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Comment bien utiliser le Moringa ?

1- Faites bouillir des écorces de Moringa, et pendant 60 jours prenez un grand verre de l’effusion matin et soir, tout en mâchant une bouchée de l’écorce (crue) matin et soir.
2- Prenez la même écorce, les feuilles de moringa, les graines écrasez, faites une pâte que vous appliquez matin et soir sur la fistule extérieure pendant 60 jours.
3- N’oubliez pas, pour ceux qui ont des ostéites aux membres (jambes, tibia, bras etc) de recueillir de la poudre à base de coquille d’escargot sèche et d’appliquer aussi matin et soir. (Ne pas en avaler)

NB: Utilisez du Moringa Africain

Le Moringa Oleifera est originaire de l’Inde, dans les vallées au Sud de l’Himalaya. Aujourd’hui, on le retrouve tout le long de la zone tropicale et subtropicale.

Le Moringa, aussi appelé « Ne meurt jamais », peut croître aussi bien sur sol riche que sur sol pauvre et n’est que peu affecté par des conditions climatiques difficiles telles que la sècheresse.

Fleur de Moringa bio

Fleur de Moringa bio

Il croît rapidement lorsqu’il est semé ou coupé. Il peut également se régénérer par lui-même, après une coupe très sévère.
Les feuilles, les fruits, les graines, les racines, l’écorce mais aussi les fleurs possèdent chacun des vertus médicinales particulières.
Toutes ces utilisations n’ont pas encore été vérifiées par la Science, mais le Moringa est considéré comme un traitement contre l’anémie, la perte d’appétit et il augmente la lactation des femmes – les douleurs gastriques, l’ulcère à l’estomac, la diarrhée, la dysenterie, la colite et il peut être utilisé comme laxatif, purgatif et diurétique – les rhumes, bronchites, fièvre et maux de tête – les rhumatismes, les crampes musculaires, les bleus et ecchymoses – les infections cutanées, la gale, les mycoses, les piqûres
d’insectes.
Le Moringa peut être également utilisé dans certains cas de diabète pour stabiliser le taux de sucre et peut stabiliser la tension artérielle. En revanche, il ne faut jamais utiliser les racines ou l’écorce des racines pour les femmes enceintes.


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C’est depuis quelques années que le Moringa Oleifera occupe un intérêt grandissant auprès des ONG puisqu’on y associe des compléments nutritionnels importants, un effet floculant pour le traitement des eaux et une utilisation variée dans les huiles cosmétiques.

Qu’est-ce que le Moringa bio ?

Le Moringa Oleifera est un petit arbre mesurant environ 10 mètres et faisant partie de la famille des Moringaceae. Cette famille comprend 13 espèces d’arbres poussant dans un climat tropical et subtropical. Ainsi, cette espèce est originaire du nord de l’Inde. L’espèce la plus populaire de cette catégorie est le Moringa Oleifera vivant dans un climat tropical résistant fortement à la sécheresse.

Ces origines, issues d’une tradition indienne nommée Ayruveda, qui se traduit par une médecine naturelle et non conventionnelle indienne, révèlent des vertus médicamenteuses importantes. Les adeptes croient que les feuilles de Moringa guériraient plus de 300 maladies. La science moderne nous confirme aujourd’hui quelques vertus nutritives très importantes.

 Moringa oleifera

Moringa oleifera

Quelles sont ses vertus médicinales et nutritionnelles ?

En effet, à travers le monde, on le cultive pour ses fruits, mangés cuits ou frais, et pour ses feuilles. Cette espèce contient des valeurs nutritives au travers d’une riche source de vitamines, de minéraux et de protéines. Cette valeur se voit plus importante que chez la plupart des légumes dits « traditionnels ». Ces composantes peuvent constituer un repas complet, très riche en protéines (environ deux fois plus que dans le lait), en calcium (environ deux fois plus que dans le lait), en potassium (autant que dans la banane), en vitamine A (autant que dans la carotte), en fer (autant que dans la viande de boeuf) et en vitamine C (environ deux fois plus que dans l’orange). Cet aliment est très efficace pour contrer la malnutrition dans certains pays ainsi que dans la prévention des maladies s’y rattachant. L’écorce de la plante secrète une résine antidiarrhéique, diurétique et fébrifuge. De plus, le goût rappelle celui des épinards.

Du point de vue des problèmes d’assainissement des eaux usées et de la salubrité des eaux de consommation, les graines de cette plante contiennent un élément efficace (agent floculant) dans le traitement des eaux (polyélectrolyte cationique). En utilisant ces graines, le traitement des eaux serait effectué par un produit local, ce qui permettrait d’améliorer l’économie d’un pays ciblé en considérant que le produit est biodégradable. Son fort potentiel de commercialisation permettrait de créer, par ces graines, une huile alimentaire pouvant y être extraite et favorisant les productions d’huile dans des pays d’Afrique, par exemple. Certaines huiles peuvent être utilisées dans l’industrie cosmétique. Finalement, la plante peut être utilisée comme engrais, dans l’alimentation animale, comme hormone de croissance végétale, dans la création de savons, en phytopharmacie et peut avoir réalisé d’autres utilisations. Ces vertus font d’ailleurs l’objet de nombreuses recherches.

L’avantage important de cette espèce est que les nouvelles récoltes peuvent se faire toutes les six semaines environ, puisque l’arbre a une croissance très rapide, que les pousses progressent à grande vitesse et qu’elles ne nécessitent qu’une faible quantité d’eau.


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Qu’est-ce que le Moringa Oleifera bio ?

Le Moringa Oleifera est une plante d’origine Asiatique connue à travers le monde pour ses valeurs nutritives. Actuellement il se trouve partout dans le monde.
En Afrique et en RD Congo, le Moringa est cultivé partout, et il est vulgarisé par un projet « Congo Moringa » dont le siège est à Kinshasa.
Toutes les parties du Moringa (gousses, graines, feuilles) sont très indispensables à la santé.
Les feuilles et les gousses sont consommées comme légume. La poudre des feuilles peut être mélangée à tout les repas même dans la bouillie, les sauces et les légumes quotidiennement. Les feuilles et la poudre de Moringa aident particulièrement les enfants de 6 à 59 mois, les femmes enceintes et les femmes allaitantes.
Les enfants mangent les feuilles avec le bidia !

Comment cultiver le Moringa Oleifera ?

Le Moringa peut facilement pousser à partir des graines ou par bouture. Il est de culture facile adapté à toutes les saisons.
La culture par graines peut se faire directement dans le champ ou dans le sachet en plastique pour être transplantées après.
Dans une pépinière, les graines doivent être plantées par intervalle de 2 cm sur des lignes espacées de 20 cm l’une de l’autre.

Dans les gaines en plastique, la terre à utiliser doit être légère. On peut ajouter du fumier ou du compost si le sol est très pauvre. Mettre 2 ou 3 graines dans chaque gaine à un demi centimètre de profondeur.
Pour la production des gousses et des graines, les plantes peuvent être espacées de 3 mètres les unes des autres. Les gousses : Le Moringa fleurit et produit des gousses à l’age de 9 à 12 mois. S’il pleut toute l’année, le Moringa produira de manière continue.

La plantation par bouture donne une croissance rapide. Il est conseillé d’utiliser des tiges solides pour la culture par bouture. Les boutures ne doivent pas être des tiges à écorce verte. Elles peuvent avoir 45 cm à 1 m 50 de long et 4cm à 16cm de diamètre.
Enterrer le tiers de la plante (pour une bouture de 1m50, enterrer les 50 cm) et ne pas trop arroser.

Poudre de feuilles de Moringa bio

Poudre de feuilles de Moringa bio

Valeurs nutritives du Moringa Oleifera :

Les feuilles de Moringa contiennent des protéines de haute valeur biologique composée de tous les 9 acides aminés essentiels qu’on ne retrouve pas dans d’autres légumes et constituent le meilleur légume au niveau nutritionnel en RDC.
Les feuilles de Moringa sont mieux indiquées dans la prévention et le traitement de la malnutrition et certaines carences nutritionnelles.
Elles sont également riches vitamines A, C, B1, B2, B3, B6, B12, E, en fer et contiennent les autres minéraux tels que le zinc, phosphore, calcium, magnésium qui aident à la croissance de l’enfant, aux femmes enceintes et allaitantes et la santé des personnes vivant avec VIH/Sida.
Une cuillerée à soupe de la poudre de Moringa consommée 3 fois par jour couvre 42% de besoin de l’enfant en protéines, 310% en vitamine A, 125% en calcium, 41% en potassium et 71% en fer.
Les feuilles de Moringa renferment également 3 fois plus de fer que les épinards.
100g (1.5 tasse) de feuilles fraîches couvre 10 % des besoins journaliers en protéines chez la femme enceinte et allaitante et couvre 47% des besoins en fer et aident à combattre l’anémie chez la femme enceinte et la femme allaitante.

Préparation de la poudre de Moringa bio

On peut facilement préparer une poudre à partir des feuilles de Moringa que l’on peut mélanger aux différents repas :
– prendre les feuilles fraîches de Moringa et les lavez en l’eau propre
– sécher à l’abri du soleil (à l’intérieur de la maison de préférence), car la vitamine A est détruite par les rayons solaires ; garder les feuilles propres
– piler les feuilles en les tamisant et obtenir une poudre fine
– la poudre ainsi obtenue doit être conservée à l’abri du soleil ; de préférence dans un récipient en plastique bien fermé

Les graines du Moringa bio Oleifera offrent une réponse appropriée et très appréciable à la purification de l’eau.
La poudre et les tourteaux de graines de Moringa sont de puissants floculants ayant la faculté de clarifier et de purifier l’eau la plus trouble. La poudre d’une graine peut clarifier 1 litre d’eau quand l’eau est peu trouble ; 2 graines sont nécessaires quand l’eau est très trouble.

