pilote dénommé « Projet de récupération nutritionnelle des enfants, des femmes enceintes et des femmes allaitantes. Une évaluation du projet en 1998, par des témoignages de la population et d’agents de santé montre une certaine efficacité de la poudre des feuilles de Moringa dans la prévention de la malnutrition et dans la récupération des enfants malnutris. Mais aucune étude scientifique n’avait étayer ces faits, d’où l’objet de cette étude.

La malnutrition et les carences associées en particulier l’anémie constitue l’un des plus grands problèmes de santé publique dans les zones les plus pauvres des pays en développement (3). Les causes de cette affection sont multiples mais surtout nutritionnelles caractérisée par un faible apport de facteurs hématopoïétiques (fer, vitamine B12, folates).

L’apport en fer des aliments des pays en développement ne permet pas de couvrir les besoins en fer des populations (7). Le type de régimes de ces pays et la faible biodisponibilité du fer dans l’alimentation liée à la présence de facteurs inhibiteurs de l’absorption du fer tels que les polyphénols, les phytates et les fibres constitue la principale entrave à la couverture des besoins en fer des populations (7-10). La valorisation de variétés végétales riches en micronutriments est une stratégie pour lutter contre les carences en micronutriments.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer la biodisponibilité du fer dans la poudre des feuilles de Moringa Oleifera et de plats enrichis avec cette poudre.

Les objectifs spécifiques sont :

1 – Déterminer la composition chimique des feuilles fraîches, des gousses fraîches, des fleurs fraîches et de la poudre des feuilles séchées,
2 – Evaluer l’apport en fer et en protéines de plats enrichis et non enrichis avec la poudre de Moringa Oleifera couramment consommés dans le sud du Sénégal,
3 – Mesurer la biodisponibilité en fer de la poudre et des plats.

Matériel et méthode

1. Les produits

Les différentes parties fraîches (gousses, fleurs, feuilles) de la plante étudiées ont été récoltées dans la région de Dakar sur différents arbres pour avoir des produits frais. Les produits frais ont été conservés à +4°C. Les dosages sont effectués sur la matière encore fraîche. La poudre est celle préparée par les populations de Casamance dans le cadre du projet de l’ONG sénégalaise. Elle est obtenue par pillage des feuilles séchées à l’abri d soleil, la poudre est conservée dans des sachets en plastique.

2. Les plats

a. les bouillies

Elles sont préparées avec deux céréales : le mil (Pennisetum thyphoides) et le fonio (Digitaria exilis).

Bouillie de fonio : 200g de fonio et 100g de poudre d’arachide sont cuites dans 1L d’eau de robinet, 60 g de sucre sont ajoutés en fin de la cuisson qui dure 20 mn.
Elle est enrichie avec 15g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera après cuisson.

Bouillie de mil : c’est une bouillie à base de farine de mil (50 g), de pâte d’arachide « Dégué » (50g). Elle est cuite pendant 25 mn avec 600 ml d’eau et est sucrée (30 g).
Elle est enrichie après cuisson avec 10 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera

b. Le Mbeulekhé
C’est un plat à base de riz et de sauce. La sauce est constituée de pâte d’arachide cuite « Dégué »(340 g) ,de poisson frais( 300 g),de poisson braisé,fumé et séché « kéthiakh » et de poisson fermenté séché »guedj » (5 g). L’ensemble est cuit avec 1,5 l d’eau additionnée d’oignon (5 g), d’huile de palme (10cuilléres à soupe, de piment et une pincée de sel. Elle est enrichie avec 30 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera.

Le riz cuit (1kg de cuit dans 1,5 l d’eau) est mélangé à la sauce dans un rapport ¼(sauce /riz). La cuisson dure 55 minutes.

c. Couscous de mil ou Ceere Mbuum en ouolof

Le couscous (Thiéré Mboum en woloff) est à base de mil (Pennisetum typhoides) souvent vendu dans les marchés sénégalais. La sauce Mbuum est constituée de feuilles fraîches de Moringa Oleifera (300 g) cuites pendant 65mn avec de la poudre de poisson fumé kéthiakh (200g) et de poudre d’arachide (300 g) dans 2,5 l d’eau. Un cube bouillon et une pincée de sel sont ajoutés à la sauce.

