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Valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, étude de la biodisponibilité du fer

Résumé

Dans le but d’Ă©valuer la valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, nous avons effectuĂ© l’analyse chimique de ses produits (les gousses fraĂźches, les feuilles fraĂźches, les fleurs fraĂźches, la poudre des feuilles). La biodisponibilitĂ© du fer de la poudre des feuilles de Moringa Oleifera ou NĂ©bĂ©day et de plats traditionnels sĂ©nĂ©galais (bouillie de mil, de fonio, Ceere Mbuum) enrichis ou non avec la poudre a Ă©tĂ© aussi dĂ©terminĂ©e.

L’analyse chimique montre que les produits de Moringa Oleifera sont riches en protĂ©ines (feuilles, fleurs, poudre) et que les gousses sont plus riches en matiĂšres grasses et apportent plus d’Ă©nergie que les autres produits du Moringa. L’analyse des minĂ©raux a montrĂ© que les produits de Moringa Oleifera sont riches en calcium pour les macronutriments et en fer pour les oligoĂ©lĂ©ments. La dĂ©termination de la biodisponibilitĂ© du fer de la poudre des feuilles et des plats enrichis avec la poudre montre une faible biodisponibilitĂ©. Ceci montre que le fer contenu dans la poudre des feuilles sĂ©chĂ©es pourrait provenir d’une contamination et/ ou de l’existence d’inhibiteurs de l’absorption du fer. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles augmente les teneurs en protĂ©ines et en fer (sauf pour la bouillie de mil).

En conclusion la poudre de Moringa Oleifera est riche en protĂ©ines et en fer qui nĂ©anmoins reste peu biodisponible. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles amĂ©liore les teneurs en protĂ©ines mais influe peu sur le contenu en fer biodisponible.

Mots-clés : Moringa Oleifera, Biodisponibilité, fer, enrichissement, in vitro

Introduction

Originaire du Nord de l’Inde, le Moringa Oleifera est d’usage assez courant en mĂ©decine populaire et en alimentation dans les sociĂ©tĂ©s africaines et asiatiques (2). En effet ses feuilles sont communĂ©ment consommĂ©es dans toute l’Afrique de l’Ouest. De nombreuses vertus sont confĂ©rĂ©es Ă  cette plante (1,2) : mĂ©dicinales (antidiarrhĂ©ique, hypotensive, bactĂ©ricide, laxative), purificatrice d’eau.
Au SĂ©nĂ©gal, les feuilles sont gĂ©nĂ©ralement consommĂ©es cuites sous forme d’une sauce appelĂ©e Mbuum accompagnant le couscous Ă  base de cĂ©rĂ©ales composĂ©s de mil, maĂŻs ou riz (cf. recettes du SĂ©nĂ©gal du projet IPGRI LĂ©gumes feuilles). Les feuilles sont utilisĂ©es fraĂźches ou sĂ©chĂ©es et rĂ©duites en poudre. Des travaux antĂ©rieurs ont dĂ©crit la composition nutritionnelle de la plante (1).

En effet Toury et al qui ont analysé des feuilles fraßches de Moringa Oleifera de la région de Dakar donnent la composition suivante pour 100g : eau 74,7%, protéines 8.1%, lipides 0.6 %, glucides totaux 14.1%, cellulose 2,13%, cendres 2,5%, calcium 531mg, fer 11,7mg, vitamine C 220 mg, thiamine 0.23mg, riboflavine 0,77mg, niacine 2,66 mg et un équivalent vitamine A de 5000 ”g/100g. La richesse des feuilles en certains éléments nutritifs, notamment en protéines, en calcium et en fer a conduit à introduire les produits du Moringa Oleifera dans leur programme de lutte contre la malnutrition.

C’est ainsi qu’en 1997 une ONG amĂ©ricaine en collaboration avec une ONG sĂ©nĂ©galaise ont dĂ©marrĂ© un projet pilote dĂ©nommĂ© « Projet de rĂ©cupĂ©ration nutritionnelle des enfants, des femmes enceintes et des femmes allaitantes. Une Ă©valuation du projet en 1998, par des tĂ©moignages de la population et d’agents de santĂ© montre une certaine efficacitĂ© de la poudre des feuilles de Moringa dans la prĂ©vention de la malnutrition et dans la rĂ©cupĂ©ration des enfants malnutris. Mais aucune Ă©tude scientifique n’avait Ă©tayer ces faits, d’oĂč l’objet de cette Ă©tude.

La malnutrition et les carences associĂ©es en particulier l’anĂ©mie constitue l’un des plus grands problĂšmes de santĂ© publique dans les zones les plus pauvres des pays en dĂ©veloppement (3). Les causes de cette affection sont multiples mais surtout nutritionnelles caractĂ©risĂ©e par un faible apport de facteurs hĂ©matopoĂŻĂ©tiques (fer, vitamine B12, folates).

L’apport en fer des aliments des pays en dĂ©veloppement ne permet pas de couvrir les besoins en fer des populations (7). Le type de rĂ©gimes de ces pays et la faible biodisponibilitĂ© du fer dans l’alimentation liĂ©e Ă  la prĂ©sence de facteurs inhibiteurs de l’absorption du fer tels que les polyphĂ©nols, les phytates et les fibres constitue la principale entrave Ă  la couverture des besoins en fer des populations (7-10). La valorisation de variĂ©tĂ©s vĂ©gĂ©tales riches en micronutriments est une stratĂ©gie pour lutter contre les carences en micronutriments.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer la biodisponibilitĂ© du fer dans la poudre des feuilles de Moringa Oleifera et de plats enrichis avec cette poudre.

Les objectifs spécifiques sont :

1 – DĂ©terminer la composition chimique des feuilles fraĂźches, des gousses fraĂźches, des fleurs fraĂźches et de la poudre des feuilles sĂ©chĂ©es,
2 – Evaluer l’apport en fer et en protĂ©ines de plats enrichis et non enrichis avec la poudre de Moringa Oleifera couramment consommĂ©s dans le sud du SĂ©nĂ©gal,
3 – Mesurer la biodisponibilitĂ© en fer de la poudre et des plats.

Matériel et méthode

1. Les produits

Les diffĂ©rentes parties fraĂźches (gousses, fleurs, feuilles) de la plante Ă©tudiĂ©es ont Ă©tĂ© rĂ©coltĂ©es dans la rĂ©gion de Dakar sur diffĂ©rents arbres pour avoir des produits frais. Les produits frais ont Ă©tĂ© conservĂ©s Ă  +4°C. Les dosages sont effectuĂ©s sur la matiĂšre encore fraĂźche. La poudre est celle prĂ©parĂ©e par les populations de Casamance dans le cadre du projet de l’ONG sĂ©nĂ©galaise. Elle est obtenue par pillage des feuilles sĂ©chĂ©es Ă  l’abri d soleil, la poudre est conservĂ©e dans des sachets en plastique.

2. Les plats

a. les bouillies

Elles sont préparées avec deux céréales : le mil (Pennisetum thyphoides) et le fonio (Digitaria exilis).

Bouillie de fonio : 200g de fonio et 100g de poudre d’arachide sont cuites dans 1L d’eau de robinet, 60 g de sucre sont ajoutĂ©s en fin de la cuisson qui dure 20 mn.
Elle est enrichie avec 15g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera aprĂšs cuisson.

Bouillie de mil : c’est une bouillie Ă  base de farine de mil (50 g), de pĂąte d’arachide « DĂ©guĂ© » (50g). Elle est cuite pendant 25 mn avec 600 ml d’eau et est sucrĂ©e (30 g).
Elle est enrichie aprĂšs cuisson avec 10 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera

b. Le Mbeulekhé
C’est un plat Ă  base de riz et de sauce. La sauce est constituĂ©e de pĂąte d’arachide cuite « DĂ©guĂ© »(340 g) ,de poisson frais( 300 g),de poisson braisĂ©,fumĂ© et sĂ©chĂ© « kĂ©thiakh » et de poisson fermentĂ© sĂ©chĂ© »guedj » (5 g). L’ensemble est cuit avec 1,5 l d’eau additionnĂ©e d’oignon (5 g), d’huile de palme (10cuillĂ©res Ă  soupe, de piment et une pincĂ©e de sel. Elle est enrichie avec 30 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera.

Le riz cuit (1kg de cuit dans 1,5 l d’eau) est mĂ©langĂ© Ă  la sauce dans un rapport ÂŒ(sauce /riz). La cuisson dure 55 minutes.

c. Couscous de mil ou Ceere Mbuum en ouolof

Le couscous (ThiĂ©rĂ© Mboum en woloff) est Ă  base de mil (Pennisetum typhoides) souvent vendu dans les marchĂ©s sĂ©nĂ©galais. La sauce Mbuum est constituĂ©e de feuilles fraĂźches de Moringa Oleifera (300 g) cuites pendant 65mn avec de la poudre de poisson fumĂ© kĂ©thiakh (200g) et de poudre d’arachide (300 g) dans 2,5 l d’eau. Un cube bouillon et une pincĂ©e de sel sont ajoutĂ©s Ă  la sauce.

3. Composition chimique des produits de Moringa Oleifera

Les dosages ont Ă©tĂ© effectuĂ©s selon les mĂ©thodes AOAC (12). Les Ă©chantillons analysĂ©s en triple pour les minĂ©raux (calcium, fer, sodium, magnĂ©sium, zinc, potassium) et en double pour l’humiditĂ©, les protĂ©ines, les matiĂšres grasses ; les cendres et la cellulose.

– L’humiditĂ© : l’échantillon subit une dessiccation Ă  l’étuve Ă  105°C pendant 4 heure et la diffĂ©rence de poids donne le taux d’humiditĂ© ;
Les protéines : elle sont dosées par la méthode de Kjeldahl ;
Les lipides : ils sont extraits par un solvant non miscible (n-hexane) dans un extracteur de type Soxhlet (Unid Tecator, System HT2 1045, SuĂšde). AprĂšs Ă©vaporation du solvant et pesage de la capsule Ă  l’étuve Ă  105°C pendant 30mn ; la diffĂ©rence de poids donne la teneur en lipide de l’échantillon
Les cendres : l’échantillon est carbonisĂ© sur un bec bunsen puis incinĂ©rĂ© dans un four Ă  600°C pendant 6 heures ;
La cellulose : l’échantillon bien broyĂ© est mis dans un ballon et on y ajoute 50 ml d’acide sulfurique (H2SO4 0.3N).Chauffer pendant 30mn puis ajouter 25ml de soude (NaOH 1.5N) et chauffer pendant 25mn et ajouter 0.5g d’EDTA (EthylĂšne Diamine TĂ©tra acĂ©tique) maintenir l’ébullition pendant 5mn.A la fin du chauffage, filtrer le mĂ©lange Ă  travers un creuset filtrant de porositĂ© 2, laver avec 3 portions de 50ml d’eau distillĂ©e ,25ml d’éthanol et 25ml d’acĂ©tone. Le creuset est ensuite sĂ©chĂ© Ă  l’étuve Ă  130°C pendant 2 heures et refroidi au dessiccateur puis pes Ă©. Il est enfin portĂ© au four Ă  400°C pendant 2 heures pour incinĂ©ration, puis pesĂ© aprĂšs refroidissement ;
– Les minĂ©raux : minĂ©ralisation par voie sĂšche, les cendres obtenues contiennent les Ă©lĂ©ments majeurs (Na, Ca, Mg, K, etc.) et les oligo Ă©lĂ©ments (Fe, Zn, etc.). Ces minĂ©raux ont Ă©tĂ© dosĂ©s par SpectrophotomĂ©trie d’Absorption Atomique avec un appareil de type Pelkin Elmer (PE 3110, Norwalk USA),

Les glucides sont calculĂ©s par diffĂ©rence. La valeur Ă©nergĂ©tique correspondant Ă  l’énergie disponible est calculĂ©e Ă  l’aide des coefficients spĂ©cifiques d’Atwater pour les protĂ©ines, les lipides et les glucides.