Moringa Oleifera : traitement naturel

Le Moringa Oleifera est aussi utilisé dans le monde entier dans le traitement naturel de diverses maladies. Au cours des dernières années, des recherches en laboratoire scientifique ont confirmé l’efficacité de certains usages :

Les feuilles, les gousses, les fleurs, les racines ont des propriétés thérapeutiques indispensables à la santé.

Les feuilles ainsi que la poudre des feuilles est un bon traitement et prévention contre la malnutrition, les carences en vitamines et minéraux, l’anémie ainsi que dans les cas de maux de tête, fièvre, les oedèmes et le rhumatisme.

Le suc des feuilles est utilisé pour stabiliser la tension artérielle, le taux de sucre dans le cas de diabète et dans certains cas de crise d’anxiété. Il est également utilisé pour traiter la diarrhée, la dysenterie et la colite
(inflammation du colon).

Les feuilles sont également utilisées contre les maux de tête, la bronchite, les infections urinaires, les infections des oreilles, des yeux et de la peau, le scorbut et la cataracte.
La consommation régulière augmente la lactation et prévienne l’anémie chez les femmes.


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Le moringa ou « l’arbre à vie »

Le Moringa oleifera est une plante à croissance rapide et résiste à la sècheresse. On le trouve dans le sud-est de l’Asie, aux Philippines, en Afrique et en Amérique du Sud. Il est cultivé pour ses fruits en gousse en forme de baguette de tambour, et ses feuilles qui sont comestibles après cuisson. Le moringa est une plante nourrissante et ses feuilles sont considérées comme des légumes. Les feuilles sont riches en vitamines, minéraux et protéines et peuvent remplacer les petits pois ou les arachides comme aliment complet. Elles contiennent aussi deux fois plus de lipides que le lait, trois fois plus de potassium que la banane, quatre fois plus de vitamine A que la carotte et sept fois plus de vitamines que l’orange.

LE MORINGA, « L’ARBRE À MIRACLE »

LE MORINGA, « L’ARBRE À MIRACLE »

D’après des études faites en Thaïlande en 2007, le moringa est riche en antioxydants qui permettent de réduire le taux de lipides sanguins. Une huile essentielle peut être extraites de ces feuilles, et ses graines peuvent donner un extrait hydro-alcoolique. Cette huile de moringa est idéale pour les peaux sèches ou abîmées. Grâce à la vitamine A, les peaux matures sont régénérées et retrouvent leur élasticité. L’huile essentielle de moringa a donc des propriétés hydratantes, régénérantes, anti-inflammatoires et antiseptiques. Elle peut aussi être utilisée comme soin pour les cheveux et le cuir chevelu. L’huile extraite du moringa est également consommée comme huile alimentaire, surtout dans les pays d’Afrique, et constitue une matière première pour l’industrie cosmétique.

L’utilisation du moringa

Grâce à leur qualité nutritionnelle, les feuilles de moringa sont utilisées pour lutter contre la malnutrition au Sénégal, en Inde et au Bénin. Les feuilles sont séchées et transformées en poudre pour faciliter la conservation, la consommation et surtout la cuisson. Elles gardent ainsi un maximum de vitamines. Les études faites au Sénégal et en Inde indiquent que les feuilles de moringa permettent de traiter efficacement les carences alimentaires en vitamines A et en protéines. Ces feuilles sont principalement prescrites aux enfants touchés par la malnutrition. Les feuilles sont ainsi ajoutées aux céréales locales, huiles ou sel iodé.

Les personnes souffrant du diabète de type 2 peuvent consommer des feuilles de moringa, tout comme les personnes atteintes d’hypercholestérolémie ou d’athérome. Chauffées légèrement, les feuilles de moringa sont également utilisées pour traiter les fièvres. Si elles sont cuites plus longtemps, elles permettront de soigner les douleurs musculaires et les rhumatismes. Les feuilles produisent un extrait aqueux anti fertilisant. Les feuilles de moringa sont également utilisées comme jus. Froissées ou écrasées, elles deviennent des cataplasmes efficaces. On traitera alors les infections broncho-pulmonaires, soulagera les migraines ou les névralgies faciales. Les feuilles sont également des purificateurs d’eau.


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La plante venue des Indes est réputée pour soigner de nombreuses maladies

Le moringa, vous connaissez ? Peu de gens dans la rue à Yaoundé répondent par l’affirmative à cette question. Et pourtant cette plante qui depuis moins de huit ans occupe de plus en plus d’espaces cultivés au Cameroun, fait couler beaucoup d’encre et de salive. Certains journaux comme « la Voix du paysan » ou « Ambition Magazine » lui ont consacré des dossiers spéciaux. Des émissions, telles « Carnet de développement » sur l’antenne provinciale de la Crtv du Centre, « Au service de tous » sur Radio Bonne nouvelle, traitent du moringa dans des rubriques hebdomadaires.

L’intérêt pour cette plante venue des Indes, et que l’on retrouve aujourd’hui dans bon nombre de pays tropicaux, tient à ses usages multiples. Dans son pays d’origine, le moringa est traditionnellement réputé pour soigner quelque trois cents maladies. Ses feuilles, consommées comme légumes, sont actuellement recommandées dans les milieux hospitaliers dans certains pays d’Afrique pour corriger la malnutrition chez la mère et l’enfant. Extraite de ses graines, l’huile de moringa est comestible. Par un coup de pouce des Ong, son extraction commence à se développer surtout dans les pays où manquent les huiles alimentaires. Dans l’alimentation du bétail ou de la volaille cette plante produit vraisemblablement des résultats spectaculaires susceptibles de baisser les coûts de production. C’est du moins ce que soutient Benjamin Endama Meka, un ingénieur agro environnementaliste qui à la tête d’une association promeut la culture du moringa comme activité génératrice de revenus. Un kilo de poudre de feuilles de moringa est écoulé à 20 000 F à Yaoundé. Tout est bon à prendre, rien de cette plante ne se perd, des feuilles aux racines, des graines à l’écorce. Les dérivés du produit sont conditionnés et distribués à des personnes souffrant de maux variés. Dans son exploitation de Nkolfoulou, dans la banlieue de Yaoundé, Endama Meka associe la culture du moringa et d’ananas à un élevage expérimental de poulets. On peut y voir des coqs vigoureux à l’œil vif et à la crête conquérante.

Gousses de Moringa bio

Gousses de Moringa bio

D’autres récits révèlent que le moringa dont la croissance est extrêmement rapide, est utilisée comme pare-feu ou encore pour le reboisement d’espaces dénudés.

La recherche scientifique s’intéresse déjà à cette plante à laquelle l’on prête tant de vertus. Des analyses montrent la très grande richesse de ses feuilles en vitamines A, C, B1, en calcium, potassium et en protéines.

Dans l’abondante littérature qui lui est consacrée sur Internet, l’on apprend qu’une étude réalisée en 2007 en Thaïlande reconnaît à la plante la capacité de diminuer de manière importante le taux des lipides sanguins dont le cholestérol. Ce qui donnerait à croire que sa réputation à soulager les maladies cardiovasculaires ne serait pas usurpée.

Nous avons rencontré trois personnes qui témoignent sur la manière dont le moringa a changé leur état de santé.

“Je marchais avec des béquilles”

Simplice Ndzana Mbala, septuagénaire.

«J’ai fait un AVC [accident vasculo-cérébral] en 2009. J’avais eu des vertiges subits qui ont failli me faire tomber en route. A l’hôpital, il a été constaté que ma tension artérielle était élevée et c’est en ce moment que l’AVC a été diagnostiqué. J’ai eu une paralysie faciale, ma bouche s’était tordue et je ne voyais pas bien d’un côté. Je marchais avec des béquilles. Des gens qui avaient connus des cas similaires m’ont recommandé la médecine indienne. J’ai donc été pris en charge dans l’un de ces centres où l’on m’a promis que je serais rétabli au bout d’un an de traitement. Mais le traitement était très cher. Il fallait payer une boîte de comprimés à 9.000 tous les trois jours. C’est alors qu’une de mes connaissances m’a parlé du moringa. Quatre semaines après que j’ai commencé à le prendre, mon visage est redevenu normal. Parallèlement, j’ai été guéri des problèmes de goutte dont je souffrais. Au centre de médecine indienne ils étaient étonnés. A présent ma tension artérielle est normale, je me sens léger. Je suis venu de Nkolmeseng à pied

« Le moringa m’a soigné »

Ernest Bayiha, quadragénaire

«Je souffrais d’un pincement du nerf sciatique qui me faisait très mal, au point que j’avais du mal à marcher. Je me déplaçais avec des béquilles. J’ai fait quinze séances de massage chez les Chinois, mais cela n’a rien donné. Lorsque j’ai été affecté à la délégation départementale de l’agriculture pour le Mfoundi, le délégué, voyant mon état m’a demandé d’aller me coucher à la maison. C’est là heureusement qu’un collègue m’a conseillé de prendre du moringa. Et le moringa m’a soigné. Deux semaines après le début de la cure, j’allais bien. En plus, ma tension artérielle qui était élevée est redevenue normale. Mon frère quant à lui souffrait de problèmes de prostate. On lui avait placé une sonde à l’hôpital, pour évacuer les urines. Trois jours après avoir commencé à prendre des graines de moringa, il a repris à uriner par la voie normale ».