3. Composition chimique des produits de Moringa Oleifera

Les dosages ont été effectués selon les méthodes AOAC (12). Les échantillons analysés en triple pour les minéraux (calcium, fer, sodium, magnésium, zinc, potassium) et en double pour l’humidité, les protéines, les matières grasses ; les cendres et la cellulose.

– L’humidité : l’échantillon subit une dessiccation à l’étuve à 105°C pendant 4 heure et la différence de poids donne le taux d’humidité ;
Les protéines : elle sont dosées par la méthode de Kjeldahl ;
Les lipides : ils sont extraits par un solvant non miscible (n-hexane) dans un extracteur de type Soxhlet (Unid Tecator, System HT2 1045, Suède). Après évaporation du solvant et pesage de la capsule à l’étuve à 105°C pendant 30mn ; la différence de poids donne la teneur en lipide de l’échantillon
Les cendres : l’échantillon est carbonisé sur un bec bunsen puis incinéré dans un four à 600°C pendant 6 heures ;
La cellulose : l’échantillon bien broyé est mis dans un ballon et on y ajoute 50 ml d’acide sulfurique (H2SO4 0.3N).Chauffer pendant 30mn puis ajouter 25ml de soude (NaOH 1.5N) et chauffer pendant 25mn et ajouter 0.5g d’EDTA (Ethylène Diamine Tétra acétique) maintenir l’ébullition pendant 5mn.A la fin du chauffage, filtrer le mélange à travers un creuset filtrant de porosité 2, laver avec 3 portions de 50ml d’eau distillée ,25ml d’éthanol et 25ml d’acétone. Le creuset est ensuite séché à l’étuve à 130°C pendant 2 heures et refroidi au dessiccateur puis pes é. Il est enfin porté au four à 400°C pendant 2 heures pour incinération, puis pesé après refroidissement ;
– Les minéraux : minéralisation par voie sèche, les cendres obtenues contiennent les éléments majeurs (Na, Ca, Mg, K, etc.) et les oligo éléments (Fe, Zn, etc.). Ces minéraux ont été dosés par Spectrophotométrie d’Absorption Atomique avec un appareil de type Pelkin Elmer (PE 3110, Norwalk USA),

Les glucides sont calculés par différence. La valeur énergétique correspondant à l’énergie disponible est calculée à l’aide des coefficients spécifiques d’Atwater pour les protéines, les lipides et les glucides.

4. Biodisponibilité du fer

Elle a été déterminée par la méthode in vitro de Miller et al. (13) modifiée selon Kane et Miller (14). Elle consiste à simuler les conditions gastro- intestinales pour avoir des indications de l’absorption du fer au niveau intestinal. La mastication est remplacée par une homogénéisation. Il y a une double digestion pepsique et pancréatique. Les pH stomacal et intestinal sont respectés par ajustement progressif du pH pour avoir un pH 2 pour la digestion pepsique et un pH 6,7-7,2 pour la digestion pancréatique. L’utilisation du bain-marie agitant à 37°C permet à la fois de simuler les mouvements intestinaux et de respecter la température corporelle. La surface d’absorption intestinale est remplacée par des sacs à dialyse de diamètre 6000-8000 Ǻ (Spectra /Por membrane MWCO, California, USA).

a. Préparation des réactifs
Les réactifs utilisés sont :

– une solution d’hydrogénocarbonate de Sodium (Na HCO3) 0.1N ;
– une solution de hydroxyde de potassium (KOH) 0.5M ;
– une solution de chromagéne obtenue par dissolution de bathophénanthroline dans une solution d’acétate de sodium 2M ;
– un précipitant protéique préparé avec du TCA (acide trichloroacétique) et de l’hydrochlorure d’hydroxylamine ; hog stomach mucosa, Sigma, St Louis, Mo USA) et de l’acide chlorhydrique (HCL) 0.1N. ;
– une suspension pancréatine-bile (rapport 0,16) Les solutions d’étalonnage sont préparées à partir de la solution mère de fer (1g/L)