4. Biodisponibilité du fer

Elle a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e par la mĂ©thode in vitro de Miller et al. (13) modifiĂ©e selon Kane et Miller (14). Elle consiste Ă  simuler les conditions gastro- intestinales pour avoir des indications de l’absorption du fer au niveau intestinal. La mastication est remplacĂ©e par une homogĂ©nĂ©isation. Il y a une double digestion pepsique et pancrĂ©atique. Les pH stomacal et intestinal sont respectĂ©s par ajustement progressif du pH pour avoir un pH 2 pour la digestion pepsique et un pH 6,7-7,2 pour la digestion pancrĂ©atique. L’utilisation du bain-marie agitant Ă  37°C permet Ă  la fois de simuler les mouvements intestinaux et de respecter la tempĂ©rature corporelle. La surface d’absorption intestinale est remplacĂ©e par des sacs Ă  dialyse de diamĂštre 6000-8000 Çș (Spectra /Por membrane MWCO, California, USA).

a. Préparation des réactifs
Les réactifs utilisés sont :

– une solution d’hydrogĂ©nocarbonate de Sodium (Na HCO3) 0.1N ;
– une solution de hydroxyde de potassium (KOH) 0.5M ;
– une solution de chromagĂ©ne obtenue par dissolution de bathophĂ©nanthroline dans une solution d’acĂ©tate de sodium 2M ;
– un prĂ©cipitant protĂ©ique prĂ©parĂ© avec du TCA (acide trichloroacĂ©tique) et de l’hydrochlorure d’hydroxylamine ; hog stomach mucosa, Sigma, St Louis, Mo USA) et de l’acide chlorhydrique (HCL) 0.1N. ;
– une suspension pancrĂ©atine-bile (rapport 0,16) Les solutions d’étalonnage sont prĂ©parĂ©es Ă  partir de la solution mĂšre de fer (1g/L)

b.Prise d’essai et digestion pepsique
AprĂšs homogĂ©nĂ©isation, une quantitĂ© suffisante est pesĂ©e pour obtenir 4 aliquotes de 20g Ă  la fin de la digestion pepsique. Pour le blanc rĂ©actif, l’échantillon est remplacĂ© par de l’eau dĂ©minĂ©ralisĂ©e. Une solution d’HCl 6N est ajoutĂ©e Ă  l’aliment jusqu’à l’obtention du pH 2. Pour la digestion pepsique un volume de la solution de pepsine respectant le rapport 0,5g de pepsine pour 100 g d’aliment est ajoutĂ© dans l’Erlenmeyer contenant l’aliment Ă  pH 2 puis incubĂ© au Bain-marie agitant Ă  37°C pendant 2 heures . AprĂšs la digestion pepsine, 4 aliquotes de 20g sont prĂ©levĂ©s. Les 3 vont ĂȘtre congelĂ©s pour la dĂ©termination du fer dialysable et le 4Ăšme utilisĂ© pour celle de l’aciditĂ© titrable obtenue par la mesure du volume de KOH nĂ©cessaire pour mener le pH du produit de digestion pepsique Ă  7,5.

Moringa Oleifera

Moringa Oleifera

c. digestion pancréatique

Dans chaque sac Ă  dialyse est introduit un volume d’hydrogĂ©nocarbonate de sodium 0,1N Ă©gal au volume de KOH utilisĂ© pour l’aciditĂ© titrable de l’échantillon correspondant puis on ajuste Ă  20ml avec de l’eau dĂ©minĂ©ralisĂ©e. Les sacs ont une longueur de 22 cm avec un nƓud Ă  chaque extrĂ©mitĂ©. Pendant la prĂ©paration de ces sacs, les 3 aliquotes sont dĂ©congelĂ©s dans un bain-marie Ă  agitation Ă  37°C. Les sacs Ă  dialyse sont placĂ©s sont placĂ©s chacun dans les Erlenmeyer et mis au bain-marie. A la 30Ăšme minute ,5ml de la suspension pancrĂ©atine-bile sont ajoutĂ©s Ă  chaque Erlenmeyer. AprĂšs 2H, les sacs Ă  dialyse sont retirĂ©s Ă  l’aide d’une baguette de verre, rincĂ©s et essuyĂ©s. Le volume de dialysat de chaque sac est mesurĂ© Ă  l’aide d’une Ă©prouvette de 25ml.

Le traitement pour le dĂ©veloppement de la couleur et la lecture : 2ml de chaque dialysat,2ml d’eau dĂ©minĂ©ralisĂ©e (blanc Ă©talon) et 2ml de chaque Ă©talon sont mis dans des tubes corex de 30ml dans lequel on ajoute 1ml de prĂ©cipitant protĂ©ique. L’ensemble est mĂ©langĂ© au vortex et chauffĂ© pendant 10mn dans un bain d’eau bouillante, puis refroidi. Le mĂ©lange est ensuite centrifugĂ© (4000xg pendant 5mn Ă  tempĂ©rature ambiante), 2ml de surnageant sont ensuite mĂ©langĂ©s Ă  1ml de solution de chromagĂ©ne .AprĂšs 10mn, faire la lecture de la densitĂ© optique au SpectrophotomĂštre Ă  535 nm.

De chaque absorbance de dialysat et Ă  celle des Ă©talons, il faut soustraire l’absorbance du blanc rĂ©actif. Le fer hĂ©minique contenu dans la sauce et le Mbuum provenant du poisson est calculĂ© Ă  partir des tables de composition alimentaire et soustrait du fer total. La formule suivante donne la biodisponibilitĂ© du fer dans l’aliment considĂ©rĂ©.

Biodisponibilité (%) = quantité de fer dialysable / quantité totale de fer héminique x100

Fer susceptible d’ĂȘtre absorbĂ© = quantitĂ© de fer non hĂ©minique x biodisponibilitĂ©

RĂ©sultats

1. Composition des produits de Moringa Oleifera

Les teneurs en macronutriments et en minéraux des produits de Moringa oleifera sont indiqués dans les tableaux 1, 2, 3 et 4.

Commentaires :

Les produits frais de Moringa Oleifera (feuilles, fleurs, gousses) sont trĂšs riches en eau avec des taux d’humiditĂ© supĂ©rieurs Ă  73%. La concentration de nutriments est faible dans les feuilles, les fleurs et les gousses fraĂźches. La transformation des feuilles fraĂźches en poudre diminue l’humiditĂ© et augmente la teneur en protĂ©ines. Ainsi la comparaison des teneurs en macronutriments de 100g de poudre et de 100g de feuilles fraĂźches montre 2 fois plus de protĂ©ines ,5 fois plus de lipides, 2 fois plus de cellulose et 5 fois plus de glucides( Tableau 1)

L’analyse des teneurs en nutriments de ces produits par rapport Ă  la matiĂšre sĂšche montre que les macronutriments dominants sont les protĂ©ines pour les feuilles, les fleurs et la poudre des feuilles et les lipides pour les gousses. Les teneurs en protĂ©ines pour les gousses sont multipliĂ©es par 3 par rapport aux feuilles et par 2 par rapport aux fleurs. Les gousses sont trĂšs riches en matiĂšres grasses et en cellulose. La poudre est trĂšs riche en cendres, les taux de cendres des feuilles et celui des fleurs et gousses sont respectivement multipliĂ©s par 5 et 10 dans la poudre (Tableau 2)

Les teneurs en minĂ©raux sont plus importantes dans la poudre des feuilles. Les produits frais n’ont pas des concentrations Ă©levĂ©es en minĂ©raux. La transformation des feuilles en poudre permet une concentration en minĂ©raux. En effet, les teneurs en Ca, Na, K, Mg, Fe et Zn dans 100g de feuilles sont ainsi multipliĂ©es respectivement par 13, 3, 12, 13, 3, 6 (Tableau 3).

La poudre est riche en minéraux notamment en calcium, en potassium et en magnésium. La teneur en fer des gousses est trÚs faible par rapport à celle des autres produits. Les teneurs en zinc des différentes parties de Moringa Oleifera sont faibles (Tableau 4).

La poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines avec une digestibilité de 56% et malgré sa teneur en fer assez importante, la biodisponibilité en fer est faible (2.2%) (Tableau 5)

2. Composition des plats

Les résultats des analyses sont indiqués dans les tableaux suivants (6,7) :

La teneur en fer et la quantitĂ© de fer biodisponible de la bouillie de fonio enrichie sont 2 fois plus Ă©levĂ©es que celles de la bouillie non enrichie. La biodisponibilitĂ© du fer ne diffĂšre pas entre les bouillies enrichies et non enrichies. Les teneurs en protĂ©ines des bouillies enrichies sont 2 fois plus Ă©levĂ©es que celles de bouillies non enrichies. Les bouillies de fonio sont 5 fois plus riches en protĂ©ines que celles de mil (Tableau 6) Les teneurs en fer de la sauce sont 4 fois et 2 fois plus Ă©levĂ©es que celles du riz et du MbeulekhĂ©. La biodisponibilitĂ© du MbeulekhĂ© est plus Ă©levĂ©e mĂȘme si la plus grande quantitĂ© de fer biodisponible est trouvĂ©e dans la sauce (Tableau 7)

Les teneurs en fer ne varient pas dans le mélange du couscous avec la sauce Mbuum. Cependant on note une amélioration de la teneur en fer, de le biodigestibilité du fer et des quantités de fer biodisponible avec ce mélange (Tableau 8)

Ces feuilles sont caractérisées par des teneurs élevées en calcium et faibles en fer. Les feuilles de Moringa Oleifera sont plus riches en protéines que les autres feuilles (Tableau 9).