« Mon diabète a été stabilisé »

Abraham Fonkeng, quinquagénaire, technicien principal du génie civil.

«J’étais souffrant, très fatigué. Je ne savais pas de quoi je souffrais. J’ai pris du moringa pendant trois mois et la fatigue est partie. Six mois après la fin du traitement, les mêmes symptômes ont réapparu. Je me suis rendu à l’hôpital où le diabète a été diagnostiqué. Mais depuis lors je ne prends ni insuline ni aucun autre produit pharmaceutique. En prenant du moringa, ma glycémie est redevenue normale. J’avais aussi des crises de goutte qui ont également disparu. Depuis lors j’ai conseillé du moringa à d’autres personnes qui se sont déclarées soulagées après l’avoir pris ».

« L’homme doit vivre en harmonie avec la nature »

Mgr Samuel Kléda, archevêque de Douala, spécialiste des plantes.

On constate un intérêt croissant des populations pour la médicamentation par les plantes.A votre avis, est-ce un effet de mode, les conséquences de la conjoncture économique, ou une révolution des mentalités ?

Je ne crois pas que ce soient ces dernières années que le phénomène se présente. En Afrique en général, dans les villages africains, quand quelqu’un est malade, c’est d’abord au guérisseur, c’est lui qui connaît le pouvoir des plantes, c’est à lui qu’on s’adresse d’abord. Puisque c’est eux qui prennent les gens en charge dans ce domaine-là. Je ne crois pas que c’est seulement aujourd’hui qu’on observe ce phénomène-là. Ça a toujours été ainsi. Peut-être qu’on ne fait pas assez attention. Il faut observer cela. Et que nos hommes de science, nos médecins, nos pharmaciens s’intéressent à la manière dont nos parents, les gens de nos villages se soignaient. Et qu’on puisse plutôt aider les gens dans ce sens-là. Les gens y vont parce que les plantes sont efficaces. Il y a des maladies qui résistent aux produits pharmaceutiques qui viennent d’Europe. Par contre, il y a des plantes qui agissent bien si on les connaît. On peut les appliquer, et traiter ces maladies-là. Il serait bon que nos hommes de science, nos chercheurs se mettent au travail et qu’ils essaient, d’une manière scientifique, de mettre ces plantes-là à la disposition de nos populations. La deuxième raison c’est que beaucoup ou la plupart des Camerounais n’ont pas les moyens financiers pour s’occuper de leur santé. Un exemple : un paysan qui se présente à l’hôpital, à qui on présente une ordonnance de 50.000 F. Dites-moi où il va ramasser cet argent pour se faire soigner. Et s’il est hospitalisé ? Comment il va faire ? Même en Europe ça ne se fait pas, parce qu’en Europe, il y a l’assurance. Ici chez nous, il n’y en a pas. Les fonctionnaires qui ont 40.000, 50.000 Fcfa par mois. S’il n’y a pas d’assurance, comment peuvent-ils se faire soigner ? Ils seront obligés d’aller chez le guérisseur pour se faire soigner. Donc, c’est logique. Ça devrait plutôt nous inciter à chercher des solutions.

Est-ce que cette médicamentation par les plantes est sans dangers. Le guérisseur n’a pas toujours le bon dosage…

On a toujours présenté cet argument, c’est-à-dire qu’on ne sait pas la posologie, la dose qu’il faut donner à un malade. Mais le vrai guérisseur, celui qui soigne dans un village que tout le monde reconnaît comme tel, sait comment utiliser les plantes. C’est une recette qu’il a héritée de ses parents. C’est une recette connue, qu’on utilisait et qu’on utilise dans le clan, dans le village depuis plusieurs années. Donc, il sait comment donner. Il ne peut pas se tromper. Ce n’est pas pour gagner de l’argent. Il n’a pas intérêt à ce que beaucoup de gens viennent Cependant, à côté de ces vrais guérisseurs, il y a ceux qui se promènent là, qui sont des charlatans, qui ne connaissent pas les plantes qui veulent vite gagner de l’argent. C’est ceux-là qui constituent un vrai danger pour la santé des populations. Donc, il ne faut pas confondre cela. Mais cet argument selon moi, ne tient pas. Un vrai guérisseur connaît la recette.

Hier c’était l’aloe vera. Aujourd’hui on parle plus du moringa. Est-ce qu’une plante comme celles-là peut guérir plusieurs maladies ?

Le moringa c’est un arbuste, de son nom scientifique, moringa olefera. C’est une plante qui a sans doute beaucoup de vertus. Une vertu qu’on lui reconnaît c’est qu’elle a une activité antibiotique. Elle est antispasmodique, fébrifuge, bactéricide, fongicide, qui tue les champignons. Dans certaines régions d’Afrique elle est utilisée contre les maladies vénériennes. Dans le grand nord, le moringa est planté autour des concessions qu’on appelle saré. Ça sert même de haie. Et les feuilles sont utilisées dans la sauce que l’on prépare pour manger la pâte de mil, de riz ou de maïs. Une plante qui agit comme un antibiotique naturel, il n’y a pas de risques. Une personne qui utilise l’ail pour une cure de neuf mois, cela renouvelle l’organisme. Ça donne beaucoup d’effets positifs. Cela veut dire que quand les gens utilisent les plantes, s’ils ont la patience de l’utiliser pendant longtemps, ça peut vraiment aider le corps.

Quelle est la frontière que vous tracez entre la médecine par les plantes, et leur usage pour des fétiches ?

Dans la pharmacopée traditionnelle, je veux distinguer deux domaines. Il y a le domaine où le guérisseur utilise la plante parce qu’elle a une vertu curative. Quand il l’utilise, le guérisseur ne va pas dire seulement : voici la plante que je te donne, va l’utiliser si ça te guérit tant mieux, si ça ne guérit pas tant pis… Non, le guérisseur ne te dira pas cela. Le guérisseur va t’amener à avoir confiance, pour que la plante puisse agir. Parce que effectivement, lorsque tu reçois un traitement n’importe où, si tu es convaincu que le produit ne pourra rien faire, le produit n’agira pas. Le guérisseur doit créer un climat qui permet au produit d’agir facilement. Ça c’est normal. Mais il y a un autre domaine qui est d’ordre religieux. Il va déjà un peu dans un domaine auquel je ne crois pas beaucoup, le domaine magique. Ils sont dans ce contexte-là. Il ne te donne absolument rien, mais te dit qu’il va faire des prières, certaines choses, on va utiliser des amulettes, des incantations. Ça c’est un autre domaine. Or la pharmacopée, c’est autre chose. Il faut bien faire la différence. Et, dans notre contexte africain, ces deux domaines-là existent, et c’est ce que les gens confondent. Quand ils vont dans un rite du village, on va utiliser du fétiche, utiliser tel animal pour faire des sacrifices… Ça c’est la religion traditionnelle, différente de la pharmacopée.

Que dites-vous à vos fidèles qui sont tentés par ces deux domaines ?

Je vais parler du domaine que je connais, dans mon ethnie à moi. Il y a le domaine spécifiquement religieux, l’homme doit vivre en harmonie avec la nature. Donc, s’il a brisé les lois de cette nature, il doit chercher à rétablir un climat de paix autour de lui. Et dans ce monde là, il y a un devin qui joue presque le rôle de guide. Quand quelqu’un est malade, on ne va pas dire qu’il souffre parce qu’il y a telle bactérie. On se demande quelle est la partie de cette harmonie qui a été brisée, et qui a engendré la maladie. On va d’abord passer par là. Et le devin est là pour chercher d’où vient ce désordre-là. On résout donc le désordre, on offre des sacrifices, pour rétablir l’harmonie. Et d’ailleurs, le croyant africain traditionnel, avant d’aller à l’hôpital, doit d’abord essayer de se mettre en harmonie avec le monde. S’il va à l’hôpital avec tous ces problèmes, il ne peut pas obtenir guérison. Il faut résoudre ces problèmes. Ce qui fait qu’il va voir le devin qui va indiquer qu’ici, il y a eu ce désordre-là, il faut d’abord faire tel sacrifice. Lorsqu’il finit de faire ces sacrifices-là, il peut maintenant se présenter soit chez le vrai guérisseur, soit à l’hôpital. Malheureusement, les gens qui vivent en ville ne savent pas comment le monde est organisé, l’harmonie dans notre contexte. Il y a de vrais guérisseurs, quand vous arrivez, vous donnent la bonne plante. C’est comme si vous me dites que du coup, nous nions la religion traditionnelle africaine, qui n’est peut-être pas structurée comme le christianisme, mais qui existe. Il ne faut pas confondre parce que quand les gens entendent guérisseur, c’est le sorcier. Et même les termes qu’on emploie : sorcier, marabout, magicien… Font-ils la différence entre ces mots. Quand on me dit : Kléda est un marabout, c’est un guérisseur… J’ai étudié les plantes, c’est une distraction pour moi. Je prends mes livres, j’analyse les plantes, puisqu’elles soignent. La médecine que nous avons vient des plantes. Et les gens disent : ah, il est sorcier. C’est de l’ignorance. Les gens ne prennent pas le temps de voir. Les plantes sont utilisées depuis la colonisation même, où les Européens mourraient… on a commencé à soigner le paludisme avec les plantes de nos forêts africaines. Est-ce de la magie ? Il faut faire la différence, savoir comment ce monde fonctionne, avant de dire quoique ce soit.