b.Prise d’essai et digestion pepsique
Après homogénéisation, une quantité suffisante est pesée pour obtenir 4 aliquotes de 20g à la fin de la digestion pepsique. Pour le blanc réactif, l’échantillon est remplacé par de l’eau déminéralisée. Une solution d’HCl 6N est ajoutée à l’aliment jusqu’à l’obtention du pH 2. Pour la digestion pepsique un volume de la solution de pepsine respectant le rapport 0,5g de pepsine pour 100 g d’aliment est ajouté dans l’Erlenmeyer contenant l’aliment à pH 2 puis incubé au Bain-marie agitant à 37°C pendant 2 heures . Après la digestion pepsine, 4 aliquotes de 20g sont prélevés. Les 3 vont être congelés pour la détermination du fer dialysable et le 4ème utilisé pour celle de l’acidité titrable obtenue par la mesure du volume de KOH nécessaire pour mener le pH du produit de digestion pepsique à 7,5.

Moringa Oleifera

Moringa Oleifera

c. digestion pancréatique

Dans chaque sac à dialyse est introduit un volume d’hydrogénocarbonate de sodium 0,1N égal au volume de KOH utilisé pour l’acidité titrable de l’échantillon correspondant puis on ajuste à 20ml avec de l’eau déminéralisée. Les sacs ont une longueur de 22 cm avec un nœud à chaque extrémité. Pendant la préparation de ces sacs, les 3 aliquotes sont décongelés dans un bain-marie à agitation à 37°C. Les sacs à dialyse sont placés sont placés chacun dans les Erlenmeyer et mis au bain-marie. A la 30ème minute ,5ml de la suspension pancréatine-bile sont ajoutés à chaque Erlenmeyer. Après 2H, les sacs à dialyse sont retirés à l’aide d’une baguette de verre, rincés et essuyés. Le volume de dialysat de chaque sac est mesuré à l’aide d’une éprouvette de 25ml.

Le traitement pour le développement de la couleur et la lecture : 2ml de chaque dialysat,2ml d’eau déminéralisée (blanc étalon) et 2ml de chaque étalon sont mis dans des tubes corex de 30ml dans lequel on ajoute 1ml de précipitant protéique. L’ensemble est mélangé au vortex et chauffé pendant 10mn dans un bain d’eau bouillante, puis refroidi. Le mélange est ensuite centrifugé (4000xg pendant 5mn à température ambiante), 2ml de surnageant sont ensuite mélangés à 1ml de solution de chromagéne .Après 10mn, faire la lecture de la densité optique au Spectrophotomètre à 535 nm.

De chaque absorbance de dialysat et à celle des étalons, il faut soustraire l’absorbance du blanc réactif. Le fer héminique contenu dans la sauce et le Mbuum provenant du poisson est calculé à partir des tables de composition alimentaire et soustrait du fer total. La formule suivante donne la biodisponibilité du fer dans l’aliment considéré.

Biodisponibilité (%) = quantité de fer dialysable / quantité totale de fer héminique x100

Fer susceptible d’être absorbé = quantité de fer non héminique x biodisponibilité

Résultats

1. Composition des produits de Moringa Oleifera

Les teneurs en macronutriments et en minéraux des produits de Moringa oleifera sont indiqués dans les tableaux 1, 2, 3 et 4.

Commentaires :

Les produits frais de Moringa Oleifera (feuilles, fleurs, gousses) sont très riches en eau avec des taux d’humidité supérieurs à 73%. La concentration de nutriments est faible dans les feuilles, les fleurs et les gousses fraîches. La transformation des feuilles fraîches en poudre diminue l’humidité et augmente la teneur en protéines. Ainsi la comparaison des teneurs en macronutriments de 100g de poudre et de 100g de feuilles fraîches montre 2 fois plus de protéines ,5 fois plus de lipides, 2 fois plus de cellulose et 5 fois plus de glucides( Tableau 1)

L’analyse des teneurs en nutriments de ces produits par rapport à la matière sèche montre que les macronutriments dominants sont les protéines pour les feuilles, les fleurs et la poudre des feuilles et les lipides pour les gousses. Les teneurs en protéines pour les gousses sont multipliées par 3 par rapport aux feuilles et par 2 par rapport aux fleurs. Les gousses sont très riches en matières grasses et en cellulose. La poudre est très riche en cendres, les taux de cendres des feuilles et celui des fleurs et gousses sont respectivement multipliés par 5 et 10 dans la poudre (Tableau 2)

Les teneurs en minéraux sont plus importantes dans la poudre des feuilles. Les produits frais n’ont pas des concentrations élevées en minéraux. La transformation des feuilles en poudre permet une concentration en minéraux. En effet, les teneurs en Ca, Na, K, Mg, Fe et Zn dans 100g de feuilles sont ainsi multipliées respectivement par 13, 3, 12, 13, 3, 6 (Tableau 3).