Discussion

Le taux d’humiditĂ© des feuilles est comparable Ă  celui trouvĂ© par d’autres auteurs (1), il est de 74.70%. Les teneurs en protĂ©ines des produits de Moringa Oleifera trouvĂ©es dans l’étude sont le plus souvent supĂ©rieures Ă  celles de plusieurs lĂ©gumes et feuilles consommĂ©es en Afrique (14) et fait de Moringa Oleifera une vĂ©ritable source de protĂ©ines vĂ©gĂ©tales. Le fer oligoĂ©lĂ©ment important est prĂ©sent cependant la teneur en fer est faible mais n’est pas diffĂ©rente de celle d’autres lĂ©gumes consommĂ©s en Afrique. Les quantitĂ©s de fer trouvĂ©es dans les feuilles fraĂźches sont infĂ©rieures Ă  celles trouvĂ©es par Toury et al.(1) ce qui est peut ĂȘtre dĂ» Ă  une diffĂ©rence de mĂ©thodologie de dosage. Les quantitĂ©s de calcium trouvĂ©es dans notre Ă©tude sont infĂ©rieures Ă  celles d Ă©crites par Toury et al., ceci peut ĂȘtre dĂ» Ă  une diffĂ©rence de sol de culture de la plante. La poudre est plus concentrĂ©e en nutriments que les autres produits de Moringa Oleifera. Cependant le sĂ©chage entraĂźne souvent une perte importante d’élĂ©ments nutritifs comme les vitamines (A, C) et de plus de mauvaises conditions de sĂ©chage peuvent provoquer une contamination du produit.

Les bouillies (qui sont trĂšs diluĂ©es) ont de faibles teneurs en protĂ©ines qui augmentent avec l’addition de la poudre. Le MbeulekhĂ© et le ThiĂ©rĂ© Mbuum ont des teneurs protĂ©iques plus Ă©levĂ©es que celles des bouillies du fait de l’existence de sources de protĂ©ines animales (poisson) dans ces plats.

La biodisponibilitĂ© du fer a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e in vitro et la mĂ©thode utilisĂ©e peut permettre la comparaison la biodisponibilitĂ© de divers repas composĂ©s. C’est une amĂ©lioration des premiĂšres mĂ©thodes in vitro basĂ©es sur l’extraction du fer ionisable et cette amĂ©lioration se traduit par un ajustement graduel, progressif et reproductible du pH et une double digestion pepsique et pancrĂ©atique dans des conditions de pH correspondantes Ă  celles de l’organisme oĂč seul le fer soluble est pris en compte. La biodisponibilitĂ© du fer des plats Ă©tudiĂ©s est faible (souvent infĂ©rieur Ă  1%) malgrĂ© certaines teneurs relativement importantes de fer (bouillies de mil, couscous, poudre).

Ceci peut s’expliquer par l’existence du fer dit de contamination qui n’est pas biodisponible et qui est frĂ©quent dans les repas des pays en dĂ©veloppement(15),la contamination est liĂ©e aux conditions de prĂ©paration des aliments et peut aussi provenir de la poussiĂšre et du sol. Elle peut aussi rĂ©sulter de longue prĂ©paration du couscous traditionnel mais aussi des ustensiles de cuisine (16).La faible biodisponibilitĂ© du fer peut aussi ĂȘtre due Ă  l’action d’inhibiteurs de l’absorption du fer (polyphĂ©nols). La meilleure digestibilitĂ© du fer trouvĂ©e avec le MbeulekhĂ© et le ThiĂ©rĂ© Mbuum peut ĂȘtre expliquĂ©e par la prĂ©sence de protĂ©ines animales activatrices de l’absorption du fer .

Cook et al ont montĂ© que le poisson est un activateur de l’absorption du fer (17). Les quantitĂ©s de fer susceptibles d’ĂȘtre absorbĂ©es sont faibles mais augmentent avec l’apport de produits de Moringa. L’addition d’une grande quantitĂ© de Moringa pourrait augmenter cette valeur mais changerait aussi les caractĂšres organoleptiques des plats (couleur, goĂ»t) ce qui peut influer sur l’acceptabilitĂ©.

Conclusion

L’analyse de la composition chimique des diffĂ©rentes parties consommables de Moringa Oleifera fait apparaĂźtre des particularitĂ©s d’un grand intĂ©rĂȘt sur le plan nutritionnel. Cette plante est une importante ressource alimentaire pour les populations, notamment rurales. Les gousses quant Ă  elles sont riches en lipides. Les teneurs en minĂ©raux de Moringa Oleifera sont importantes, surtout en calcium et en fer et sa richesse en potassium, en sodium et en magnĂ©sium augmente ses qualitĂ©s nutritionnelles.

La transformation des feuilles en poudre reste une bonne pratique pour une meilleure conservation du produit mais aussi pour une bonne concentration des nutriments. La biodisponibilitĂ© du fer dans la poudre et dans les plats enrichis ou non avec la poudre es trĂšs faible. Les quantitĂ©s de fer susceptibles d’ĂȘtre absorbĂ©es des repas sont la aussi faibles et ne peuvent pas couvrir les besoins des populations mĂȘme si elles augmente avec l’apport de Moringa Oleifera. Nous avons notĂ© un bon apport protĂ©ique et une bonne digestibilitĂ© des protĂ©ines avec l’adjonction de Moringa Oleifera. L’enrichissement des bouillies par de faibles quantitĂ©s de poudre de Moringa Oleifera n’a pas d’influence notable sur la biodisponibilitĂ© du fer

En somme, L’apport de Moringa Oleifera dans les repas se manifeste par une augmentation des teneurs en fer et en protĂ©ique. Pour faire de Moringa Oleifera un moyen d’enrichissement d’aliment dans la lutte contre la malnutrition et l’anĂ©mie par carence en fer, il faut nĂ©cessairement amĂ©liorer la biodisponibilitĂ© de son fer (par un apport d’activateurs de l’absorption du fer tels que l’acide ascorbique, les produits animaux par exemple). Il faut aussi amĂ©liorer la qualitĂ© nutritionnelle des cĂ©rĂ©ales utilisĂ©es (par torrĂ©faction, cuisson, extrusion, fermentation notamment). Une revalorisation des produits de Moringa Oleifera passera nĂ©cessairement par une bonne sensibilisation des populations sur l’intĂ©rĂȘt de la plante et l’exploitation des potentiels nutritionnels des gousses et des fleurs qui sont lĂ  peu consommĂ©s. Il faut aussi former les populations en vue d’une bonne transformation et une meilleure conservation des produits de Moringa Oleifera.

La comparaison de l’état nutritionnel entre deux cohortes d’enfants ne diffĂ©rant que par la consommation de Moringa Oleifera est nĂ©cessaire pour confirmer les qualitĂ©s nutritionnelles de cette plante. Il est aussi important de dĂ©terminer la composition en acides aminĂ©s des protĂ©ines du nebeday et les teneurs en carotĂ©noĂŻdes.


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Description du Moringa Oleifera

RAIFORT ARBORESCENT
MORINGACEAE

Le Moringa est un petit arbre originaire d’Asie tropicale, naturalisĂ© et cultivĂ© dans de nombreux pays tropicaux.

C’est un arbre assez rĂ©sistant Ă  la sĂ©cheresse, facile Ă  cultiver, trĂšs commun aux Indes, dans tout le sud-est de l’Asie, aux Philippines, en Afrique. Il est Ă©galement prĂ©sent en AmĂ©rique du sud.

Son feuillage peu fourni mais élégant, est décoratif ; nombreuses fleurs blanches ; le fruit est une gousse persistant assez longtemps en forme de baguette de tambour (drumstick tree).

Les fleurs, les jeunes gousses, les rameaux et les feuilles sont comestibles aprĂšs cuisson. La saveur de la racine est piquante et rappelle le raifort ou le gros radis, les graines donnent l’huile de Ben, mais c’est aussi une plante d’usage courant en mĂ©decine traditionnelle aux Indes.

MORINGA OLEIFERA

MORINGA OLEIFERA

Composition chimique et propriétés

Toutes les parties vĂ©gĂ©tatives contiennent un hĂ©tĂ©roside Ă  saveur piquante qui s’hydrolyse Ă  100 °C en prĂ©sence d’eau.

Le feuillage a une teneur trÚs intéressante en protéines (assimilables à 90%) : 8 à 9% du poids humide, environ 25% du poids sec, en vitamine A (presque 2000 microgrammes pour 100g), en vitamine C (180 mg pour 100 g) et en vitamine B1 (220 microgrammes pour 100g).
Les feuilles contiennent aussi beaucoup de calcium, de fer et de potassium.

Rappelons que d’autres feuillages sont Ă©galement fort intĂ©ressants pour leur contenu en protĂ©ines, vitamines et minĂ©raux et leur facilitĂ© de culture, par exemple : les amarantes Amaranthus spsp, le chou canaque Hibiscus manihot, le manioc Manihot esculenta.

Une Ă©tude faite en ThaĂŻlande en 2007 montre que le moringa contient des substances antioxydantes qui font de plus baisser le taux de lipides sanguins, au total on observe une action anti-athĂ©romateuse. En effet, l’administration pendant 12 semaines d’un extrait de moringa chez des lapins artificiellement nourris pour ĂȘtre hypercholestĂ©rolĂ©miques provoque une baisse du taux de cholestĂ©rol sanguin qui s’accompagne d’une diminution d’environ 50 Ă  86% de la formation des plaques d’athĂ©rome. Un effet semblable Ă  celui des statines synthĂ©tiques.

Une étude japonaise de 2007 montre que la consommation de feuilles de Moringa améliore le diabÚte de rats naturellement diabétiques.
Les composĂ©s actifs semblent ĂȘtre des polyphĂ©nols trĂšs ubiquitaires et communs chez les vĂ©gĂ©taux : dĂ©rivĂ©s du quercĂ©tol, du kaemfĂ©rol, la rutine et certains acides phĂ©nols (acide chlorogĂ©nique).

L’huile essentielle de feuilles et l’extrait hydro-alcoolique (Ă©thanol 70%) de graines sont actifs sur des dermatophytes communs.
Une Ă©tude chinoise de 2005 confirme le pouvoir antifongique de certains extraits de Moringa sur certains champignons parasites de la peau : Trichophyton rubrum, Trichophyton mentagrophytes, Epidermophyton xoccosum et Microsporum canis. Par contre, l’extrait hydro-alcoolique de feuille n’est quasiment pas antifongique.

L’extrait mĂ©thanolique des feuilles produit chez la souris une lĂ©gĂšre hypothermie qui potentialise les effets des barbituriques. C’est un dĂ©presseur du systĂšme nerveux central (SNC) qui, chez l’animal, provoque une certaine incoordination motrice, avec perte du tonus musculaire (myorelaxant), rĂ©duction de l’activitĂ© et de la curiositĂ© (recherche de nourriture, test du labyrinthe). Pour certains auteurs cet effet dĂ©pressif du SNC associĂ© Ă  l’hypothermie rappelle celui de la rĂ©serpine ou de la chlorpromazine.

Les graines renferment 15 Ă  35 % d’une huile comestible jaune claire, inodore et de saveur douce qui a la particularitĂ© de ne pas trop rancir et d’ĂȘtre trĂšs fluide.