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L’arbre

Arbre tropical, “Arbre du Ciel” ou “Arbre éternel”, de la famille des Moringacées, le Moringa est originaire du nord-est de l’Inde, mais pousse également en Afrique, à Madagascar, en Asie et en Amérique du Sud.

Il peut se trouver dans des zones très arides comme le Sahara mais il aime également les climats semi-tropicaux humides.

Sa racine très profonde lui permet de se passer d’eau pendant plusieurs mois. Son nom sénégalais “Nébédaye” viendrait de l’anglais “Never die” : lorsqu’on le coupe ou que de jeunes pousses sont brûlées par le soleil, il repousse aussitôt avec les premières pluies.

Ses usages sont multiples : ses graines contiennent de l’huile comestible également utilisée en usage externe pour adoucir la peau des bébés.

La poudre des graines a la propriété de purifier l’eau. Les feuilles sont utilisées pour lutter contre les maladies liées à la sous-alimentation. Elles contiennent 2 fois plus de lipides que le lait, 3 fois plus de potassium que la banane, 4 fois plus de Vitamine A que la carotte et 7 fois plus de Vitamine C qu’une orange.

Extraction de l’huile de Moringa

Les graines de Moringa sont issues de gousses à trois lobes.

Chaque gousse contient entre 12 et 35 graines noires, rondes à coque marron et 3 ailes blanches.
Un arbre peut produire entre 15000 et 25000 graines par an.

L’huile est exprimée à partir des graines de l’arbre.
La teneur en huile des graines décortiquées, c’est-à-dire des amandes est de 42%.

L’huile de Moringa Africajou est jaune brillant.

Cette huile est connue internationalement sous le nom de “l’huile de Ben”.

Huile de Moringa bio

Huile de Moringa bio

Composition de l’huile de Moringa

Riche en acides gras insaturés avec 70-73 % d’acide oléique, mais aussi en vitamines (C, A, B), minéraux (potassium, calcium..) et protéines.

Les graines de Moringa contiennent un polyélectrolyte cationique qui a montré son efficacité dans le traitement et la purification des eaux en remplacement du sulfate d’alumine.

Les tourteaux sont riches en principes anti-bactériens et en protéines.

Propriétés de l’huile de Moringa

L’huile de moringa est utilisée comme huile de cuisine. C’est une huile alimentaire intéressante. Les graines pilées sont utilisées pour purifier l’eau.

Utilisé en médecine indigène, il est surnommé “l’arbre à miracles”. Ce sont ses graines pressées qui donnent l’huile précieuse de Moringa et qui offrent des propriété réparatrices exceptionnelles.

Usage alimentaire

Comestible, l’huile de Moringa est utilisée en assaisonnement et pour la friture car elle ne rancit pas.

Grâce à sa capacité à absorber et à retenir les substances volatiles, elle est également intéressante dans l’industrie des parfums pour stabiliser les senteurs.

Usage cosmétique

L’huile de Moringa ou huile de ben apaise et adoucit la peau. Elle hydrate et revitalise les peaux chroniquement très sèches, parfois en proie à des démangeaisons ou à une desquamation.
Elle est utilisée pour lutter contre les rides et le vieillissement.


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Le salon des solidarités: 3ème édition

La 3ème édition du Salon des solidarités s’est déroulée Porte de Versailles du 4 au 6 juin, regroupant 200 exposants et plusieurs milliers de visiteurs, rassemblés autour des grands thèmes de la solidarité nationale et internationale. Pour faciliter les rencontres et les échanges, les exposants étaient répartis en pôles d’activité sur place et préalablement répertoriés par secteur (crises/urgence/catastrophe ; Nutrition/sécurité alimentaire ; Médias alternatifs et engagés ; etc.) sur le site www.salondessolidarités.org.
Parmi ces thématiques et dans la cohérence de mes intérêts pour l’agroalimentaire au service de la santé (aussi bien dans nos pays riches qui ont parfois perdu le sens de la mesure et de l’équilibre en matière d’alimentation que dans les pays en sévères carences nutritives qui n’ont quant à eux pas le loisir de sur-consommer comme nous le faisons) je me suis attardée sur le secteur « Nutrition/sécurité alimentaire » et plus particulièrement sur l’association « Fleur de Vie », fervente promotrice des vertus multiples du Moringa Oleifera ou « arbre de vie ».

Le moringa oleifera ou " arbre de vie"

Le moringa oleifera ou ” arbre de vie”

Les médecines traditionnelles

Les vertus de ce petit arbre de la famille des Moringacées s’inscrivent dans une culture de médecines traditionnelles pratiquées et transmises depuis des siècles voire des millénaires au sein des populations d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud entres autres.
L’Ayurvéda par exemple, ou médecine traditionnelle indienne, est une mine de connaissances empiriques en matière de santé et de sagesse de vie, transmises oralement au cours des générations et utilisées quotidiennement par toutes les classes sociales indiennes.
C’est d’ailleurs entre autres pour cela qu’il est complexe pour les produits de santé issu des pays industrialisés de pénétrer le marché indien dans la mesure où les familles ont depuis toujours fabriqué elles mêmes leurs propres savons, yaourts probiotiques, médicaments, etc. et en contrepartie difficile pour les produits nutraceutiques indiens d’être exportés puisque leur efficacité repose essentiellement sur des preuves empiriques et non sur des études scientifiques ou des brevets, exigés dans les pays industrialisés.

La médecine chinoise est elle aussi connue pour son approche holistique de l’être humain. Ceci signifiant que l’Homme est perçu comme un tout et non comme une somme d’entités. Les maux doivent donc avant tout être traités de façon globale, tant au niveau du corps que de l’esprit qui sont en perpétuelle communication, que localement.
Autre point majeur, les médecines traditionnelles sont à dominante préventive (protection du corps afin d’éviter que les maux ne s’installent) contrairement à nos médecines « modernes » fonctionnant en mode curatif (guérison des maux une fois installés).

Or, le Moringa Oleifera, initialement originaire d’Inde et bien connu dans la culture ayurvédique puis importé en Afrique fait partie de ces végétaux incroyables qui offrent un grand nombre de richesses à l’Homme et à la planète, et particulièrement aux pays pauvres nécessitant des moyens simples, facilement accessibles et gérables pour se nourrir, se protéger ou se guérir des maladies, se loger, etc.
Abordons ainsi succinctement les vertus de cet arbre miracle.

Les vertus du Moringa Olifeira

Un végétal complet et hautement nutritif

Une richesse unique en protéines: les feuilles de Moringa contiennent jusqu’à 40% de protéines dont 9 des acides aminés essentiels ce qui est un taux exceptionnellement élevé pour un végétal et crucial pour la nutrition des peuples démunis.
Une teneur en calcium intéressante : 225 g de poudre de feuilles de Moringa contiennent plus de 4g de calcium.
Une source de fer non négligeable : 100 g de poudre de feuilles de Moringa contiennent près de 28mg de Fer.

A titre d’illustration, 5 g quotidiens de poudre de feuilles de Moringa, fournissent à un enfant les AJR suivants: 42% en protéines; 125% en calcium; 60% en magnésium; 41% en potassium; 71% en fer; 272% en vitamine A et 22% en vitamine C.

Un atout précieux pour l’industrie environnementale

Les graines de Moringa ont un pouvoir floculant très intéressant. Cela signifie qu’une fois versées dans un liquide contaminé, celles-ci précipitent
les impuretés permettant ainsi de les éliminer beaucoup plus facilement et
de façon 100% biologique

Des graines riches en huile

Les graines du Moringa sont riches en huile (environ 35%), celle-ci pouvant être utilisée en cuisine ou à des fins cosmétiques voire même comme lubrifiant mécanique.

Un arbuste résistant et fiable

Le Moringa a l’avantage immense de pousser en période de sécheresse et ainsi depouvoir subvenir aux divers besoins vitaux des africains au moment où la plupart des autres végétaux ne sont pas en mesure d’offrir leurs feuilles ou leurs fruits. La tubercule du Moringa, grande réserve d’eau et de minéraux, contribue essentiellement à cette survie de la plante en conditions hostiles.

L’Association Fleur de Vie et le Moringa Olifeira

Face au potentiel de cet arbre et animés d’une volonté de soutenir le peuple africain en répondant à ses besoins vitaux, la présidente de l’association “Fleur de Vie” : Stéphanie Allard accompagnée de son vice-président : Joël Vivion se sont fixé comme objectif de créer une filière de production et de transformation du Moringa, en Afrique et pour l’Afrique et ce dans l’optique d’assurer l’autosuffisance alimentaire de ses peuples.
Pour cela, l’association souhaite initier des projets de plantation locaux afin d’intégrer le Moringa aux activités socio-économiques des africains via une formation à l’utilisation de ses fleurs et de ses graines, et ce, tout en contribuant à une démarche de reforestation.
En parallèle, Joël Vivion pépiniériste expert, consacre une partie de ses terres à la culture du Moringa, à des fins expérimentales et tisse un réseau de spécialistes européens au côté de Stéphanie Allard, afin d’envisager également uen production européenne de Moringa pour l’Europe et pour ses industries (cosmétiques, alimentaires, environnementales – cf. vertus du Moringa Olifeira).