La poudre est riche en minéraux notamment en calcium, en potassium et en magnésium. La teneur en fer des gousses est très faible par rapport à celle des autres produits. Les teneurs en zinc des différentes parties de Moringa Oleifera sont faibles (Tableau 4).

La poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines avec une digestibilité de 56% et malgré sa teneur en fer assez importante, la biodisponibilité en fer est faible (2.2%) (Tableau 5)

2. Composition des plats

Les résultats des analyses sont indiqués dans les tableaux suivants (6,7) :

La teneur en fer et la quantité de fer biodisponible de la bouillie de fonio enrichie sont 2 fois plus élevées que celles de la bouillie non enrichie. La biodisponibilité du fer ne diffère pas entre les bouillies enrichies et non enrichies. Les teneurs en protéines des bouillies enrichies sont 2 fois plus élevées que celles de bouillies non enrichies. Les bouillies de fonio sont 5 fois plus riches en protéines que celles de mil (Tableau 6) Les teneurs en fer de la sauce sont 4 fois et 2 fois plus élevées que celles du riz et du Mbeulekhé. La biodisponibilité du Mbeulekhé est plus élevée même si la plus grande quantité de fer biodisponible est trouvée dans la sauce (Tableau 7)

Les teneurs en fer ne varient pas dans le mélange du couscous avec la sauce Mbuum. Cependant on note une amélioration de la teneur en fer, de le biodigestibilité du fer et des quantités de fer biodisponible avec ce mélange (Tableau 8)

Ces feuilles sont caractérisées par des teneurs élevées en calcium et faibles en fer. Les feuilles de Moringa Oleifera sont plus riches en protéines que les autres feuilles (Tableau 9).

Discussion

Le taux d’humidité des feuilles est comparable à celui trouvé par d’autres auteurs (1), il est de 74.70%. Les teneurs en protéines des produits de Moringa Oleifera trouvées dans l’étude sont le plus souvent supérieures à celles de plusieurs légumes et feuilles consommées en Afrique (14) et fait de Moringa Oleifera une véritable source de protéines végétales. Le fer oligoélément important est présent cependant la teneur en fer est faible mais n’est pas différente de celle d’autres légumes consommés en Afrique. Les quantités de fer trouvées dans les feuilles fraîches sont inférieures à celles trouvées par Toury et al.(1) ce qui est peut être dû à une différence de méthodologie de dosage. Les quantités de calcium trouvées dans notre étude sont inférieures à celles d écrites par Toury et al., ceci peut être dû à une différence de sol de culture de la plante. La poudre est plus concentrée en nutriments que les autres produits de Moringa Oleifera. Cependant le séchage entraîne souvent une perte importante d’éléments nutritifs comme les vitamines (A, C) et de plus de mauvaises conditions de séchage peuvent provoquer une contamination du produit.

Les bouillies (qui sont très diluées) ont de faibles teneurs en protéines qui augmentent avec l’addition de la poudre. Le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum ont des teneurs protéiques plus élevées que celles des bouillies du fait de l’existence de sources de protéines animales (poisson) dans ces plats.

La biodisponibilité du fer a été déterminée in vitro et la méthode utilisée peut permettre la comparaison la biodisponibilité de divers repas composés. C’est une amélioration des premières méthodes in vitro basées sur l’extraction du fer ionisable et cette amélioration se traduit par un ajustement graduel, progressif et reproductible du pH et une double digestion pepsique et pancréatique dans des conditions de pH correspondantes à celles de l’organisme où seul le fer soluble est pris en compte. La biodisponibilité du fer des plats étudiés est faible (souvent inférieur à 1%) malgré certaines teneurs relativement importantes de fer (bouillies de mil, couscous, poudre).