Il semblerait que certaines populations Africaines utilisent traditionnellement la graine de moringa Ă©crasĂ©e pour purifier l’eau de boisson. Les tourteaux rĂ©sultant de l’extraction de l’huile sont Ă©galement utilisables pour clarifier et purifier l’eau. On sait maintenant que ce sont les protĂ©ines de la graine de moringa qui servent Ă  clarifier par coagulation les eaux turbides et qu’une fraction trĂšs particuliĂšre, le polypeptide “FLO” possĂšde en plus une action antibactĂ©rienne trĂšs puissante.
Cet extrait de moringa est aussi efficace et moins cher que les sels d’aluminium utilisĂ©s pour clarifier et purifier l’eau.
Le peptide antimicrobien “FLO” est l’objet d’Ă©tudes : amĂ©lioration du pouvoir antimicrobien, production par gĂ©nie gĂ©nĂ©tique.

Utilisations

Les feuilles fraĂźches ou sĂšches sont un excellent complĂ©ment alimentaire particuliĂšrement recommandĂ© chez l’enfant pour sa haute teneur en protĂ©ines assimilables. Des formules de bouillies infantiles ( cĂ©rĂ©ales locales, huile de palme, graines d’arachide, sel iodĂ© et fluorĂ©) ont Ă©tĂ© mises au point en Afrique contenant 10 Ă  20 % de poudre de feuilles de Moringa.
En Asie les feuilles et les jeunes gousses sont un aliment traditionnel trÚs apprécié (cuisson courte comme des épinards ou des haricots verts).
La consommation rĂ©guliĂšre de feuilles de Moringa oleifera est Ă  recommandĂ©e en cas de diabĂšte lĂ©ger de type 2, d’hypercholestĂ©rolĂ©mie et d’athĂ©rome.

En mĂ©decine traditionnelle presque toutes les parties de l’arbre sont utilisĂ©es. Les feuilles lĂ©gĂšrement chauffĂ©es sont un traitement des fiĂšvres “grippales”. Plus longuement cuites, elles sont nutritives, comme nous l’avons vu, et “rafraĂźchissantes”, lĂ©gĂšrement antalgiques (douleurs musculaires, rhumatismales).
L’extrait aqueux est considĂ©rĂ© comme antifertilisant.

Le jus des feuilles fraĂźches, les feuilles froissĂ©es ou la racine Ă©crasĂ©e sont rĂ©vulsifs et servent : comme sinapismes dans les affections broncho-pulmonaires, comme antinĂ©vralgiques, Ă©corce et feuilles broyĂ©es appliquĂ©es sur la tĂȘte (migraine, nĂ©vralgie faciale) ou sur la rĂ©gion douloureuse, pour supprimer ou rĂ©duire la sĂ©crĂ©tion lactĂ©e (montĂ©e de lait) en friction sur les seins.
On pourrait envisager d’inclure l’extrait mĂ©thanolique de feuilles dans des phytomĂ©dicaments visant Ă  traiter les cas d’anxiĂ©tĂ© avec agitation, et peut-ĂȘtre aussi pour calmer certaines douleurs migraineuses.

L’huile de ben (huile de graine), consommĂ©e aux Indes, a longtemps servi en horlogerie pour lubrifier ressorts et rouages et en parfumerie pour fixer les parfums par macĂ©ration ou enfleurage.

Clarification et purification de l’eau
Exemple 1 : PulvĂ©riser 50 grammes de graines de Moringa oleifera pour un litre d’eau douce Ă  traiter. Laisser en contact 30 minutes en agitant de temps en temps et filtrer.
Exemple 2 : prĂ©parer d’abord une suspension de 2 cuillerĂ©es Ă  cafĂ© de poudre de graines sĂšches de moringa dans 1/4 de litre d’eau claire ou bouillie, bien homogĂ©nĂ©iser, filtrer. Ajouter le filtrat Ă  20 litres d’eau Ă  traiter en remuant l’eau pendant une dizaine de minutes, puis laisser reposer.

Signalons qu’un autre moringa, Moringa stenopetala, originaire d’Ethiopie, possĂšde des propriĂ©tĂ©s voisines : nutritionnelles, diĂ©tĂ©tiques, pharmacologiques et qu’on peut aussi l’utiliser pour purifier l’eau de boisson.


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La nutrition animale bĂ©nĂ©ficie beaucoup de l’adjonction de produits de Moringa bio. Les animaux sont des entitĂ©s organiques, comme les humains.

Les mĂȘmes principes s’appliquent Ă  eux, surtout celui de la qualitĂ© de ce qui entre par devant, et de ce qui ressort par derriĂšre. Lorsque des animaux sont Ă©levĂ©s pour la boucherie, il y a un effet de multiplication : les animaux deviennent ce qu’ils mangent, et nous, en les mangeant,devenons ce que nous mangeons puisque nous sommes au bout de la chaĂźne alimentaire. Est-ce que les animaux domestiques et les animaux d’élevage pourraient manger tous deux des aliments sains ? Bien sĂ»r que oui, et l’arbre Moringa devrait jouer un rĂŽle important dans un changement majeur de mentalitĂ©, devenu nĂ©cessaire.

Le Moringa, autres utilisations

Toutes les parties de la plante peuvent ĂȘtre utilisĂ©es de diverses maniĂšres.

* Le jus des feuilles peut ĂȘtre utilisĂ© comme fertilisant. Avec Moringa comme engrais, les plantes se dĂ©veloppent mieux !* Le tourteau qui reste aprĂšs extraction de l’huile des graines peut Ă©galement ĂȘtre Ă©pan du comme engrais, et mĂ©langĂ© Ă  la terre.

* Au Soudan, les graines en poudre sont supposĂ©es ĂȘtre meilleures et plus efficaces que des lamelles d’ocra pour traiter le miel d’abeilles ; on peut les utiliser sans les faire cuire et pour clarifier Ă©galement le jus extrait de la canne Ă  sucre. Les feuilles Ă©crasĂ©es nettoieront les casseroles et les poĂȘles dans la cuisine. Les Hausa et les Yoruba, au Nigeria, les utilisent mĂȘme pour nettoyer les parois de leurs habitations.

* Le Moringa est utilisĂ© dans l’apiculture.

* L’huile s’utilise pour la cuisson, pour fabriquer du savon, des cosmĂ©tiques, et pour les lampes.

* Traditionnellement, on l’utilise pour l’entretien de la maison, au Soudan et en IndonĂ©sie.

* On peut Ă©galement le faire pousser en haies, ou comme coupe-vent

* Il produit du bois comme combustible

* En Jamaïque, la sùve s’utilise pour une coloration bleue.

* La pulpe de Moringa peut ĂȘtre transformĂ©e pour en faire du papier et de la corde.

* Le Moringa peut ĂȘtre ajoutĂ© Ă  des produits de beautĂ© pour la peau.

* On peut en faire du Biodiesel* C’est un nettoyant pour la maison. Les feuilles Ă©crasĂ©es s’utilisent pour nettoyer les ustensiles de cuisson et mĂȘme les parois.

* Un pesticide naturel : en enterrant les feuilles de Moringa dans la terre avant de planter, de smaladies des semences, dues Ă  l’humiditĂ©, peuvent ĂȘtre Ă©vitĂ©es.


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L’huile de Moringa bio a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour des onguents et des prĂ©parations, depuis l’époque des Egyptiens. L’huile d’une couleur jaune dorĂ© a un goĂ»t plaisant et sa qualitĂ© est comparable Ă  celle de l’huile d’olive.

L’huile de Ben (huile de Moringa) a Ă©tĂ© utilisĂ©e depuis des millĂ©naires en tant que base pour les parfums et elle continue Ă  jouer ce rĂŽle encore aujourd’hui. L’huile peut Ă©galement servir comme huile de salade, elle entre dans l’utilisation de savons. Elle peut aussi ĂȘtre utilisĂ©e comme combustible et pour huiler les machines.

Huile de Moringa bio (huile de Ben)

Huile de Moringa bio (huile de Ben)

Quelles sont ses propriétés ?

L’huile de Moringa a un puissant antioxydant qui garantit une durĂ©e de vie remarquable et une grandes stabilitĂ©. Elle a des propriĂ©tĂ©s nutritives, en Ă©mulsion, qui la font apprĂ©cier dans les produits pour les soins de la peau et des cheveux. Elle trouve Ă©galement une place comme huile vĂ©gĂ©tale, pour fabriquer du savon, des cataplasmes pour la peau, des produits cosmĂ©tiques et comme huile pour les lampes. L’huile de Ben est un concentrĂ© d’énergie nutritive. De petites quantitĂ©s, ajoutĂ©es au rĂ©gime alimentaire de jeunes enfants, peuvent leur apporter un apport important de nutriments dans leur alimentation et la rendre plus variĂ©e.


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Le Moringa bio : usages médicinaux

La plupart des parties de l’arbre Moringa ont une utilisation mĂ©dicale.Partout dans le monde, le Moringa bio a Ă©tĂ© utilisĂ© avec succĂšs pour soulager diverses maladies.Certains usages mĂ©dicaux sont dĂ©crits ici, mais nous ne pouvons pas garantir qu’ils vont fonctionner dans tous les cas.

Feuilles de Moringa bio

‱ Les feuilles frottĂ©es contre les tempes peuvent soulager les maux de tĂȘte

‱ Un broyat de feuilles, appliquĂ© sur une coupure peu profonde, arrĂȘte l’écoulement du sang

‱ Elles ont un effet antibactĂ©rien et anti-inflammatoire lorsqu’on les applique sur une plaie ou sur des piqĂ»res d’insectes‱ On peut utiliser des extraits de feuilles contre des infections de la peaudues Ă  des bactĂ©ries ou Ă  des champignons.

‱ Le thĂ© aux feuilles soulage les ulcĂšres gastriques et les diarrhĂ©es.

‱ Manger les feuilles de Moringa bio est excellent pour ceux qui souffrent de malnutrition, car elles contiennent des grandes quantitĂ©s de protĂ©ines assimilables et de fibres.

‱ Les feuilles soulagent les fiùvres, la bronchite, les infections des yeux et les otites, les inflammations des muqueuses.

‱ La teneur en fer des feuilles est Ă©levĂ©e et elles sont prescrites pour soigner l’anĂ©mie, aux Philippines.

‱ Les feuilles de Moringa sĂ©chĂ©es traitent la diarrhĂ©e, au Malawi, Afrique.

‱ La poudre des graines est Ă©galement utilisĂ©e pour traiter le scorbut de la peau (infections bactĂ©riennes communes de la peau).

Fleurs de Moringa bio

‱ Le jus des fleurs amĂ©liore la qualitĂ© et stimule la production de lait chez les mĂšres allaitantleur enfant

‱ Le jus des fleurs est utile pour les problùmes urinaires car il a un effet stimulant la miction.

‱ A Haiti, les villageois font cuire les fleurs de Moringa bio dans de l’eau et boivent ce thĂ©comme puissant remĂšde contre le refroidissement

Les gousses

‱ ConsommĂ©es crues, les gousses agissent contre les parasites (vermifuges) et traitent les problĂšmes du foie, de la rate et les douleurs des articulations.