Il convient d’insister ici sur l’importance d’une production africaine pour les africains et européenne pour les européens, afin de sortir du schéma de sous-traitance Nord-Sud.

Ceci dans l’optique de redonner d’une part à l’Afrique le droit et l’opportunité de subvenir elle-même à ses propres besoins et d’autre part de réintégrer la notion de culture et de transformation locale des matières premières à la France et à ses voisins européens, plutôt que de reposer sur une délocalisation à outrance de ce type d’activité qui font fuir les compétences industrielles et ses applications vers les pays producteurs au détriment des produits consommateurs.
Les chiffres : A l’heure actuelle, “Fleur de vie” a mis en place 30 000 plants de Moringa dans la région centre-est africaine (août 2009) et permis la constituion de 10 groupements de 30 femmes por la culture et la transformation des feuilles (Février 2010).


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Les principaux bienfaits du Moringa Oleifera sur la santé

C’est un parfait complément naturel pour améliorer la santé globale, renforcer le système immunitaire, nettoyer les toxines du corps, prendre en charge les traitements contre la goutte et l’arthrite, la santé cardiovasculaire, le contrôle de la pression artérielle et abaisser la glycémie, le soulagement de troubles gastro-intestinaux, des fonctions hépatiques.

Les feuilles de Moringa et les gousses sont utiles pour augmenter le lait maternel dans le mois d’allaitement. Une cuillère à soupe (4 capsules) de poudre de feuilles de fournir 14% de la protéine, 40% du calcium, 23% du fer et la plupart des besoins en vitamine A d’un enfant âgé de un à trois mois.
Attention : ne pas utiliser lorsque vous êtes toujours enceinte.

Moringa Oleifera feuilles bio

Moringa Oleifera feuilles bio

Il y a des milliers de composés dans la nature qui sont considérés comme des antioxydants, mais ils sont toujours trouvés en très petites concentrations. Au cours des six dernières années, la source la plus concentrée d’antioxydants a finalement été découverte.

L’antioxydant le plus puissant de la terre est les feuilles séchées de Moringa. Des antioxydants et des composés anti-inflammatoires sont plus efficaces lorsqu’elles sont combinées avec d’autres antioxydants et des agents anti-inflammatoires. La nature a permis une meilleure efficacité lorsqu’ils sont combinés, une synergie des composés étant beaucoup plus efficace qu’un seul composé.

Il y a plus de 46 antioxydants et 36 composés anti-inflammatoires dans la plante Moringa Oleifera. C’est pourquoi les gens considèrent le Moringa Oleifera comme la meilleure source naturelle d’antioxydants.

Antioxydants:

Vitamine A, vitamine C, vitamine E, vitamine K, la vitamine B (choline), la vitamine B1 (thiamine), vitamine B2 (riboflavine), vitamine B3 (niacine), vitamine B6, l’alanine, l’alpha-carotène, arginine, bêta-carotène , le bêta-sitostérol, l’acide caféylquinique, campestérol, les caroténoïdes, la chlorophylle, le chrome, le delta-5-avenastérol, delta-7-avenastérol, le glutathion, l’histidine, l’acide indole acétique, indole, le kaempférol, la leucine, la lutéine, la méthionine, acide myristique-, palmitique-acide, prolamines, l’acide aminé proline, la quercétine, la rutine, le sélénium, la thréonine, le tryptophane, xanthines, la xanthophylle, zéatine, zéaxanthine, zinc.

Anti-inflammatoires:

Vitamine A, vitamine B1 (thiamine), vitamine C, vitamine E, l’arginine, le bêta-sitostérol, l’acide caféylquinique, de calcium, de la chlorophylle, de cuivre, cystine, oméga 3, oméga 6, oméga 9, de fibres, le glutathion, l’histidine, l’acide indole acétique , indole, l’isoleucine, le kaempférol, la leucine, de magnésium, teneur en acide oléique, la phénylalanine, le potassium, la quercétine, la rutine, le sélénium, la stigmatisation des stérols, le soufre, le tryptophane, la tyrosine, zéatine, zinc.


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Zoom sur le Moringa Oleifera bio

Le mois d’août est réputé au Sahel comme le plus pluvieux. En effet, durant ce mois, les précipitations sont les plus fréquentes et les plus régulières. Ce moment est propice pour la croissance des cultures. Ces atouts sont exploités par les autorités au cours de cette période pour multiplier les activités de plantation d’arbres ou de reboisement. Cette année 2011 ne déroge pas à la règle. Le reboisement est en cours, un peu partout, dans le pays. Beaucoup d’espèces fruitières (jujubier, tamarinier) ou d’espèces industrielles telles le gommier, le karité sont plantés au cours des cérémonies de reboisement. Mais, il a été constaté que de nombreuses personnes désireuses d’embellir leurs vergers ou leurs habitations ignorent tous les avantages qu’elles peuvent tirer du Moringa Oleifera, « Bassi Yirini » en bambara, qui cache des vertus insoupçonnées. “Ma mère récoltait les feuilles de cet arbre pour préparer la sauce de couscous.

La consommation régulière de ses feuilles avait une grande part dans la bonne santé qu’affichait les membres de la famille”, nous a raconté avec le sourire, Mme Goro Aminata Goro, technicienne en protection des cultures. Cette femme savante est en service à l’Unité des ressources génétiques (URG) de l’Institut d’économie rurale (IER), installée à côté de la nouvelle Cité administrative en direction de Djicoroni. Le vieux Boubacar Diarra, qui tutoie la centaine d’années nous a révélé avec beaucoup d’éloges les vertus de cet arbre. Il préconise la consommation de des feuilles, des graines, des fleurs, de l’écorce, des racines du « Bassi Yirini ». ” Tout en cet arbre, à l’instar du papayer ou du karité, est utile pour la santé de l’homme “, assure le centenaire.

Une bibliographie très abondante corrobore les témoignages élogieux qui concernent le Moringa Oleifera le nom scientifique du “Bassi Yirini”, en langue bamanakan. Originaire d’Inde, le Moringa, appelé aussi « L’arbre qui ne meurt jamais », peut croître aussi bien sur un sol riche que sur un sol pauvre. Cet arbre phénoménal est peu affecté par les conditions climatiques difficiles, ni par la sécheresse. Il croît rapidement lorsqu’il émerge après la semence des graines. Il peut également se régénérer par lui-même, après une coupe très sévère.

Une mine de vitamines

Le Moringa est une plante vivrière cultivée pour ses fruits, qui sont mangés cuits et exportés frais ou en conserve. Au Sahel, les feuilles de Moringa Oleifera sont consommées comme des légumes, notamment dans la préparation de la sauce de couscous dans plusieurs régions du Mali. En effet, des analyses nutritionnelles ont montré que les feuilles de Moringa Oleifera sont plus riches en vitamines, minéraux et protéines que la plupart des légumes. Elles contiennent deux fois plus de protéines et de calcium que le lait, autant de potassium que la banane, autant de vitamine A que la carotte, autant de fer que la viande de bœuf, et deux fois plus de vitamine C qu’une orange. Beaucoup de programmes utilisent les feuilles de Moringa Oleifera contre la malnutrition et ses maladies associées comme la cécité.

La valeur nutritive des feuilles de Moringa est d’une richesse rarement observée. En effet, les feuilles contiennent une très grande concentration de vitamines A et C, un complexe de vitamines B, du fer, du calcium, des protéines, du zinc, du sélénium et, phénomène assez rare pour une plante, elle possède les 10 acides aminés essentiels à l’être humain. La grande teneur en fer, protéines, cuivre et diverses vitamines et acides aminés essentiels des feuilles de Moringa en font un complément nutritionnel idéal. Ne faut-il pas insérer les feuilles de Moringa dans les programmes de lutte contre la malnutrition ? Cette option mettra l’accent sur les ressources locales disponibles. Aussi la durée du projet ne sera plus menacée par une rupture d’approvisionnement de produits importés. Les graines du Moringa Oleifera, une fois transformées en poudre, deviennent un floculant naturel, qui clarifie les eaux troubles, dissipant de ce fait 90 à 99% des bactéries.

MORINGA OLEIFERA BIO en poudre

MORINGA OLEIFERA BIO en poudre

Il a été démontré que ce mélange de graines constitue un coagulant de premier ordre pour le traitement de l’eau des rivières possédant un niveau élevé de matériels solides en suspension. Mme Goro Aminata Goro nous assure avoir fait l’expérience de cette propriété plusieurs fois. Le mélange peut être préparé à partir des graines, mais aussi des résidus pressés (tourteaux) obtenus lors de l’extraction de l’huile des graines. Les puits des ménages peuvent être débarrassés des bactéries grâce à la même méthode et à moindre frais. La société Energie du Mali SA (EDM-SA) pourrait à l’avenir se procurer à moindre frais ces résidus en remplacement de l’eau de javel qu’elle utilise pour rendre l’eau du robinet potable. Les tourteaux de Moringa Oleifera ont l’avantage d’être un produit naturel et biodégradable, sans conséquence pour la santé, à l’opposé de l’eau de javel qui est un produit chimique. Le coût de l’opération avec les tourteaux serait ramenée à des proportions minimes et engendrerait une économie substantielle pour la société sur ce chapitre.