Ceci peut s’expliquer par l’existence du fer dit de contamination qui n’est pas biodisponible et qui est fréquent dans les repas des pays en développement(15),la contamination est liée aux conditions de préparation des aliments et peut aussi provenir de la poussière et du sol. Elle peut aussi résulter de longue préparation du couscous traditionnel mais aussi des ustensiles de cuisine (16).La faible biodisponibilité du fer peut aussi être due à l’action d’inhibiteurs de l’absorption du fer (polyphénols). La meilleure digestibilité du fer trouvée avec le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum peut être expliquée par la présence de protéines animales activatrices de l’absorption du fer .

Cook et al ont monté que le poisson est un activateur de l’absorption du fer (17). Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées sont faibles mais augmentent avec l’apport de produits de Moringa. L’addition d’une grande quantité de Moringa pourrait augmenter cette valeur mais changerait aussi les caractères organoleptiques des plats (couleur, goût) ce qui peut influer sur l’acceptabilité.

Conclusion

L’analyse de la composition chimique des différentes parties consommables de Moringa Oleifera fait apparaître des particularités d’un grand intérêt sur le plan nutritionnel. Cette plante est une importante ressource alimentaire pour les populations, notamment rurales. Les gousses quant à elles sont riches en lipides. Les teneurs en minéraux de Moringa Oleifera sont importantes, surtout en calcium et en fer et sa richesse en potassium, en sodium et en magnésium augmente ses qualités nutritionnelles.

La transformation des feuilles en poudre reste une bonne pratique pour une meilleure conservation du produit mais aussi pour une bonne concentration des nutriments. La biodisponibilité du fer dans la poudre et dans les plats enrichis ou non avec la poudre es très faible. Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées des repas sont la aussi faibles et ne peuvent pas couvrir les besoins des populations même si elles augmente avec l’apport de Moringa Oleifera. Nous avons noté un bon apport protéique et une bonne digestibilité des protéines avec l’adjonction de Moringa Oleifera. L’enrichissement des bouillies par de faibles quantités de poudre de Moringa Oleifera n’a pas d’influence notable sur la biodisponibilité du fer

En somme, L’apport de Moringa Oleifera dans les repas se manifeste par une augmentation des teneurs en fer et en protéique. Pour faire de Moringa Oleifera un moyen d’enrichissement d’aliment dans la lutte contre la malnutrition et l’anémie par carence en fer, il faut nécessairement améliorer la biodisponibilité de son fer (par un apport d’activateurs de l’absorption du fer tels que l’acide ascorbique, les produits animaux par exemple). Il faut aussi améliorer la qualité nutritionnelle des céréales utilisées (par torréfaction, cuisson, extrusion, fermentation notamment). Une revalorisation des produits de Moringa Oleifera passera nécessairement par une bonne sensibilisation des populations sur l’intérêt de la plante et l’exploitation des potentiels nutritionnels des gousses et des fleurs qui sont là peu consommés. Il faut aussi former les populations en vue d’une bonne transformation et une meilleure conservation des produits de Moringa Oleifera.

La comparaison de l’état nutritionnel entre deux cohortes d’enfants ne différant que par la consommation de Moringa Oleifera est nécessaire pour confirmer les qualités nutritionnelles de cette plante. Il est aussi important de déterminer la composition en acides aminés des protéines du nebeday et les teneurs en caroténoïdes.


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Recettes au Moringa bio

1. Sauce aux feuilles de Moringa bio en poudre
2. Pecadillo au Moringa bio
3. Gulay aux feuilles de Moringa bio
4. Curry aux gousses de Moringa bio et aux oignons
5. Moringa au riz et noix de coco
6. Galettes au Moringa bio (=cutlets)

1. Recette pour la sauce aux feuilles de Moringa bio en poudre

Ingrédients : 200 grammes (1/4 tasse) de beurre de cacahuètes
1 litre d’eau500 grammes de viande
25 grammes (3 cuillères à soupe) de feuilles de Moringa bio en poudre
1 oignon de taille moyenne, haché
2 gousses d’ailSel, poivre et poivre rose