‱ GrĂące Ă  leur teneur Ă©levĂ©e en protĂ©ines et en fibres, elles peuvent jouer un rĂŽle important dans le traitement de la malnutrition et celui de la diarrhĂ©e.

Graines de Moringa bio

‱ UtilisĂ©es pour leurs propriĂ©tĂ©s antibiotiques et anti-inflammatoires pour traiter l’arthrite, les rhumatismes, la goutte, les crampes, les maladies sexuellement transmissibles et les furoncles.Les graines sont rĂŽties, pilĂ©es, mĂ©langĂ©es Ă  de l’huile de noix de coco et appliquĂ©es Ă  la rĂ©gionaffectĂ©e. L’huile des graines peut ĂȘtre utilisĂ©e pour les mĂȘmes problĂšmes de santĂ©.

‱ Les graines rîties et l’huile peuvent stimuler la production d’urine.

‱ Elles peuvent aussi ĂȘtre utilisĂ©es comme relaxant, en cas d’épilepsie.Les graines de Moringa bio sont antibactĂ©riennes, efficaces contre Staphylococcus aureus et Pseudomonas aeruginosa. Elles contiennent un puissant antibiotique et fongicide naturel terygospermine.

Fleurs de Moringa bio

Fleurs de Moringa bio

Racines, Ă©corce et gomme de Moringa

Les racines et l’écorce possĂšdent toutes les propriĂ©tĂ©s dĂ©jĂ  dĂ©crites, mais en plus concentrĂ©. C’est pourquoi il faut ĂȘtre prudent lorsqu’on les utilise mĂ©dicalement.

‱ Les racines et l’écorce sont utilisĂ©es pour des problĂšmes circulatoires et cardiaques, comme tonifiant et contre les inflammations. L’écorce est digestive et ouvre l’appĂ©tit.

‱ Au SĂ©nĂ©gal et en Inde, les racines sont pilĂ©es et mĂ©langĂ©es avec du sel pour en faire une pĂąte contre les rhumatismes et les douleurs articulaires. Au SĂ©nĂ©gal, cette poudre est aussi utilisĂ©e pour soulager les douleurs du dos et des reins.

‱ Branches fourragùres

‱ L’alcaloĂŻde spiraquine (une substance paralysant les nerfs) a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans les racines de Moringa.

‱ La gomme est diurĂ©tique, astringente, abortive et elle est Ă©galement utilisĂ©e contre l’asthme.

Huile de Moringa

‱ L’Huile de Ben est utilisĂ©e contre l’hystĂ©rie, le scorbut, les problĂšmes de la prostate et de la vessie.

‱ Les villageois à Oman utilisent l’huile de Moringa contre les problùmes d’estomac.

‱ Ils utilisent Ă©galement l’huile dans les parfums ou bien comme huile capillaire.

Médecine ayurvédique

Elle utilise les diverses parties de l’arbre et le considĂšre comme l’une des plantes les plus utiles. La mĂ©decine ayurvĂ©dique de l’Inde connaĂźt divers usages des produits du Moringa,notamment comme antibiotique naturel, pour faciliter les naissances les enfants, pour traiter les affections du foie et bien d’autres encore.

MĂ©decine Siddha

Dans la mĂ©decine Siddha, on affirme que les feuilles ont de multiples propriĂ©tĂ©s mĂ©dicinales. Les graines des gousses sont utilisĂ©es pour stimuler la virilitĂ©, pour traiter lesdysfonctionnements Ă©rectiles chez l’homme, et pour prolonger l’activitĂ© sexuelle chez la femme.

 


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Purification de l’eau grĂące au Moringa

Les graines de Moringa Ă©crasĂ©es (poudre) peuvent clarifier et en partie dĂ©sinfecter l’eau pour l’usage domestique et faire baisser le nombre de bactĂ©ries pathogĂšnes suffisamment pour la rendre potable et sĂ»re.

La poudre de graines est trĂšs performante pour clarifier l’eau polluĂ©e et sale des riviĂšres, par exemple. De plus, elle est antibactĂ©rienne, antifongique et antivirale. Des Ă©tudes ont montrĂ© que cette mĂ©thode simple de filtration diminue non seulement la pollution de l’eau mais aussi les bactĂ©ries pathogĂšnes. La poudre agit sur les substances en suspension dans l’eau, qui prĂ©cipitent au fond de l’eau. Ce traitement rĂ©duit Ă©galement de 90-99% la contamination parles bactĂ©ries dans l’eau.L’usage des graines de Moringa pour purifier l’eau permet aux personnes qui l’utilisent de ne pas dĂ©pendre de mĂ©thodes occidentales chĂšres. L’utilisation du Moringa remplace les produits chimiques, tels que le sulfate d’aluminium, dangereux pour les ĂȘtres humains et l’environnement, et qui coĂ»tent cher.

L’eau de diffĂ©rentes provenances nĂ©cessitera diffĂ©rentes quantitĂ©s de graines de Moringa parce que les impuretĂ©s ne sont pas les mĂȘmes. Des expĂ©riences dans un bocal aideront Ă  trouver la quantitĂ© nĂ©cessaire pour le traitement de l’eau.


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Les feuilles du Moringa bio sont hautement nutritionnelles, et une source de beta-carotÚne, vitamine C, protéines assimilables, fer et potassium.

Les feuilles sont cuites et utilisĂ©es comme les Ă©pinards. Lorsqu’elles sont abondantes, les feuilles sont sĂ©chĂ©es, et rĂ©duites en poudre. Cette poudre peut facilement ĂȘtre stockĂ©e et reprĂ©sente un excellent complĂ©ment alimentaire qui peut aisĂ©ment ĂȘtre rajoutĂ© dans l’alimentation des enfants et des adultes.

Poudre de feuilles de Moringa

Acides aminés contenus dans les feuilles de Moringa
Toutes les valeurs exprimées par portion de 100 grammes ingérées :
Arginine………………………406.6 mg ……………….1,325 mg
Histidine………………………149.8 mg …………………613 mg
Lysine ……………………….342.4 mg ……………….1,325 mg
Tryptophane………………..117.7 mg ……………….1,188 mg
Phenylanaline ……………..310.3 mg ………………..1,388 mg
MĂ©thionine ………………….117.7 mg ………………….350 mg
ThrĂ©onine …………………..117.7 mg ……………… .1,188 mg
Leucine ……………………….92.2 mg ……………. …1,950 mg
Isoleucine……………………299.6 mg ………………… 825 mg
Valine ………………………..374.5 mg ……………….1,063 mg

Poudre de feuilles de Moringa bio

Poudre de feuilles de Moringa bio

Les gousses de Moringa bio

Les gousses vertes sont probablement la partie la plus prisĂ©e et la plus largement utilisĂ©e de l’arbre. En Inde, on les consomme gĂ©nĂ©ralement prĂ©parĂ©es comme les haricots et elles ont un goĂ»t qui rappelle celui de l’asperge.

Les Fleurs de Moringa bio

Les fleurs peuvent ĂȘtre cuites et mĂ©langĂ©es aux autres plats ou frites, enrobĂ©es dans une pĂąte Ă  frire. On peut Ă©galement en prĂ©parer une tisane, en les plaçant dans de l’eau bouillante durant cinq minutes. Les fleurs sont une excellente source de nectar pour les abeilles qui en font du miel.

Racines de Moringa bio

On peut fabriquer avec les racines de Moringa une sauce au goĂ»t ressemble de raifort, lorsque les pousses sont encore jeunes et qu’elles n’ont que 60 cm de haut. L’écorce doit ĂȘtre enlevĂ©e complĂštement car elle contient des substances nocives. Ensuite, la racine est pilĂ©e, et on y rajoute du vinaigre et du sel. Cependant, il ne faut pas en manger en trop grandes quantitĂ©s.La sauce se conserve durant quelque temps dans le rĂ©frigĂ©rateur.

Graines de Moringa bio

Les graines sont parfois extraites des gousses mûres et mangées comme des petits-pois, ou rÎties, comme des noix.

La gomme de Moringa bio

La gomme que l’on trouve dans l’écorce peut ĂȘtre utilisĂ©e pour assaisonner la nourriture.


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Recettes au Moringa bio

1. Sauce aux feuilles de Moringa bio en poudre
2. Pecadillo au Moringa bio
3. Gulay aux feuilles de Moringa bio
4. Curry aux gousses de Moringa bio et aux oignons
5. Moringa au riz et noix de coco
6. Galettes au Moringa bio (=cutlets)

1. Recette pour la sauce aux feuilles de Moringa bio en poudre

Ingrédients : 200 grammes (1/4 tasse) de beurre de cacahuÚtes
1 litre d’eau500 grammes de viande
25 grammes (3 cuillĂšres Ă  soupe) de feuilles de Moringa bio en poudre
1 oignon de taille moyenne, haché
2 gousses d’ailSel, poivre et poivre rose

PrĂ©paration : Chauffez l’eau avec la viande jusqu’à Ă©bullition, faites bouillir durant 10 minutes, puis ajoutezle beurre de cacahuĂštes. Faites bouillir encore 15 minutes vigoureusement, sans couvercle.Ajoutez ensuite la poudre de Moringa bioet cuisez Ă  nouveau durant 15 minutes. Ajoutez l’ail,l’oignon et les autres Ă©pices. Couvrez la casserole et faites cuire 15 min. Ă  petit feu. Servezavec du riz, du millet ou du couscous

2. Peccadillo* au Moringa bio

IngrĂ©dients : 2 cuillĂšres Ă  soupe de graisse ou d’huile, 4 cuillĂ©rĂ©es d’eau1 cuill. Ă  cafĂ© d’ail Ă©mincĂ©, 2 cuill. Ă  cafĂ© de sel1 cuill. Ă  soupe d’oignon Ă©mincĂ©, une pointe de poivre1/2 tasse de tomates Ă©mincĂ©es, 1 tasse de viande hachĂ©e, cuite.3 tasses de feuilles de Moringa bio, lavĂ©es et triĂ©es

PrĂ©paration : Faites sauter l’ail, l’oignon et les tomates dans une grosse poĂȘle Ă  frire.Rajoutez la viande hachĂ©e, couvrez et faites mijoter 5 minutes Ă  petit feu.Ajoutez l’eau et chauffez jusqu’à Ă©bullition. Assaisonnez avec du sel et du poivre. Ajoutez les feuilles de Moringa bio, cuisez 5 minutes supplĂ©mentaires. Plat pour 6 personnes.