Très recherchées pour la pharmacopée traditionnelle, les graines de Moringa contiennent 40% d’huile et le profil de l’acide gras de l’huile démontre qu’elles contiennent 73% d’acide oléique. L’huile de Moringa se rapproche d’une huile de qualité supérieure –telle que l’huile d’olive. L’huile de Moringa peut être utilisée comme huile végétale comestible et huile de cuisson (elle rancie très lentement), comme huile industrielle ou comme huile de qualité dans l’industrie cosmétique et de parfums ou encore comme huile d’éclairage dans les lampes à huile. Elle produit une lumière claire presque sans fumée. Enfin, l’huile peut servir de base pour les peintures fines.

Les feuilles, les fruits, les graines, les racines, l’écorce, mais aussi les fleurs possèdent chacun des vertus médicinales particulières. Le Moringa est considéré comme un traitement contre l’anémie, la perte d’appétit. Il augmente la lactation des femmes, il combat les douleurs gastriques, l’ulcère d’estomac, la diarrhée, la dysenterie, la colite et il peut être utilisé comme laxatif, purgatif et diurétique – les rhumes, bronchites, fièvre et maux de tête – les rhumatismes, les crampes musculaires, les bleus et ecchymoses – les infections cutanées, la gale, les mycoses, les piqûres d’insectes. Le Moringa peut être également utilisé dans certains cas de diabète pour stabiliser le taux de sucre et peut stabiliser la tension artérielle.

Toutefois, il n’est pas recommandé d’utiliser les racines ou l’écorce des racines pour les femmes enceintes. La technicienne en protection des cultures, Mme Goro Aminata Goro, assure que des plants sont disponibles pour tous ceux désirent lancer une culture à grande échelle du « Bassi Yirini » pour tirer des revenus substantiels des sous-produits tirés de la transformation (feuilles, fruits, fleurs, graines, racines et écorce). La technicienne estime que le Moringa Oléifera est plus bénéfique qu’un verger d’agrumes ou de mangues. Il est difficile de contredire cette information au regard des multiples avantages que l’on peut tirer de cette plante.

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Niger : La viande séchée – recette (Le Kilichi)

Pays sahélien doté du plus grand cheptel d’Afrique de l’Ouest, soit plus de 36 millions de têtes toutes espèces confondues, le Niger se singularise par son art dans la préparation de la viande, notamment le Kilichi, une des variétés de mets les plus prisés. Préparé à partir de fines tranches de viande de bœuf ou de chameau, affermies au soleil avant d’être enrobées avec une sauce puis séchées à nouveau aux rayons solaires, le Kilichi est une viande mollement grillée, qui se présente sous forme de feuilles trouées par endroit. ‘’Nous choisissons les animaux qui ont plus de chair, car il faut ôter les os, les ligaments pour ne laisser que la viande seule’’, explique Elhadj Hamidou, vendeur de viande au ‘’Carrefour terrain musulman’’, un des principaux centres de commercialisation du Kilichi, à la périphérie sud de Niamey. Le séchage et la grillade permettent de déshydrater la viande afin de rendre sa conservation longue. ‘’Un Kilichi bien fait peut durer des mois, s’il est conservé à l’abri de l’humidité et de l’eau’’, explique Elhadj Hamidou. Dans le temps, le Kilichi est vendu avec un arôme composé de tourteau d’arachide, du piment ou du sel. Aujourd’hui, les étals de ce produit qui envahissent certains carrefours de Niamey comme le Rond point de la Liberté, le quartier Sonni Ali Ber, présentent trois types de Kilichi : avec piment, sans piment et avec gingembre. ‘’Ces différents arômes accompagnent le goût de la viande’’, explique encore Elhadj Hamidou, soulignant que les spécialistes de la cuisson comme les fins gourmets sont unanimes là-dessus : l’épaisseur de la tranche du Kilichi détermine sa croustillance. ‘’Plus elle est mince, plus elle est facile à mastiquer’’, fait remarquer Issa, fin connaisseur de la viande boucanée. Des amateurs comme lui, il y en a plusieurs qui font chaque soir le tour des vendeurs pour se payer un bon gueuleton. Ibrahim fait partie de ceux-là. Ce jeune fonctionnaire révèle qu’il lui arrive ‘’des fois la nuit’’ de déguster en famille de belles tranches de viandes apprêtées au Kilichi. Plusieurs hôtes de passage au Niger ont découvert cette spécialité nigérienne avant de s’en vanter auprès de leurs connaissances, une fois rentrés chez eux. Le Sénégalais Souleymane Sarr a profité de cette méthode du téléphone arabe et, une fois débarqué à Niamey dans le cadre d’une rencontre scientifique, il a tôt fait d’expérimenter le Kilichi. Apparemment il ne le regrette pas, car non seulement il compte apporter ‘’quelques tranches’’ à ses amis du Sénégal, mais il veut apprendre la recette du Kilichi. Tout en n’allant pas jusque-là, le Guinéen Ibrahima Sow ne cache pas son enthousiasme et souligne d’un ton qui édifie sur la succulence du mets ingurgité ‘’les conditions d’hygiène acceptables’’ dans lesquelles se prépare le Kilichi.


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Valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, étude de la biodisponibilité du fer

Résumé

Dans le but d’évaluer la valeur nutritionnelle du Moringa Oleifera, nous avons effectué l’analyse chimique de ses produits (les gousses fraîches, les feuilles fraîches, les fleurs fraîches, la poudre des feuilles). La biodisponibilité du fer de la poudre des feuilles de Moringa Oleifera ou Nébéday et de plats traditionnels sénégalais (bouillie de mil, de fonio, Ceere Mbuum) enrichis ou non avec la poudre a été aussi déterminée.

L’analyse chimique montre que les produits de Moringa Oleifera sont riches en protéines (feuilles, fleurs, poudre) et que les gousses sont plus riches en matières grasses et apportent plus d’énergie que les autres produits du Moringa. L’analyse des minéraux a montré que les produits de Moringa Oleifera sont riches en calcium pour les macronutriments et en fer pour les oligoéléments. La détermination de la biodisponibilité du fer de la poudre des feuilles et des plats enrichis avec la poudre montre une faible biodisponibilité. Ceci montre que le fer contenu dans la poudre des feuilles séchées pourrait provenir d’une contamination et/ ou de l’existence d’inhibiteurs de l’absorption du fer. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles augmente les teneurs en protéines et en fer (sauf pour la bouillie de mil).

En conclusion la poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines et en fer qui néanmoins reste peu biodisponible. L’enrichissement des plats avec la poudre des feuilles améliore les teneurs en protéines mais influe peu sur le contenu en fer biodisponible.

Mots-clés : Moringa Oleifera, Biodisponibilité, fer, enrichissement, in vitro

Introduction

Originaire du Nord de l’Inde, le Moringa Oleifera est d’usage assez courant en médecine populaire et en alimentation dans les sociétés africaines et asiatiques (2). En effet ses feuilles sont communément consommées dans toute l’Afrique de l’Ouest. De nombreuses vertus sont conférées à cette plante (1,2) : médicinales (antidiarrhéique, hypotensive, bactéricide, laxative), purificatrice d’eau.
Au Sénégal, les feuilles sont généralement consommées cuites sous forme d’une sauce appelée Mbuum accompagnant le couscous à base de céréales composés de mil, maïs ou riz (cf. recettes du Sénégal du projet IPGRI Légumes feuilles). Les feuilles sont utilisées fraîches ou séchées et réduites en poudre. Des travaux antérieurs ont décrit la composition nutritionnelle de la plante (1).

En effet Toury et al qui ont analysé des feuilles fraîches de Moringa Oleifera de la région de Dakar donnent la composition suivante pour 100g : eau 74,7%, protéines 8.1%, lipides 0.6 %, glucides totaux 14.1%, cellulose 2,13%, cendres 2,5%, calcium 531mg, fer 11,7mg, vitamine C 220 mg, thiamine 0.23mg, riboflavine 0,77mg, niacine 2,66 mg et un équivalent vitamine A de 5000 µg/100g. La richesse des feuilles en certains éléments nutritifs, notamment en protéines, en calcium et en fer a conduit à introduire les produits du Moringa Oleifera dans leur programme de lutte contre la malnutrition.

C’est ainsi qu’en 1997 une ONG américaine en collaboration avec une ONG sénégalaise ont démarré un projet pilote dénommé « Projet de récupération nutritionnelle des enfants, des femmes enceintes et des femmes allaitantes. Une évaluation du projet en 1998, par des témoignages de la population et d’agents de santé montre une certaine efficacité de la poudre des feuilles de Moringa dans la prévention de la malnutrition et dans la récupération des enfants malnutris. Mais aucune étude scientifique n’avait étayer ces faits, d’où l’objet de cette étude.

La malnutrition et les carences associées en particulier l’anémie constitue l’un des plus grands problèmes de santé publique dans les zones les plus pauvres des pays en développement (3). Les causes de cette affection sont multiples mais surtout nutritionnelles caractérisée par un faible apport de facteurs hématopoïétiques (fer, vitamine B12, folates).

L’apport en fer des aliments des pays en développement ne permet pas de couvrir les besoins en fer des populations (7). Le type de régimes de ces pays et la faible biodisponibilité du fer dans l’alimentation liée à la présence de facteurs inhibiteurs de l’absorption du fer tels que les polyphénols, les phytates et les fibres constitue la principale entrave à la couverture des besoins en fer des populations (7-10). La valorisation de variétés végétales riches en micronutriments est une stratégie pour lutter contre les carences en micronutriments.