Préparation : Chauffez l’eau avec la viande jusqu’à ébullition, faites bouillir durant 10 minutes, puis ajoutezle beurre de cacahuètes. Faites bouillir encore 15 minutes vigoureusement, sans couvercle.Ajoutez ensuite la poudre de Moringa bioet cuisez à nouveau durant 15 minutes. Ajoutez l’ail,l’oignon et les autres épices. Couvrez la casserole et faites cuire 15 min. à petit feu. Servezavec du riz, du millet ou du couscous

2. Peccadillo* au Moringa bio

Ingrédients : 2 cuillères à soupe de graisse ou d’huile, 4 cuillérées d’eau1 cuill. à café d’ail émincé, 2 cuill. à café de sel1 cuill. à soupe d’oignon émincé, une pointe de poivre1/2 tasse de tomates émincées, 1 tasse de viande hachée, cuite.3 tasses de feuilles de Moringa bio, lavées et triées

Préparation : Faites sauter l’ail, l’oignon et les tomates dans une grosse poêle à frire.Rajoutez la viande hachée, couvrez et faites mijoter 5 minutes à petit feu.Ajoutez l’eau et chauffez jusqu’à ébullition. Assaisonnez avec du sel et du poivre. Ajoutez les feuilles de Moringa bio, cuisez 5 minutes supplémentaires. Plat pour 6 personnes.

3. Gulay aux feuilles de Moringa bio*

Ingrédients : 1 tasse de lait de noix de coco, diluée avec 1 tasse d’eau1 tasse de poisson séché (cuit, émietté et frit dans 1 cuillère à soupe de graisse ou d’huile)2 gousses d’ail émincé1 oignon de taille moyenne coupé en rondelles, 1/8 cuill. à café de sel6 tasses de feuilles de Moringa, lavées et triées, 4 gousses de chili, écrasées

Préparation : Faites cuire le lait de coco avec le poisson émietté, l’ail et l’oignon durant 10 minutes.Ajoutez le sel, en remuant continuellement le mélange. Ajoutez les feuilles de Moringa bio et lepiment écrasé puis continuez la cuisson encore 5 minutes. Servez très chaud. Plat pour 6 personnes.

4. Curry aux gousses de Moringa bio aux oignons

Ingrédients
» 2-3 oignons finement hachés
» 1 cuill à café d’extrait de tamarin ou bien
» 1 tomate hachée» 1 brin de feuilles de curry
» sel à volonté

Assaisonnement
» 1/2 cuill à café de grains de moutarde
» 2 gousses de piment rouge coupées en petits morceaux / poudre de piment
» 2 cuill à soupe d’huile

Préparation
Coupez les gousses de Moringa bio en pièces de 2 à 3 cm de long. Faites chauffer l’huile dans une poêle et ajoutez l’assaisonnement. Lorsque les grains de moutarde cessent de grésiller,ajoutez les légumes découpés (sauf la tomate) et faites-les sauter à la poêle. Ajoutez le sel et la poudre de curcuma. Couvrez la poêle et laissez mijoter à petit feu. Remuez de temps en temps jusqu’à la fin de la cuisson.
Ajoutez la poudre de piment rouge et l’extrait de tamarin (la tomate hachée. Cuisez encore quelque temps. Servez avec du riz

5. Moringa bio au riz et noix de coco (Mulaga kaada Pindi koora)

Ingrédients : 4 ou 5 gousses 1/2 tasse de riz trempé dans de l’eau durant 4 h1/2 noix de coco4 piments rouges Sel à volonté

Assaisonnement
1/2 cuill. à café de haricots mungo
1/2 cuill. à café de grains de moutarde
1 piment rouge en petits morceaux
1-2 brins de feuilles de curry
1/2 cuill. à café d’huile.

Préparation
Lavez puis trempez le riz dans juste assez d’eau. Râpez la noix de coco et faites-en une pâte en y rajoutant le piment rouge et le riz trempé. Ajoutez le sel, le curcuma et diluez en rajoutant 2-4 tasses d’eau. Coupez les gousses dans des morceaux de 5-6 cm de longueur environ et faites-les cuire avec un peu de sel. Mettez de côté à la fin de la cuisson. Faites chauffer l’huile dans une casserole et ajouter les haricots mungo, la moutarde et le piment.Cuisez à petit feu en remuant tout le temps pour éviter la formation de grumeaux. Lorsque le plat est prêt (vérifiez la cuisson du riz), ajoutez les gousses et mélangez doucement pour ne pas endommager les gousses.Note: Assurez-vous que votre plat est bien cuit en y goûtant de temps en temps. Rajoutez davantage d’eau si nécessaire jusqu’à la fin de la cuisson.