3. Gulay aux feuilles de Moringa bio*

IngrĂ©dients : 1 tasse de lait de noix de coco, diluĂ©e avec 1 tasse d’eau1 tasse de poisson sĂ©chĂ© (cuit, Ă©miettĂ© et frit dans 1 cuillĂšre Ă  soupe de graisse ou d’huile)2 gousses d’ail Ă©mincĂ©1 oignon de taille moyenne coupĂ© en rondelles, 1/8 cuill. Ă  cafĂ© de sel6 tasses de feuilles de Moringa, lavĂ©es et triĂ©es, 4 gousses de chili, Ă©crasĂ©es

PrĂ©paration : Faites cuire le lait de coco avec le poisson Ă©miettĂ©, l’ail et l’oignon durant 10 minutes.Ajoutez le sel, en remuant continuellement le mĂ©lange. Ajoutez les feuilles de Moringa bio et lepiment Ă©crasĂ© puis continuez la cuisson encore 5 minutes. Servez trĂšs chaud. Plat pour 6 personnes.

4. Curry aux gousses de Moringa bio aux oignons

Ingrédients
» 2-3 oignons finement hachés
» 1 cuill Ă  cafĂ© d’extrait de tamarin ou bien
» 1 tomate hachée» 1 brin de feuilles de curry
» sel à volonté

Assaisonnement
» 1/2 cuill à café de grains de moutarde
» 2 gousses de piment rouge coupées en petits morceaux / poudre de piment
» 2 cuill Ă  soupe d’huile

Préparation
Coupez les gousses de Moringa bio en piĂšces de 2 Ă  3 cm de long. Faites chauffer l’huile dans une poĂȘle et ajoutez l’assaisonnement. Lorsque les grains de moutarde cessent de grĂ©siller,ajoutez les lĂ©gumes dĂ©coupĂ©s (sauf la tomate) et faites-les sauter Ă  la poĂȘle. Ajoutez le sel et la poudre de curcuma. Couvrez la poĂȘle et laissez mijoter Ă  petit feu. Remuez de temps en temps jusqu’à la fin de la cuisson.
Ajoutez la poudre de piment rouge et l’extrait de tamarin (la tomate hachĂ©e. Cuisez encore quelque temps. Servez avec du riz

5. Moringa bio au riz et noix de coco (Mulaga kaada Pindi koora)

IngrĂ©dients : 4 ou 5 gousses 1/2 tasse de riz trempĂ© dans de l’eau durant 4 h1/2 noix de coco4 piments rouges Sel Ă  volontĂ©

Assaisonnement
1/2 cuill. à café de haricots mungo
1/2 cuill. à café de grains de moutarde
1 piment rouge en petits morceaux
1-2 brins de feuilles de curry
1/2 cuill. Ă  cafĂ© d’huile.

Préparation
Lavez puis trempez le riz dans juste assez d’eau. RĂąpez la noix de coco et faites-en une pĂąte en y rajoutant le piment rouge et le riz trempĂ©. Ajoutez le sel, le curcuma et diluez en rajoutant 2-4 tasses d’eau. Coupez les gousses dans des morceaux de 5-6 cm de longueur environ et faites-les cuire avec un peu de sel. Mettez de cĂŽtĂ© Ă  la fin de la cuisson. Faites chauffer l’huile dans une casserole et ajouter les haricots mungo, la moutarde et le piment.Cuisez Ă  petit feu en remuant tout le temps pour Ă©viter la formation de grumeaux. Lorsque le plat est prĂȘt (vĂ©rifiez la cuisson du riz), ajoutez les gousses et mĂ©langez doucement pour ne pas endommager les gousses.Note: Assurez-vous que votre plat est bien cuit en y goĂ»tant de temps en temps. Rajoutez davantage d’eau si nĂ©cessaire jusqu’à la fin de la cuisson.

6. Galettes aux gousses de Moringa bio

Ingrédients
»10-12 gousses fraĂźches, non pelĂ©es, coupĂ©es en morceaux entiers de 6 cm» 1 tasse de haricots mungo noirs (aussi connus sous haricots moong) rĂŽtis, entiers» 5 morceaux de pain en grosses miettes» 1/2 tasse de fines miettes de pain pour la panure» 3-4 lamelles d’ail Ă©mincé» 1 morceau de gingembre d’environ 2,5 cm, rĂąpé» 3-4 piments verts finement Ă©mincĂ©s» 1 gros oignon, grossiĂšrement hachĂ©, saupoudrĂ© d’un peu de sel» 1 cuill. Ă  soupe de feuilles de coriandre finement hachĂ©es

» 1/2 cuill. à café de condiment garam masala
» Sel à volonté
» Huile pour friture

PrĂ©paration : (temps de prĂ©paration 30 minutes)Cuisez les gousses dans beaucoup d’eau puis Ă©gouttez-les.Retirez-en la chair de l’intĂ©rieur, avec un couteau non aiguisĂ© ou avec une cuillĂšre.Laissez refroidir, puis mixez jusqu’à obtenir une pĂąte bien lisse.Faites revenir les haricots mungo lĂ©gĂšrement jusqu’à ce qu’il prenne une teinte dorĂ©e.Mettez-le dans un mixer jusqu’à obtenir une poudre fine, mettez de cĂŽtĂ©.Enlevez l’excĂ©dent d’eau de l’oignon salĂ©.Faites chauffer une cuill. d’huile Ajoutez l’ail, le gingembre, les piments verts, l’oignon et faites-les frire ; laissez ensuite refroidir un peu.Ajouter la pulpe des gousses, du sel, le garam masala, les feuilles de coriandre.Ajoutez ensuite le mungo mixĂ©, et le pain Ă©miettĂ©.Confectionnez des boulettes allongĂ©es, comme des « doigts », avec le mĂ©lange, roulez-les dans la panure.Refroidissez 10 minutes, puis roulez-les Ă  nouveau dans la panure. Faites frire dans l’huile de friture trĂšs chaude jusqu’à ce qu’ils soient croustillants et dorĂ©s.Servez rapidement avec de la sauce, du chutney de tamarin ou du chutney vert.La recette est pour 15 galettes.DurĂ©e de conservation, non frit et rĂ©frigĂ©rĂ© : 1 jour.

Utilisations

Les feuilles fraĂźches ou sĂšches sont un excellent complĂ©ment alimentaire particuliĂšrement recommandĂ© chez l’enfant pour sa haute teneur en protĂ©ines assimilables. Des formules de bouillies infantiles (cĂ©rĂ©ales locales, huile de palme, graines d’arachide, sel iodĂ© et fluorĂ©) ont Ă©tĂ© mises au point en Afrique contenant 10 Ă  20 % de poudre de feuilles de Moringa bio.

En Asie les feuilles et les jeunes gousses sont un aliment traditionnel trĂšs apprĂ©ciĂ© (cuisson courte comme des Ă©pinards ou des haricots verts).La consommation rĂ©guliĂšre de feuilles de Moringa bio oleifera est Ă  recommandĂ©e en cas de diabĂšte lĂ©ger de type 2, d’hyper cholestĂ©rolĂ©mie et d’athĂ©rome.En mĂ©decine traditionnelle presque toutes les parties de l’arbre sont utilisĂ©es.
Les feuilles lĂ©gĂšrement chauffĂ©es sont un traitement des fiĂšvres “grippales”. Plus longuement cuites, ellessont nutritives, comme nous l’avons vu, et “rafraĂźchissantes”, lĂ©gĂšrement antalgiques(douleurs musculaires, rhumatismales).L’extrait aqueux est considĂ©rĂ© comme antifertilisant.

Le jus des feuilles fraßches, les feuilles froissées ou la racine écrasée sont révulsifs et servent :
‱ comme sinapismes dans les affections broncho-pulmonaires,

‱ comme antinĂ©vralgiques, Ă©corce et feuilles broyĂ©es appliquĂ©es sur la tĂȘte (migraine,nĂ©vralgie faciale) ou sur la rĂ©gion douloureuse,

‱ pour supprimer ou rĂ©duire la sĂ©crĂ©tion lactĂ©e (montĂ©e de lait) en friction sur les seins. On pourrait envisager d’inclure l’extrait mĂ©thanolique de feuilles dans des phytomĂ©dicaments visant Ă  traiter les cas d’anxiĂ©tĂ© avec agitation, et peut-ĂȘtre aussi pour calmer certaines douleurs migraineuses.L’huile de ben (huile de graine), consommĂ©e aux Indes, a longtemps servi en horlogerie pour lubrifier ressorts et rouages et en parfumerie pour fixer les parfums par macĂ©ration ou enfleurage.


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Tout savoir sur le Moringa Oleifera bio

I. Contexte

II. Les multiples avantages du Moringa Oleifera

III. L’information, condition sine qua non de l’assimilation

IV. Produits de transformation et problématiques liées

1. L’alimentation humaine

2. Une huile alimentaire trÚs riche et une huile cosmétique trÚs rentable

3. Le Moringa, une pharmacopée naturelle

4. Un engrais naturel performant : l’extrait de feuilles de Moringa

5. Un purificateur d’eau naturel

6. Le fourrage animal

I. Contexte

La plaine du Cayor, situĂ©e au cƓur de la zone sĂ©nĂ©galaise extrĂȘmement menacĂ©e de dĂ©sertification, a subi rĂ©cemment 6 annĂ©es consĂ©cutives avec moins de 100mm de prĂ©cipitations et a vu ses pluies diminuer de moitiĂ© en 50 ans.

Les causes en sont principalement le changement climatique, l’appauvrissement des sols par la monoculture intensive de l’arachide et l’Ă©rosion Ă©olienne. (cartes 1, 2 et 3)

Les consĂ©quences, dramatiques, sont l’exode rural et l’appauvrissement du niveau de vie des agriculteurs qui entraĂźne souvent une prĂ©caritĂ© des conditions sanitaires et sociales.

Ainsi, mĂȘme en dĂ©veloppant des activitĂ©s parallĂšles en basse saison pour combler le manque Ă  gagner de la baisse des cours cĂ©rĂ©aliers, du manque d’eau et de l’appauvrissement des sols, les cultivateurs ne parviennent pas Ă  amĂ©liorer leur niveau de vie et a fortiori les salaires de la main d’Ɠuvre agricole.

D’oĂč la nĂ©cessitĂ© pour eux de perpĂ©tuer la collecte sauvage du bois combustible afin d’Ă©conomiser le gaz ou le charbon de bois. Ceci a pour consĂ©quence Ă©vidente Ă  long terme d’accĂ©lĂ©rer la dĂ©forestation donc la dĂ©sertification.