L’objectif principal de l’étude est d’évaluer la biodisponibilité du fer dans la poudre des feuilles de Moringa Oleifera et de plats enrichis avec cette poudre.

Les objectifs spécifiques sont :

1 – Déterminer la composition chimique des feuilles fraîches, des gousses fraîches, des fleurs fraîches et de la poudre des feuilles séchées,
2 – Evaluer l’apport en fer et en protéines de plats enrichis et non enrichis avec la poudre de Moringa Oleifera couramment consommés dans le sud du Sénégal,
3 – Mesurer la biodisponibilité en fer de la poudre et des plats.

Matériel et méthode

1. Les produits

Les différentes parties fraîches (gousses, fleurs, feuilles) de la plante étudiées ont été récoltées dans la région de Dakar sur différents arbres pour avoir des produits frais. Les produits frais ont été conservés à +4°C. Les dosages sont effectués sur la matière encore fraîche. La poudre est celle préparée par les populations de Casamance dans le cadre du projet de l’ONG sénégalaise. Elle est obtenue par pillage des feuilles séchées à l’abri d soleil, la poudre est conservée dans des sachets en plastique.

2. Les plats

a. les bouillies

Elles sont préparées avec deux céréales : le mil (Pennisetum thyphoides) et le fonio (Digitaria exilis).

Bouillie de fonio : 200g de fonio et 100g de poudre d’arachide sont cuites dans 1L d’eau de robinet, 60 g de sucre sont ajoutés en fin de la cuisson qui dure 20 mn.
Elle est enrichie avec 15g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera après cuisson.

Bouillie de mil : c’est une bouillie à base de farine de mil (50 g), de pâte d’arachide « Dégué » (50g). Elle est cuite pendant 25 mn avec 600 ml d’eau et est sucrée (30 g).
Elle est enrichie après cuisson avec 10 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera

b. Le Mbeulekhé
C’est un plat à base de riz et de sauce. La sauce est constituée de pâte d’arachide cuite « Dégué »(340 g) ,de poisson frais( 300 g),de poisson braisé,fumé et séché « kéthiakh » et de poisson fermenté séché »guedj » (5 g). L’ensemble est cuit avec 1,5 l d’eau additionnée d’oignon (5 g), d’huile de palme (10cuilléres à soupe, de piment et une pincée de sel. Elle est enrichie avec 30 g de poudre de feuilles de Moringa Oleifera.

Le riz cuit (1kg de cuit dans 1,5 l d’eau) est mélangé à la sauce dans un rapport ¼(sauce /riz). La cuisson dure 55 minutes.

c. Couscous de mil ou Ceere Mbuum en ouolof

Le couscous (Thiéré Mboum en woloff) est à base de mil (Pennisetum typhoides) souvent vendu dans les marchés sénégalais. La sauce Mbuum est constituée de feuilles fraîches de Moringa Oleifera (300 g) cuites pendant 65mn avec de la poudre de poisson fumé kéthiakh (200g) et de poudre d’arachide (300 g) dans 2,5 l d’eau. Un cube bouillon et une pincée de sel sont ajoutés à la sauce.

3. Composition chimique des produits de Moringa Oleifera

Les dosages ont été effectués selon les méthodes AOAC (12). Les échantillons analysés en triple pour les minéraux (calcium, fer, sodium, magnésium, zinc, potassium) et en double pour l’humidité, les protéines, les matières grasses ; les cendres et la cellulose.

– L’humidité : l’échantillon subit une dessiccation à l’étuve à 105°C pendant 4 heure et la différence de poids donne le taux d’humidité ;
Les protéines : elle sont dosées par la méthode de Kjeldahl ;
Les lipides : ils sont extraits par un solvant non miscible (n-hexane) dans un extracteur de type Soxhlet (Unid Tecator, System HT2 1045, Suède). Après évaporation du solvant et pesage de la capsule à l’étuve à 105°C pendant 30mn ; la différence de poids donne la teneur en lipide de l’échantillon
Les cendres : l’échantillon est carbonisé sur un bec bunsen puis incinéré dans un four à 600°C pendant 6 heures ;
La cellulose : l’échantillon bien broyé est mis dans un ballon et on y ajoute 50 ml d’acide sulfurique (H2SO4 0.3N).Chauffer pendant 30mn puis ajouter 25ml de soude (NaOH 1.5N) et chauffer pendant 25mn et ajouter 0.5g d’EDTA (Ethylène Diamine Tétra acétique) maintenir l’ébullition pendant 5mn.A la fin du chauffage, filtrer le mélange à travers un creuset filtrant de porosité 2, laver avec 3 portions de 50ml d’eau distillée ,25ml d’éthanol et 25ml d’acétone. Le creuset est ensuite séché à l’étuve à 130°C pendant 2 heures et refroidi au dessiccateur puis pes é. Il est enfin porté au four à 400°C pendant 2 heures pour incinération, puis pesé après refroidissement ;
– Les minéraux : minéralisation par voie sèche, les cendres obtenues contiennent les éléments majeurs (Na, Ca, Mg, K, etc.) et les oligo éléments (Fe, Zn, etc.). Ces minéraux ont été dosés par Spectrophotométrie d’Absorption Atomique avec un appareil de type Pelkin Elmer (PE 3110, Norwalk USA),

Les glucides sont calculés par différence. La valeur énergétique correspondant à l’énergie disponible est calculée à l’aide des coefficients spécifiques d’Atwater pour les protéines, les lipides et les glucides.

4. Biodisponibilité du fer

Elle a été déterminée par la méthode in vitro de Miller et al. (13) modifiée selon Kane et Miller (14). Elle consiste à simuler les conditions gastro- intestinales pour avoir des indications de l’absorption du fer au niveau intestinal. La mastication est remplacée par une homogénéisation. Il y a une double digestion pepsique et pancréatique. Les pH stomacal et intestinal sont respectés par ajustement progressif du pH pour avoir un pH 2 pour la digestion pepsique et un pH 6,7-7,2 pour la digestion pancréatique. L’utilisation du bain-marie agitant à 37°C permet à la fois de simuler les mouvements intestinaux et de respecter la température corporelle. La surface d’absorption intestinale est remplacée par des sacs à dialyse de diamètre 6000-8000 Ǻ (Spectra /Por membrane MWCO, California, USA).

a. Préparation des réactifs
Les réactifs utilisés sont :

– une solution d’hydrogénocarbonate de Sodium (Na HCO3) 0.1N ;
– une solution de hydroxyde de potassium (KOH) 0.5M ;
– une solution de chromagéne obtenue par dissolution de bathophénanthroline dans une solution d’acétate de sodium 2M ;
– un précipitant protéique préparé avec du TCA (acide trichloroacétique) et de l’hydrochlorure d’hydroxylamine ; hog stomach mucosa, Sigma, St Louis, Mo USA) et de l’acide chlorhydrique (HCL) 0.1N. ;
– une suspension pancréatine-bile (rapport 0,16) Les solutions d’étalonnage sont préparées à partir de la solution mère de fer (1g/L)

b.Prise d’essai et digestion pepsique
Après homogénéisation, une quantité suffisante est pesée pour obtenir 4 aliquotes de 20g à la fin de la digestion pepsique. Pour le blanc réactif, l’échantillon est remplacé par de l’eau déminéralisée. Une solution d’HCl 6N est ajoutée à l’aliment jusqu’à l’obtention du pH 2. Pour la digestion pepsique un volume de la solution de pepsine respectant le rapport 0,5g de pepsine pour 100 g d’aliment est ajouté dans l’Erlenmeyer contenant l’aliment à pH 2 puis incubé au Bain-marie agitant à 37°C pendant 2 heures . Après la digestion pepsine, 4 aliquotes de 20g sont prélevés. Les 3 vont être congelés pour la détermination du fer dialysable et le 4ème utilisé pour celle de l’acidité titrable obtenue par la mesure du volume de KOH nécessaire pour mener le pH du produit de digestion pepsique à 7,5.

Moringa Oleifera

Moringa Oleifera

c. digestion pancréatique

Dans chaque sac à dialyse est introduit un volume d’hydrogénocarbonate de sodium 0,1N égal au volume de KOH utilisé pour l’acidité titrable de l’échantillon correspondant puis on ajuste à 20ml avec de l’eau déminéralisée. Les sacs ont une longueur de 22 cm avec un nœud à chaque extrémité. Pendant la préparation de ces sacs, les 3 aliquotes sont décongelés dans un bain-marie à agitation à 37°C. Les sacs à dialyse sont placés sont placés chacun dans les Erlenmeyer et mis au bain-marie. A la 30ème minute ,5ml de la suspension pancréatine-bile sont ajoutés à chaque Erlenmeyer. Après 2H, les sacs à dialyse sont retirés à l’aide d’une baguette de verre, rincés et essuyés. Le volume de dialysat de chaque sac est mesuré à l’aide d’une éprouvette de 25ml.

Le traitement pour le développement de la couleur et la lecture : 2ml de chaque dialysat,2ml d’eau déminéralisée (blanc étalon) et 2ml de chaque étalon sont mis dans des tubes corex de 30ml dans lequel on ajoute 1ml de précipitant protéique. L’ensemble est mélangé au vortex et chauffé pendant 10mn dans un bain d’eau bouillante, puis refroidi. Le mélange est ensuite centrifugé (4000xg pendant 5mn à température ambiante), 2ml de surnageant sont ensuite mélangés à 1ml de solution de chromagéne .Après 10mn, faire la lecture de la densité optique au Spectrophotomètre à 535 nm.