6. Galettes aux gousses de Moringa bio

Ingrédients
»10-12 gousses fraîches, non pelées, coupées en morceaux entiers de 6 cm» 1 tasse de haricots mungo noirs (aussi connus sous haricots moong) rôtis, entiers» 5 morceaux de pain en grosses miettes» 1/2 tasse de fines miettes de pain pour la panure» 3-4 lamelles d’ail émincé» 1 morceau de gingembre d’environ 2,5 cm, râpé» 3-4 piments verts finement émincés» 1 gros oignon, grossièrement haché, saupoudré d’un peu de sel» 1 cuill. à soupe de feuilles de coriandre finement hachées

» 1/2 cuill. à café de condiment garam masala
» Sel à volonté
» Huile pour friture

Préparation : (temps de préparation 30 minutes)Cuisez les gousses dans beaucoup d’eau puis égouttez-les.Retirez-en la chair de l’intérieur, avec un couteau non aiguisé ou avec une cuillère.Laissez refroidir, puis mixez jusqu’à obtenir une pâte bien lisse.Faites revenir les haricots mungo légèrement jusqu’à ce qu’il prenne une teinte dorée.Mettez-le dans un mixer jusqu’à obtenir une poudre fine, mettez de côté.Enlevez l’excédent d’eau de l’oignon salé.Faites chauffer une cuill. d’huile Ajoutez l’ail, le gingembre, les piments verts, l’oignon et faites-les frire ; laissez ensuite refroidir un peu.Ajouter la pulpe des gousses, du sel, le garam masala, les feuilles de coriandre.Ajoutez ensuite le mungo mixé, et le pain émietté.Confectionnez des boulettes allongées, comme des « doigts », avec le mélange, roulez-les dans la panure.Refroidissez 10 minutes, puis roulez-les à nouveau dans la panure. Faites frire dans l’huile de friture très chaude jusqu’à ce qu’ils soient croustillants et dorés.Servez rapidement avec de la sauce, du chutney de tamarin ou du chutney vert.La recette est pour 15 galettes.Durée de conservation, non frit et réfrigéré : 1 jour.

Utilisations

Les feuilles fraîches ou sèches sont un excellent complément alimentaire particulièrement recommandé chez l’enfant pour sa haute teneur en protéines assimilables. Des formules de bouillies infantiles (céréales locales, huile de palme, graines d’arachide, sel iodé et fluoré) ont été mises au point en Afrique contenant 10 à 20 % de poudre de feuilles de Moringa bio.

En Asie les feuilles et les jeunes gousses sont un aliment traditionnel très apprécié (cuisson courte comme des épinards ou des haricots verts).La consommation régulière de feuilles de Moringa bio oleifera est à recommandée en cas de diabète léger de type 2, d’hyper cholestérolémie et d’athérome.En médecine traditionnelle presque toutes les parties de l’arbre sont utilisées.
Les feuilles légèrement chauffées sont un traitement des fièvres “grippales”. Plus longuement cuites, ellessont nutritives, comme nous l’avons vu, et “rafraîchissantes”, légèrement antalgiques(douleurs musculaires, rhumatismales).L’extrait aqueux est considéré comme antifertilisant.

Le jus des feuilles fraîches, les feuilles froissées ou la racine écrasée sont révulsifs et servent :
comme sinapismes dans les affections broncho-pulmonaires,

• comme antinévralgiques, écorce et feuilles broyées appliquées sur la tête (migraine,névralgie faciale) ou sur la région douloureuse,

pour supprimer ou réduire la sécrétion lactée (montée de lait) en friction sur les seins. On pourrait envisager d’inclure l’extrait méthanolique de feuilles dans des phytomédicaments visant à traiter les cas d’anxiété avec agitation, et peut-être aussi pour calmer certaines douleurs migraineuses.L’huile de ben (huile de graine), consommée aux Indes, a longtemps servi en horlogerie pour lubrifier ressorts et rouages et en parfumerie pour fixer les parfums par macération ou enfleurage.