II. Les multiples avantages du Moringa Oleifera

Le Moringa Oleifera répond mieux que toute autre espÚce à ces problÚmes, grùce à ses multiples qualités :

– C’est un arbre Ă  croissance trĂšs rapide qui demande trĂšs peu d’eau. SemĂ© en dĂ©but d’hivernage il ne nĂ©cessite aucun arrosage. Il peut ĂȘtre rĂ©coltĂ© dĂšs la premiĂšre annĂ©e de culture. Son rendement est exceptionnel. Sa technique de culture est simple et traditionnelle ;

– Cette culture est directement bĂ©nĂ©fique pour les populations qui peuvent profiter de ses vertus nutritives et mĂ©dicinales :
Lors d’Ă©tudes de terrain en Casamance (1997, ONG Church World Services et association AGADA) le Moringa administrĂ© sous forme de poudre a permis de soigner de nombreux enfants malnutris ainsi que les mĂšres allaitantes. (« L‘arbre de vie », pp.119-138)Au SĂ©nĂ©gal, on le connaĂźt traditionnellement pour soigner les problĂšmes de diabĂšte et les troubles digestifs et respiratoires. On lui connaĂźt par ailleurs des dizaines de vertus curatives Ă  travers les mĂ©decines traditionnelles d’Afrique et d’Asie.(« L‘arbre de vie », pp.141-146)

– Ses usages sont multiples, donc un fort potentiel de commercialisation pour diffĂ©rentes applications. On peut consommer ses feuilles, ses fleurs, ses fruits son Ă©corce et ses racines. Ses multiples propriĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© confirmĂ©es par des annĂ©es de recherches et d’expĂ©rimentation dans diffĂ©rents pays africains, asiatiques et panamĂ©ricains. L’huile de Moringa surtout offre une plue-value remarquable grĂące Ă  son prix Ă©levĂ© sur les marchĂ©s europĂ©en et amĂ©ricain . L’organisation des cultivateurs sous forme de coopĂ©rative peut ĂȘtre un catalyseur du dĂ©veloppement Ă©conomique, responsabiliser et solidariser les agriculteurs.

– Les propriĂ©tĂ©s floculentes et antibactĂ©riennes de la poudre de graines de Moringa peuvent en outre rĂ©soudre le problĂšme de la salubritĂ© de l’eau de consommation, ainsi que des problĂšmes d’assainissement des eaux usĂ©es.

– Les graines sont facilement collectĂ©s dans les jardins particuliers oĂč l’on trouve souvent le Moringa, vulgairement appelĂ© Sap-sap ou NĂ©bĂ©daye, dont on utilise les feuilles pour la sauce traditionnelle appelĂ©e Mboum. Il a donc le double avantage d’ĂȘtre connu et de produire des semences Ă  moindre coĂ»t ;

– TrĂšs nutritifs, les feuilles, tiges et tourteaux de Moringa sont un complĂ©ment protĂ©inique trĂšs avantageux pour l’alimentation animale.

– Les cultures associĂ©es profitent du terrain cloturĂ©, de l’ombrage et du brise-vent du Moringa ainsi que de ses apports au sol et participent Ă  recrĂ©er l’humus et la bio-diversitĂ©.

III. L’information, condition sine qua non de l’assimilation.

La vidéo comme média de sensibilisation populaire.

Le projet PALETTE se propose rĂ©aliser et de diffuser Ă  grande Ă©chelle un document vidĂ©o « Moringa ! L’Arbre de vie», rassemblant de nombreux tĂ©moignages de personnes ayant utilisĂ© le Moringa Oleifera en tant qu’aliment ou mĂ©decine traditionnelle : personnel hospitalier, particuliers sensibilisĂ©s ainsi que des acteurs d’ONG et des cultivateurs expliquant les mĂ©thodes de culture du Moringa ou l’utilisant comme fertilisant ou fongicide naturel.

Les tĂ©moignages sĂ©nĂ©galais seront en langue wolof, pour une meilleure comprĂ©hension par les populations, les intervenants d’ONG s’exprimant toutefois en langue française. Cette diffusion pourra se faire par les radios locales et nationales lors d’Ă©missions consacrĂ©es au Moringa, (Ă©mission sur Envi FM) et Ă  la tĂ©lĂ©vision avec la participation souhaitĂ©e de la RTS.

Toutefois, la prioritĂ© est donnĂ©e Ă  des projections dans les Ă©coles PALETTE» afin de sensibiliser les Ă©lĂšves, qui sont les acteurs de l’avenir, aux problĂšmes Ă©cologiques et aux solutions apportĂ©es par le Moringa Oleifera et les techniques appropriĂ©es. AprĂšs cette instruction, ils pourront ainsi planter des arbres de Moringa autour de leur Ă©cole, les entretenir et les voir pousser semaine aprĂšs semaine, ce qui est trĂšs rare avec des arbres.

Nous ferons des projections publique dans les localitĂ©s qui les abritent afin de toucher directement les populations concernĂ©es. Nous pourrons rĂ©aliser mĂȘme des projections dans des villages non Ă©lectrifiĂ©s avec un convertisseur DC/AC 12V/220 V branchĂ© sur la batterie du vĂ©hicule.

Ces projections permettront d’amorcer un dialogue riche avec les Ă©lĂšves, les familles et les cultivateurs intĂ©ressĂ©s par le projet. Nous envisageons d’organiser des ateliers afin d’expliquer les mĂ©thodes de pĂ©piniĂšres, de boutures et mĂȘme de prĂ©parations culinaires Ă  base de Moringa : feuilles, fleurs, gousses, graines


Ce travail sera possible avec l’acquisition d’un matĂ©riel audiovisuel lĂ©ger : 10 ordinateurs pour le centre de documentation, un ordinateur portable P4 pour les projections du documentaire, un vidĂ©oprojecteur et Ă©cran pliable. Le travail de filmage et de montage sera rĂ©alisĂ© bĂ©nĂ©volement.

Cette mission de sensibilisation se dĂ©roulera en janvier-juin 2007 pourvu que nous ayons Ă  cette date les moyens logistiques requis. En effet, nous souhaitons informer les populations avant la pĂ©riode d’hivernage afin que les intĂ©ressĂ©s puissent dĂ©marrer la culture du Moringa avec les premiĂšres pluies.

IV – Produits de transformation et problĂ©matiques liĂ©es

Les produits de transformation du Moringa sont multiples :

1. L’alimentation humaine :

Le Moringa Oleifera est une plante qui a un potentiel nutritionnel exceptionnel :

Equivalents poids pour poids des feuilles de Moringa fraĂźches :

– 7 fois plus de vitamine C que les oranges!

– 4 fois plus de vitamine A que les carottes !

– Autant de protĂ©ines que les oeufs !

– 4 fois plus de calcium que le lait!

– 3 fois plus de potassium que les bananes!

– Et 3 fois plus de fer que les Ă©pinards, des vitamines B, du MagnĂ©sium, du cuivre, des fibres, du phosphore tous les acides aminĂ©s ! 


La poudre de feuilles de Moringa a permis de soigner de nombreux enfants malnutris. (« L’arbre de vie »,p.119 Combattre la malnutrition avec le Moringa ). ConsommĂ© rĂ©guliĂšrement, elle est un gage de bonne santĂ©.

La feuille de Moringa est connue traditionnellement au SĂ©nĂ©gal pour l’Ă©laboration de la sauce « Mboum ». Toutefois, cet usage reste anecdotique et sa prĂ©paration inadaptĂ©e a la conservation des Ă©lĂ©ments nutritifs (sur-cuisson, rejet de l’eau de cuisson). Il faut donc informer les mĂ©nagĂšres des techniques de sĂ©chage et de prĂ©paration des feuilles.

Cette poudre de feuilles est aujourd’hui bien connue des milieux hospitaliers casamançais suite Ă  la mission de CWS-AGADA.

Les feuilles seront donc destinĂ©es au marchĂ© local oĂč une demande existe, mais Ă©galement Ă  l’exportation sous forme de poudre ou d’infusions, d’autant que la demande de produits naturels Ă©nergĂ©tiques est en forte croissance en Europe.

Les gousses de Moringa, inconnues au SĂ©nĂ©gal comme aliment, sont trĂšs prisĂ©es en Inde oĂč l’on en fait mĂȘme des conserves. Cette information pourra intĂ©resser les SĂ©nĂ©galais dĂ©sirant amĂ©liorer la variĂ©tĂ© des lĂ©gumes dans leur plats.

Nous nous engageons pour la sensibilisation des populations aux avantages de la consommation « raisonnĂ©e » de Moringa. C’est l’objectif du projet « Moringa !» qui consiste en la projection itinĂ©rante d’un document vidĂ©o de sensibilisation en milieu rural. Il sera diffusĂ© en janvier-avril 2007 sur un axe Sud-Nord au SĂ©nĂ©gal.

2. Une huile alimentaire trÚs riche et une huile cosmétique trÚs rentable

Le Moringa oleifera produit une huile de qualitĂ© supĂ©rieure comparable sur le plan alimentaire Ă  l’huile d’olive. Elle convient trĂšs bien pour les salades et la friture.

En outre elle possĂšde des propriĂ©tĂ©s reconnues dans l’industrie cosmĂ©tique et la parfumerie. Son cours sur le marchĂ© se situe entre 3000 et 6000 FCFA le kg.

Ce serait ainsi la principale source de revenus pour l’association. On peut donc produire de la mĂȘme façon de l’huile alimentaire et de l’huile de soins cosmĂ©tiques.

De plus, avec cette huile on peut fabriquer localement des savons de qualitĂ© supĂ©rieure de maniĂšre artisanale d’oĂč crĂ©ation d’activitĂ© supplĂ©mentaire. Ces savons peuvent ĂȘtre destinĂ©s au marchĂ© local ou Ă  l’exportation

Nous travaillons Ă  mettre au point une presse Ă  huile de Moringa assez performante, ainsi que l’Ă©tude de marchĂ© pour trouver les clients et distributeurs et rĂ©pondre Ă  leur cahier des charges.

Le label « commerce Ă©quitable » peut ĂȘtre mis en avant pour l’exportation, car telle est l’Ă©thique du projet : du producteur au consommateur. Le label « agriculture biologique » pourra ĂȘtre Ă©galement accordĂ©, car les cultivateurs n’utiliseront aucun pesticide ni intrants chimiques.

3. Le Moringa, une pharmacopée naturelle

Le Moringa est connu Ă  travers la mĂ©decine traditionnelle de nombreux pays africains, sud-amĂ©ricains et asiatiques. Les feuilles, fleurs, racines et Ă©corce peuvent soigner des dizaines de pathologies. Nombre de ces propriĂ©tĂ©s ont Ă©tĂ© corroborĂ©es par des Ă©tudes de laboratoire (« L’Arbre de la vie »: L.Fuglie , Le Moringa dans la mĂ©decine traditionnelle).

Les villageois, sensibilisĂ©s Ă  ces savoirs traditionnels, pourront bĂ©nĂ©ficier directement de ces vertus par une cueillette raisonnĂ©e. En outre ils pourront commercialiser ces mĂ©dicaments naturels sous forme d’infusions comme cela se pratique dĂ©jĂ  en Asie. (LeFon, producteur-exportateur Ă  Taiwan)

Ici encore, il est essentiel de procéder à une sensibilisation des populations aux différentes vertus de la plante et surtout de faire reconnaßtre les nombreuses propriétés thérapeutiques du Moringa Oleifera par la médecine scientifique afin de vulgariser son utilisation.