De chaque absorbance de dialysat et à celle des étalons, il faut soustraire l’absorbance du blanc réactif. Le fer héminique contenu dans la sauce et le Mbuum provenant du poisson est calculé à partir des tables de composition alimentaire et soustrait du fer total. La formule suivante donne la biodisponibilité du fer dans l’aliment considéré.

Biodisponibilité (%) = quantité de fer dialysable / quantité totale de fer héminique x100

Fer susceptible d’être absorbé = quantité de fer non héminique x biodisponibilité

Résultats

1. Composition des produits de Moringa Oleifera

Les teneurs en macronutriments et en minéraux des produits de Moringa oleifera sont indiqués dans les tableaux 1, 2, 3 et 4.

Commentaires :

Les produits frais de Moringa Oleifera (feuilles, fleurs, gousses) sont très riches en eau avec des taux d’humidité supérieurs à 73%. La concentration de nutriments est faible dans les feuilles, les fleurs et les gousses fraîches. La transformation des feuilles fraîches en poudre diminue l’humidité et augmente la teneur en protéines. Ainsi la comparaison des teneurs en macronutriments de 100g de poudre et de 100g de feuilles fraîches montre 2 fois plus de protéines ,5 fois plus de lipides, 2 fois plus de cellulose et 5 fois plus de glucides( Tableau 1)

L’analyse des teneurs en nutriments de ces produits par rapport à la matière sèche montre que les macronutriments dominants sont les protéines pour les feuilles, les fleurs et la poudre des feuilles et les lipides pour les gousses. Les teneurs en protéines pour les gousses sont multipliées par 3 par rapport aux feuilles et par 2 par rapport aux fleurs. Les gousses sont très riches en matières grasses et en cellulose. La poudre est très riche en cendres, les taux de cendres des feuilles et celui des fleurs et gousses sont respectivement multipliés par 5 et 10 dans la poudre (Tableau 2)

Les teneurs en minéraux sont plus importantes dans la poudre des feuilles. Les produits frais n’ont pas des concentrations élevées en minéraux. La transformation des feuilles en poudre permet une concentration en minéraux. En effet, les teneurs en Ca, Na, K, Mg, Fe et Zn dans 100g de feuilles sont ainsi multipliées respectivement par 13, 3, 12, 13, 3, 6 (Tableau 3).

La poudre est riche en minéraux notamment en calcium, en potassium et en magnésium. La teneur en fer des gousses est très faible par rapport à celle des autres produits. Les teneurs en zinc des différentes parties de Moringa Oleifera sont faibles (Tableau 4).

La poudre de Moringa Oleifera est riche en protéines avec une digestibilité de 56% et malgré sa teneur en fer assez importante, la biodisponibilité en fer est faible (2.2%) (Tableau 5)

2. Composition des plats

Les résultats des analyses sont indiqués dans les tableaux suivants (6,7) :

La teneur en fer et la quantité de fer biodisponible de la bouillie de fonio enrichie sont 2 fois plus élevées que celles de la bouillie non enrichie. La biodisponibilité du fer ne diffère pas entre les bouillies enrichies et non enrichies. Les teneurs en protéines des bouillies enrichies sont 2 fois plus élevées que celles de bouillies non enrichies. Les bouillies de fonio sont 5 fois plus riches en protéines que celles de mil (Tableau 6) Les teneurs en fer de la sauce sont 4 fois et 2 fois plus élevées que celles du riz et du Mbeulekhé. La biodisponibilité du Mbeulekhé est plus élevée même si la plus grande quantité de fer biodisponible est trouvée dans la sauce (Tableau 7)

Les teneurs en fer ne varient pas dans le mélange du couscous avec la sauce Mbuum. Cependant on note une amélioration de la teneur en fer, de le biodigestibilité du fer et des quantités de fer biodisponible avec ce mélange (Tableau 8)

Ces feuilles sont caractérisées par des teneurs élevées en calcium et faibles en fer. Les feuilles de Moringa Oleifera sont plus riches en protéines que les autres feuilles (Tableau 9).

Discussion

Le taux d’humidité des feuilles est comparable à celui trouvé par d’autres auteurs (1), il est de 74.70%. Les teneurs en protéines des produits de Moringa Oleifera trouvées dans l’étude sont le plus souvent supérieures à celles de plusieurs légumes et feuilles consommées en Afrique (14) et fait de Moringa Oleifera une véritable source de protéines végétales. Le fer oligoélément important est présent cependant la teneur en fer est faible mais n’est pas différente de celle d’autres légumes consommés en Afrique. Les quantités de fer trouvées dans les feuilles fraîches sont inférieures à celles trouvées par Toury et al.(1) ce qui est peut être dû à une différence de méthodologie de dosage. Les quantités de calcium trouvées dans notre étude sont inférieures à celles d écrites par Toury et al., ceci peut être dû à une différence de sol de culture de la plante. La poudre est plus concentrée en nutriments que les autres produits de Moringa Oleifera. Cependant le séchage entraîne souvent une perte importante d’éléments nutritifs comme les vitamines (A, C) et de plus de mauvaises conditions de séchage peuvent provoquer une contamination du produit.

Les bouillies (qui sont très diluées) ont de faibles teneurs en protéines qui augmentent avec l’addition de la poudre. Le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum ont des teneurs protéiques plus élevées que celles des bouillies du fait de l’existence de sources de protéines animales (poisson) dans ces plats.

La biodisponibilité du fer a été déterminée in vitro et la méthode utilisée peut permettre la comparaison la biodisponibilité de divers repas composés. C’est une amélioration des premières méthodes in vitro basées sur l’extraction du fer ionisable et cette amélioration se traduit par un ajustement graduel, progressif et reproductible du pH et une double digestion pepsique et pancréatique dans des conditions de pH correspondantes à celles de l’organisme où seul le fer soluble est pris en compte. La biodisponibilité du fer des plats étudiés est faible (souvent inférieur à 1%) malgré certaines teneurs relativement importantes de fer (bouillies de mil, couscous, poudre).

Ceci peut s’expliquer par l’existence du fer dit de contamination qui n’est pas biodisponible et qui est fréquent dans les repas des pays en développement(15),la contamination est liée aux conditions de préparation des aliments et peut aussi provenir de la poussière et du sol. Elle peut aussi résulter de longue préparation du couscous traditionnel mais aussi des ustensiles de cuisine (16).La faible biodisponibilité du fer peut aussi être due à l’action d’inhibiteurs de l’absorption du fer (polyphénols). La meilleure digestibilité du fer trouvée avec le Mbeulekhé et le Thiéré Mbuum peut être expliquée par la présence de protéines animales activatrices de l’absorption du fer .

Cook et al ont monté que le poisson est un activateur de l’absorption du fer (17). Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées sont faibles mais augmentent avec l’apport de produits de Moringa. L’addition d’une grande quantité de Moringa pourrait augmenter cette valeur mais changerait aussi les caractères organoleptiques des plats (couleur, goût) ce qui peut influer sur l’acceptabilité.

Conclusion

L’analyse de la composition chimique des différentes parties consommables de Moringa Oleifera fait apparaître des particularités d’un grand intérêt sur le plan nutritionnel. Cette plante est une importante ressource alimentaire pour les populations, notamment rurales. Les gousses quant à elles sont riches en lipides. Les teneurs en minéraux de Moringa Oleifera sont importantes, surtout en calcium et en fer et sa richesse en potassium, en sodium et en magnésium augmente ses qualités nutritionnelles.

La transformation des feuilles en poudre reste une bonne pratique pour une meilleure conservation du produit mais aussi pour une bonne concentration des nutriments. La biodisponibilité du fer dans la poudre et dans les plats enrichis ou non avec la poudre es très faible. Les quantités de fer susceptibles d’être absorbées des repas sont la aussi faibles et ne peuvent pas couvrir les besoins des populations même si elles augmente avec l’apport de Moringa Oleifera. Nous avons noté un bon apport protéique et une bonne digestibilité des protéines avec l’adjonction de Moringa Oleifera. L’enrichissement des bouillies par de faibles quantités de poudre de Moringa Oleifera n’a pas d’influence notable sur la biodisponibilité du fer

En somme, L’apport de Moringa Oleifera dans les repas se manifeste par une augmentation des teneurs en fer et en protéique. Pour faire de Moringa Oleifera un moyen d’enrichissement d’aliment dans la lutte contre la malnutrition et l’anémie par carence en fer, il faut nécessairement améliorer la biodisponibilité de son fer (par un apport d’activateurs de l’absorption du fer tels que l’acide ascorbique, les produits animaux par exemple). Il faut aussi améliorer la qualité nutritionnelle des céréales utilisées (par torréfaction, cuisson, extrusion, fermentation notamment). Une revalorisation des produits de Moringa Oleifera passera nécessairement par une bonne sensibilisation des populations sur l’intérêt de la plante et l’exploitation des potentiels nutritionnels des gousses et des fleurs qui sont là peu consommés. Il faut aussi former les populations en vue d’une bonne transformation et une meilleure conservation des produits de Moringa Oleifera.

La comparaison de l’état nutritionnel entre deux cohortes d’enfants ne différant que par la consommation de Moringa Oleifera est nécessaire pour confirmer les qualités nutritionnelles de cette plante. Il est aussi important de déterminer la composition en acides aminés des protéines du nebeday et les teneurs en caroténoïdes.


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