4. Un engrais naturel performant : l’extrait de feuilles de Moringa

Les Ă©tudes menĂ©es au Nicaragua dĂ©montrent que l’extrait de feuilles de Moringa contient une phytohormone de croissance trĂšs efficace lorsqu’elle est pulvĂ©risĂ©e sur les feuilles des lĂ©gumineuses. Les diffĂ©rents tests ont montrĂ© une augmentation moyenne du rendement des plants de 20 Ă  35%, et jusqu’Ă  50% dans le cas du poivron ! (« L’arbre de vie »,tableau pp 55-56)

L’utilisation et la commercialisation de cet extrait biologique pourraient Ă©galement ĂȘtre trĂšs rentables pour la communautĂ©.

La problĂ©matique sera l’acquisition du matĂ©riel nĂ©cessaire Ă  l’opĂ©ration d’extraction Ă  l’Ă©thanol et de vulgariser l’utilisation du produit par les agriculteurs et maraĂźchers. Une alternative simple et peu coĂ»teuse consiste Ă  produire un purin de feuilles dĂ©composĂ©es dans l’eau, que l’on pulvĂ©rise diluĂ© Ă  50%.

5. Un purificateur d’eau naturel

Certaines communautĂ©s du Soudan utilisent les graines du Moringa depuis des gĂ©nĂ©rations pour purifier l’eau du Nil.

Les Ă©tudes de laboratoire ont dĂ©montrĂ© que les graines possĂšdent un pouvoir floculent et antibactĂ©rien grĂące Ă  une protĂ©ine electrolyte et d’autres agents actifs. La poudre de graine de Moringa peut purifier des eaux insalubres Ă  hauteur de 99% des matiĂšres en suspension, bactĂ©ries et parasites Ă  raison de 1 Ă  2 graines par litre d’eau. Elle est un floculent aussi efficace que le sulfate d’aluminium (alum) largement utilisĂ© dans toute l’Afrique pour la potabilisation et l’assainissement, or ce produit est cher, importĂ© et non biodĂ©gradable (pollution des boues rĂ©siduelles).

Un floculent naturel Ă  base de graines de Moringa (Phytofloc Âź) est dĂ©jĂ  commercialisĂ© par une sociĂ©tĂ© suisse basĂ©e en Tanzanie, qui produit Ă©galement de l’huile et des savons. Ce floculent est extrait du tourteau (rĂ©sidu de presse) mais le tourteau brut est tout aussi performant.

Ce tourteau pourrait ĂȘtre utilisĂ© artisanalement pour purifier l’eau de consommation mais Ă©galement dans des stations de purification comme celles du Lac de Guiers qui alimentent Dakar en eau potable et qui utilisent le sulfate d’alumine, ou dans de futures stations Ă©cologiques d’assainissement des eaux usĂ©es qui pourraient rĂ©soudre le grave problĂšme de la pollution des fleuves et de l`ocĂ©an : 90% des eaux usĂ©es de Dakar sont rejetĂ©es sans traitement dans l’ocĂ©an.

6. Le fourrage animal :

Des Ă©tudes menĂ©es au Nicaragua (N.Foidl) montrent que les feuilles de Moringa sont un apport nutritionnel trĂšs important pour les bovins. La teneur nette en protĂ©ine est de 95% , la teneur en protĂ©ine potentiellement digestible est de 47%, contre 45% pour la paille de riz et seulement 0 Ă  35% pour les autres cĂ©rĂ©ales (11% pour la paille de blĂ©). Les feuilles de Moringa sont donc une bonne source de supplĂ©ment protĂ©inique pour les ruminants ainsi que pour les animaux monogastres. En outre, elles ont l’avantage de ne contenir qu’une trĂšs faible teneur en tannins et en phĂ©nols qui peuvent ĂȘtre nuisibles pour le bĂ©tail mais que l’on trouve nĂ©anmoins dans de nombreux sous produits agro-industriels.

L’expĂ©rience d’engraissement des bovins menĂ©e au Nicaragua dĂ©montre un gain de poids de 30% supĂ©rieur chez les animaux se nourrissant de Moringa par rapport Ă  l’herbe de pĂąturage. ( Source : Tableau 15 p 65, Foidl, Harrinder, Makkar & Becker , Potentiels du Moringa Oleifera, in L.J.Fuglie « L’arbre de vie » pp56-69)

Cette utilisation du Moringa Oleifera a l’avantage d’ĂȘtre immĂ©diatement rĂ©alisable et rentable pour le cultivateur-Ă©leveur mais prĂ©sente l’inconvĂ©nient d’ĂȘtre incompatible avec la culture pour les graines, l’effeuillage Ă©tant nuisible Ă  la production de gousses.

La culture pour feuilles implique un systĂšme de production de type intensif avec une irrigation, sur le modĂšle dĂ©veloppĂ© Ă  la ferme de Ndimb dans la rĂ©gion de Keur-Momar-Sarr (Nord SĂ©nĂ©gal) par l’ONG Church World Service. Cette technique implique une disponibilitĂ© de l’eau, un investissement de dĂ©part important pour le systĂšme d’irrigation (goutte Ă  goutte) ainsi que l’utilisation rĂ©guliĂšre d’intrants.

Toutefois cette technique de culture est envisageable dans le cadre du projet en utilisant la fumure organique (compost) et un arrosage raisonné.

NĂ©anmoins, les analyses montrent que les tourteaux rĂ©siduels de l’extraction d’huile de Moringa, mĂȘme aprĂšs leur utilisation pour purifier l’eau, sont Ă©galement trĂšs nutritifs : 70% de protĂ©ines brutes et nettes ainsi qu’une forte concentration d’acides aminĂ©s essentiels et l’absence d’anti-nutriments comme les tannins, saponine et alcaloĂŻdes. On peut donc envisager une double valorisation des tourteaux aprĂšs pressage de l’huile : purification de l’eau puis aliment pour bĂ©tail.


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Le Moringa Oleifera, souvent appelĂ©e simplement moringa, est une espĂšce de petit arbre pouvant mesurer jusqu’Ă  10 m de la famille des Moringaceae.

Elle est originaire du nord de l’Inde et est maintenant acclimatĂ©e dans presque toutes les rĂ©gions tropicales, elle rĂ©siste bien Ă  la sĂ©cheresse et a une croissance rapide.
Le « Moringa » vient du malayalam muringa (àŽźà”àŽ°àŽżàŽ™à”àŽ™). La plupart des langues utilisent un dĂ©rivĂ© phonĂ©tique de ce mot pour dĂ©signer la plante.
Ci-dessous, il est entendu que le mot Moringa se rapporte Ă  l’espĂšce Moringa oleifera, sauf prĂ©cision contraire.

Fleurs et feuilles de Moringa oleifera

Fleurs et feuilles de Moringa oleifera

Un arbre Ă  usages multiples

La tradition indienne de l’ayurveda indiquait que les feuilles du Moringa guĂ©rissaient plus de 300 maladies.
En Inde, le Moringa est une plante vivriĂšre cultivĂ©e pour ses fruits, qui sont mangĂ©s cuits et exportĂ©s frais ou en conserve. Au Sahel, les feuilles de Moringa oleifera sont consommĂ©es comme lĂ©gumes et celles de Moringa stenopetala constituent le repas de base du peuple Konso en Éthiopie. Des analyses nutritionnelles ont montrĂ© que les feuilles de Moringa oleifera sont plus riches en vitamines, minĂ©raux et protĂ©ines que la plupart des lĂ©gumes. Elles contiennent deux fois plus de protĂ©ines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bƓuf ou les lentilles et deux fois plus de vitamine C qu’une orange. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de Moringa oleifera contre la malnutrition et ses maladies associĂ©es (cĂ©citĂ©, etc.).
Les graines de Moringa contiennent un polyĂ©lectrolyte cationique qui a montrĂ© son efficacitĂ© dans le traitement des eaux (Ă©limination de la turbiditĂ©), en remplacement du sulfate d’alumine ou d’autres floculants. L’avantage de l’utilisation de ces graines est double :
la substitution de floculants importĂ©s par un produit local facilement accessible permet une Ă©conomie importante de devises pour les pays du Sud, ce floculant, contrairement au sulfate d’alumine, est totalement biodĂ©gradable.
On peut Ă©galement extraire de ses graines une huile alimentaire intĂ©ressante, notamment en Afrique oĂč beaucoup de pays manquent d’huiles alimentaires, et une matiĂšre premiĂšre intĂ©ressante pour l’industrie cosmĂ©tique (savon, parfum). Une utilisation mixte du moringa, pour la production d’huile et d’agent floculant, est possible car le tourteau issu de l’extraction d’huile conserve ses capacitĂ©s floculantes.
Ses racines servent Ă  produire un condiment alimentaire.
D’autres applications potentielles du moringa, comme son utilisation dans l’alimentation animale, comme hormone de croissance vĂ©gĂ©tale, comme engrais vert, en phytopharmacie ou comme pĂąte Ă  papier font l’objet de nombreuses recherches.

Culture

Le Moringa peut se trouver dans des zones trĂšs arides comme le Sahara, mais il aime Ă©galement les climats semi-tropicaux humides. Sa racine tubĂ©reuse lui permet de se passer d’eau pendant plusieurs mois. Son nom sĂ©nĂ©galais “NĂ©bĂ©daye” et son nom français de “NĂ©verdier” viendraient de l’anglais “Never die” : lorsqu’on le coupe ou que des jeunes pousses sont brĂ»lĂ©es par le soleil, il repousse aussitĂŽt avec les premiĂšres pluies. Il peut se planter par semis, en repiquage ou en plein champ, ou par boutures. On peut le cultiver de façon extensive pour une production de graines (semences ou production d’huile) ou de façon intensive irriguĂ©e pour une production optimale de feuilles (trĂšs nutritives) avec une rĂ©colte toutes les 6 semaines ! C’est un arbre Ă  croissance trĂšs rapide : jusqu’Ă  1 mĂštre par mois !
Facile Ă  planter, l'”Ananambo”, trĂšs rĂ©pandu dans cinq des six provinces de Madagascar (Fianarantsoa, TulĂ©ar, Majunga, Diego-Suarez et Tamatave), se plante par bouture. Son reboisement en masse contribue Ă  la prĂ©servation de l’environnement et cet arbre se rĂ©vĂšle un pare-feu efficace.

Production

Plusieurs organismes ont isolĂ© la protĂ©ine active du floculant de Moringa pour faciliter son utilisation dans les usines de traitement des eaux mais aussi pour l’aquaculture d’algues, les usines de pĂąte Ă  papier, les caves viticoles ou le secteur minier. La production et l’utilisation du Moringa dans des conditions Ă©conomiques rĂ©elles est en train d’ĂȘtre mises au point.

Classification

RĂšgne : Plantae
Sous-rĂšgne : Tracheobionta
Division : Magnoliophyta
Classe : Magnoliopsida
Sous-classe : Dilleniidae
Ordre : Capparales
Famille : Moringaceae
Genre : Moringa
Nom : binominal
Moringa oleifera
Lam., 1785

Classification phylogénétique

Ordre : Brassicales
Famille : Moringaceae


 

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